Pareil à Nelligan (Poème de Maxime Courcy)

À la mémoire du plus grand des poètes québécois ; Émile Nelligan (1879-1941)
Pareil À Nelligan
Cet hôpital endort l’Enfer de ma Folie
Dans les coins corrompus et scabreux de mes peurs
Pleurant sur mon état captif dans ses torpeurs
Attaché sur ce lit noir de Mélancolie.
Ma conscience est blessée d’une grave embolie
De mon chevet j’entends ces scandales trompeurs
Je cède aux injections en ces jours de stupeurs
Abattu dans mes draps mon cerveau s’exfolie.
Mon vieil Esprit s’élève à l’éther de la pièce
Je revois mon Jumeau ma subséquente nièce
J’abandonne au désir et soudain tout est blanc.
Ce martyr m’exténue je meurs de ma Névrose
J’ai des convulsions un mal sauvage au flanc
Et sur mon beau cercueil s’épanit une rose.
Sonnet italien
Maxime COURCY
3 commentaires
Marcek · le vendredi 9 mars 2007 à 15:08
Note de Maxime Courcy · le samedi 10 mars 2007 à 12:20
oliverjane1950 · le mercredi 11 juillet 2012 à 22:18
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
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