Le mépris
C'est Jacqou le croquant qui tombe dans la glaise
Et que l'on éclabousse en passant à cheval
La cravache levée sur ce pauvre animal
Qui n'est qu'un moins que rien, aux yeux des gens à l'aise
C'est Cosette, moquée par les perfides sœurs
Heureuses de pouvoir humilier l'orpheline
Laissant proliférer de bien basses rancoeurs
Dans leur âme d'enfant dévorée de vermine
C'est Jean Valjean qu'on mène, enchaîné, aux galères
Tandis que les badauds lui lancent des cailloux
Dans un monde où la haine vous met à genoux
Pour dire la révolte et non pas les prières
C'est l'homme torturé, les horreurs de la guerre
Ce sont les trains lancés vers les camps de terreur
Les abominations, le hurlements de peur
Au nom de l'idéal d'un tyran sanguinaire .
Le mépris se nourrit du bourbier des humains
Le serviteur soudain est appelé larbin
L'ouvrier laborieux baptisé de sous-fifre
Tandis que sous les ors, les possédants s'empiffrent !
Le mépris, de tout temps, prolifère et propage
Dans le moindre pays, relents de marécage
Le respect de chacun est bafoué si souvent
Que l'on n'ose rêver un jour d'un changement !
Et que l'on éclabousse en passant à cheval
La cravache levée sur ce pauvre animal
Qui n'est qu'un moins que rien, aux yeux des gens à l'aise
C'est Cosette, moquée par les perfides sœurs
Heureuses de pouvoir humilier l'orpheline
Laissant proliférer de bien basses rancoeurs
Dans leur âme d'enfant dévorée de vermine
C'est Jean Valjean qu'on mène, enchaîné, aux galères
Tandis que les badauds lui lancent des cailloux
Dans un monde où la haine vous met à genoux
Pour dire la révolte et non pas les prières
C'est l'homme torturé, les horreurs de la guerre
Ce sont les trains lancés vers les camps de terreur
Les abominations, le hurlements de peur
Au nom de l'idéal d'un tyran sanguinaire .
Le mépris se nourrit du bourbier des humains
Le serviteur soudain est appelé larbin
L'ouvrier laborieux baptisé de sous-fifre
Tandis que sous les ors, les possédants s'empiffrent !
Le mépris, de tout temps, prolifère et propage
Dans le moindre pays, relents de marécage
Le respect de chacun est bafoué si souvent
Que l'on n'ose rêver un jour d'un changement !
6 commentaires
Pascale · le lundi 23 janvier 2017 à 22:19
guillaume · le lundi 23 janvier 2017 à 22:48
rivaudais · le lundi 23 janvier 2017 à 23:15
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 24 janvier 2017 à 06:48
Jeune adolescent, les Misérables de Victor Hugo, fut le livre qui m'a le plus marqué et aujourd'hui encore.
Tu m'as fait l'honneur de me gratifier du qualificatif d'humaniste. C'est sans doute en voyant tout ce mépris ou à tout le moins, cette indifférence portée par tant de gens sur ceux qui n'ont rien, qui n'existent pas à leur yeux, que l'on a tant les larmes aux yeux que la rage que voir des sentiments si vils. Des sentiments si....."méprisables" car ce qualificatif s'adresse plutôt à ceux qui n'ont pas de coeur.
Tu sais, le "peace and love" est une magnifique devise, que nous gardons toujours dans le coeur. Mais hélas, il ne faut pas croire que tout le monde honore cette devise. Un jour l'on me demandait ce qui, à mon sens caractérise nos sociétés aujourd'hui. J'ai répondu : "son repli individualiste !"
Amitiés, Marcek, et merci pour ton propos poétique. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Oscar O. · le mardi 24 janvier 2017 à 09:58
Belle référence "les misérables", ce poème me donne envie de relire le livre.
Je rejoins les commentaires ci-dessus et notamment celui de Philip sur le repli individualiste et communautaire qui engendrent souvent du mépris.
Beau poème, bravo!!
Amicalement
http://www.mespoemes.net/oscaro/
Jekarev · le mardi 24 janvier 2017 à 16:40
Voilà les lignes de cette vie de tous les temps que tu nous rappeles, au bord des misères humaines. Malgré la tristesse, tes constats, tes mots sont comme des oasis au milieu du chagrin...
Un beau respect pour les valeurs humaines!
Jérôme
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