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Les fenêtres de l'âme

coup de pot

Le lundi 18 février 2013 à 08:45, posté par michel · 94 lectures

Coup de pot



Tes pensées se dissolvent dans le vide d’un trou béant laissé par l’ingurgité de la bouteille au ventre gonflé d’incertitudes.
Ce connard de sommelier lui fourre le pouce dans le cul, culotté proctologue entablié de noir.

Elle s’est saboulée princesse et parfumée la cressonnière.
Pour elle pas d’incertitude, elle s’y est préparée.
Viré le protège slip.
Ce soir Slim-Fast est resté au placard de la routine et des carences.
Elle a ingurgité son homard thermidor sans remords.
Ce soir, elle fait flotter les rubans et fondre ton bas de laine.
Quand le maître d’hôtel s’est pointé avec la douloureuse sur son petit plateau d’argent.
Connaissant son rôle, elle s’est tirée aux toilettes pour se repoudrer la tronche, pisser son Ruinart rosé et s'introduire en loucedé un ovule spermicide.
Pour frimer seigneur, t’as attendu son retour pour aligner, princier, les pourliches aux loufiats.
Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour baratter une rombière de première classe !
Le retour sur investissement sera-t-il à la hauteur de tes fluctuations boursières ?
Tu as lu dans ses yeux ce que tu aimes, la promesse d’une participation sans retenue aux jeux olympiques du sexe.
Ton vit, auquel tu confies tous tes espoirs de réussite, t’a dit « ça m’arrange ».
Le voiturier va chercher ta tire.
C’est alors qu’une envie de pisser te saisit à la gorge tant elle est intense.
Tu t’excuses auprès de la belle et fonce vers l’intérieur, vers les waters pour libérer ta vessie.
L’urinoir blanc te fait face, il est beau, il brille sous les néons des sélectes toilettes.
Tu sors ton pénis et, avec un soupir de soulagement, tu libères le chaud liquide.
Liquide chaud, chaud liquide qui envahit, inonde, mouille le lit où tu dors, où tu te réveilles en gueulant après toi, après le monde et une partie de cul râpée.
Tu te changes, vires les draps et l’alèse. Le matelas n’a pas morflé, heureusement.
Tu prends une couvrante et te repieute avec sur tes lèvres le sourire de satisfaction d’un mec qui vient d’économiser mille € .
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1 commentaire

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 19 février 2013 à 07:22

Scènes du dérisoire, grinçantes, délétère et parfois réelles. Ah l'être humain, petite chose à la fois grandiose et futile, qui côtoie le sublime et Dieu et qui n'est cependant qu'un animal grossier, et restera peut-être une vulgaire pierre brute toute sa vie. Essayons de nous élever un peut. L'homme qui ne pense pas est une brute disait ce cher Oswald. Amitiés. Philip.

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