Sur le trottoir
Sur le trottoir
Sur le trottoir graisseux d'une ville lumière
J'arpente le bitume et marche à petits pas
Sous ma jupe fendue on voit ma jarretière
Lanière de cuir noir qui agrippe mon bas
J'en ai vu défiler sous ma jupe légère
J'en ai vus tant et tant, je ne les compte pas
Dans les hôtels honteux de la ville lumière
Je mène au bord des lits, ma vie, comme un combat
Mais celui que je veux, jamais je ne le trouve
Afin de l'aguicher j'exhibe mes appâts
Ma gorge est de satin ,ma crinière est de louve
Perchée sur mes talons, je tangue à petits pas
Je m'éloigne parfois des lumières factices
Car je sais qu'il ne veut pour sortir, que le noir
Je cherche un coin perdu, une porte complice
Et j'écoute longtemps à l'écho d'un espoir
Dans mes filets tendus viennent poissons en nombre
Existences paumées , gibiers que je rabats
Je voudrais tant un soir apercevoir dans l'ombre
Son étrange beauté sous le grand chapeau noir
Qu'il vienne mettre un terme à ma désespérance
Qu'il s'en vienne faucher mon corps vers l'au-delà
Mais le jour a conduit la nuit en transhumance
L'Ankou ne viendra pas !
Sur le trottoir graisseux d'une ville lumière
J'arpente le bitume et marche à petits pas
Sous ma jupe fendue on voit ma jarretière
Lanière de cuir noir qui agrippe mon bas
J'en ai vu défiler sous ma jupe légère
J'en ai vus tant et tant, je ne les compte pas
Dans les hôtels honteux de la ville lumière
Je mène au bord des lits, ma vie, comme un combat
Mais celui que je veux, jamais je ne le trouve
Afin de l'aguicher j'exhibe mes appâts
Ma gorge est de satin ,ma crinière est de louve
Perchée sur mes talons, je tangue à petits pas
Je m'éloigne parfois des lumières factices
Car je sais qu'il ne veut pour sortir, que le noir
Je cherche un coin perdu, une porte complice
Et j'écoute longtemps à l'écho d'un espoir
Dans mes filets tendus viennent poissons en nombre
Existences paumées , gibiers que je rabats
Je voudrais tant un soir apercevoir dans l'ombre
Son étrange beauté sous le grand chapeau noir
Qu'il vienne mettre un terme à ma désespérance
Qu'il s'en vienne faucher mon corps vers l'au-delà
Mais le jour a conduit la nuit en transhumance
L'Ankou ne viendra pas !
18 commentaires
marcek · le mercredi 28 mars 2012 à 01:57
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 28 mars 2012 à 08:49
José · le mercredi 28 mars 2012 à 08:57
oliverjane1950 · le mercredi 28 mars 2012 à 10:20
Le texte est une image. Il se suffit à lui-même. Eh oui...le travail à la chaîne existe toujours ! Et ceux qui en profitent n'ont pas de nom ! ou si honteux... qu'on ne peut le prononcer. Dans un monde imparfait ces femmes ont leur utilité...et par conséquent un droit de ne pas être mal traitées et malgré tout un certain respect comme tout être humain car sans demande... elles ne proposeraient pas leurs faveurs. Chers messieurs prenez vos responsabilités !!! Amitiés.
oliver
Vesta · le mercredi 28 mars 2012 à 10:52
Thierry (Agrippa) · le mercredi 28 mars 2012 à 11:00
domidom · le mercredi 28 mars 2012 à 11:11
J'imagine combien ça doit être terrifiant, se donner à des inconnus qui même vous apportent de la répulsion, se donner sans amour pour souvent enrichir des proxénètes, comme dit Philip, où se trouve le plaisir et la joie, moi aussi, je pense qu'il n'y a ni bonheur, ni printemps pour ces pauvres femmes....
Très bien écrit...
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
larose · le mercredi 28 mars 2012 à 11:37
Merci pour ce magnifique poème qui s'abreuve mon coeur!!! Un poème émouvant et poignant!!!! Bonne journée à vous
Bise
Loïc · le mercredi 28 mars 2012 à 15:14
Une note : normalement, "j'exhibe mes appâts" devrait s'écrire "appas" (= atours), mais tu as peut-être voulu faire un jeu de mots avec le vocabulaire de la pêche, ce qui s'y prête vu l'avant-dernier quatrain !
Amitiés !
marcek · le mercredi 28 mars 2012 à 23:45
Méprisées, avilies, au cours des époques successives, il a fallu un Baudelaire ou un Toulouse-Lautrec pour en parler avec tendresse !
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marcek · le mercredi 28 mars 2012 à 23:48
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marcek · le mercredi 28 mars 2012 à 23:56
par l'intermédiaire des médias ont alerté l'opinion sur leur statut de femmes expploitées pour la plupart et sans aucune couverture sociale : là, nous sommes en retard sur bien des pays, mais on ne pourra régler tous les problèmes et en particulier ceux des "travailleuses" venant des pays de l'Est qui en sont encore à l'esclavagisme et aux mauvais traitements les conduisant souvent à la mort !
Le marché du sexe a toujours été un marché juteux pour certains profiteurs...et tant que le monde sera monde...
http://www.mespoemes.net/marcek
marcek · le mercredi 28 mars 2012 à 23:57
Amitiés à tous deux.
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marcek · le jeudi 29 mars 2012 à 00:00
Quelle tristesse d'avoir ainsi à se vendre !
Bisous à toi http://www.mespoemes.net/marcek
marcek · le jeudi 29 mars 2012 à 00:03
Bisous bisous
rhttp://www.mespoemes.net/marcek
marcek · le jeudi 29 mars 2012 à 00:05
LOL!
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tristamourir · le jeudi 29 mars 2012 à 03:22
Amitiés...TTM
http://www.mespoemes.net/tristamourir
marcek · le jeudi 29 mars 2012 à 10:48
Bonne journée !
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