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Les fenêtres de l'âme

Drôle de drame(pour lecteur(trice) averti)

Le mardi 26 février 2013 à 08:08, posté par michel · 125 lectures

Drôle de drame
(pour lecteur(trice) averti)


Une hantise
Une angoisse
Cellule de crise
Sacrée mélasse;

Une bite en berne
Qui matte mes godasses
Molle et terne
Et le désir s’efface.

— Tu vas t’lever
Bon Gu !
Te r’dresser
Pot d’glu !

— Fais pas attend’
La gente Dame !
Faut te retend’,
Ranimer la flamme !

Sinon elle va barrer
Chez Priape
S’faire baratter
La chagalatte.

— Tu vas t’lever
Bon Gu !
Te r’dresser
Pot d’glu !

— M’laisse pas tomber,
Vigoureux moignon,
Prince du gynécée,
Vieux compagnon !

— Tu n’vas pas mourir, dis !
Tu n’vas pas m’abandonner,
Me laisser sans vit,
M’livrer à la risée !

— Tu vas t’lever
Bon Gu
Te r’dresser
Pot d’glu !

Toi, l’ami de toujours,
Le frère d’arme,
Complice de mes amours,
Prolongement de l’âme,
Généreux boutefeu,
Libre braquemart,
Courageux épieu,
Fier gaillard,

Pense à tes deux sœurs
Yo-Yo infatigables
Réserves de bonheur
Fontaines intarissables

Sans elles tu n’aurais été
Que simple érection
Sans elles tu n’aurais été
Qu’une chose sans nom.

C’est pour cela, ami pénis
Que les cons ont aimé
Te prendre avec où sans vice
Et que tu les as rassasiés.

Mes maîtresses t’ont aimé,
Ne l’oublie pas, ami
Et leurs rêves réalisés
Leurs fantasmes assouvis.

Pour tout cela, je te le dis,
Et te le répète,
— Tu vas t’lever
Bon Gu !
Te r’dresser
Pot d’glu !
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1 commentaire

anachor · le mardi 26 février 2013 à 08:17

----Qui n'est pas averti sur les sites ?
Mais c'est mal vu, les gens n'aiment pas que l'on mette au clair ce qu'ils font dans l'ombre nous faisant croire qu'ils ne sont pas comme ça !
Très humoristique, Michel, et tellement vrai.
"La bonne réputation des femmes honnêtes ne tient souvent qu'au silence des gérants d'hôtels"
Une de mes pensées.

Adultère

Chaque matin, je viens, lorsque ton mari part
Te rejoindre, sans bruit, au creux de ta demeure
Les draps ne sont pour toi qu’un modeste rempart
Tu veux de mon amour avant que fane l’heure

Persistant à dormir tu te laisses bercer,
Lorsque, très doucement, je m’assois sur ta couche,
Par tes chuchotements qui veulent nuancer
Le désir de tes yeux comme ceux de ta bouche

Tu parles, tendrement, et laisse pénétrer
Le souffle de mon cœur justifiant ta fugue ;
Tes yeux se sont fermés afin de mieux filtrer
Le bonheur sur un lit d’amour qui se conjugue

Je vois venir tes dents, tu mordilles ma peau
Et ta langue est brûlante ainsi qu’un feu de joie
Puis, m’offrant un baiser perçant comme un couteau
Je retrouve ton corps aussi doux que la soie




Me caressent tes mains en des gestes précis
Sans que les tremblements ne s’enfuient de tes lèvres
Habile, tu comprends, qu’éloigner les soucis
Est un geste d’instinct lors de nos douces fièvres

Je choisis ce moment pour me mettre en éveil
Je caresse tes seins et part vers la rivière
Où tout homme a connu le plus tendre soleil
Une intense chaleur, suave et familière

Je délaisse ta bouche et je tourne ton corps
Ton ventre est sur les draps, je caresse tes fesses
Il n’est plus aucun mur, encor moins de décors
Sachant que tu tiendras tes intimes promesses

Lors, amoureusement, sur un rythme majeur
S’expose ton désir avec plus de franchise !
J’aime les hurlements qui te viennent du cœur,
Ma caresse devient plus vaillante et précise

Je pénètre la voie où s’exhibe le cri
Un soubresaut t’arrive et celui-ci me flatte
Je t’aime comme est dit sur le vieux manuscrit
Et je profite, lors, de ta bouche écarlate

Tu jouis, à présent, mais ne désirant pas
Que le plaisir me vienne avant que ta blessure
Ne se mélange au bel et glorieux trépas
De l’amour, tu m’attends et m’offres ta morsure

Mais avant ce cadeau, ce bien si précieux,
Ta langue, sur mon corps, est comme de la soie !
Et je plains ton mari qui délaisse tes cieux
Le pauvre, à son bureau, dans le travail se noie

Nous sommes très heureux, je quitte ton ruisseau
Je t’aime comme un temps qui naît puis nous parfume
Tu m’aimes comme un ciel qui forme le berceau
Du baiser qui, toujours, de l’ennui nous exhume

Nous sommes allongés le cœur frais et serein
Sachant que ce désir n’est pas une amourette
Mais laissons-le tranquille, un peu moins souverain
Approche et viens fumer la sage cigarette

Tu voudrais t’endormir, ton corps est épuisé
Nous entendons un bruit, la clé dans la serrure
Je pars en te disant « Va, le corps apaisé,
Vers celui qui ne sait admirer ta parure »

Amitié

Patrick
















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