Il a neigé sur ta vie

Il a neigé sur ta vie
Les blancs chaussons de laine à tes pieds de bébé,
La robe de baptême en dentelle ajourée
Et ton nez écrasé sur le beau sein neigeux,
Fontaine de ce lait qui te portait aux cieux.
La blanche communiante au cierge de lumière
Couronnée de lys purs, recueillie en prières.
La robe de satin frais à ton premier bal,
Cet espoir en ton coeur léger et virginal.
Bouillonnement floral: ta robe de mariée,
Ses tourbillons de soie, ce voile si léger...
O, neigent sur ton front les pétales de fleurs
Que lancent les amis sur votre grand bonheur!
La neige de tes draps enveloppe vos corps :
Tu te donnes à lui: il peut neiger dehors
Ou bien de doux pétales, ou de légers flocons,
L'amour embrase tout, votre coeur est passion.
Mais le rouge a fleuri aux neiges des draps blancs:
Le beau sang de la vie quand sont nés vos enfants.
Le sang de la passion qui coule dans vos veines
Vous a fait supporter vos angoisses , vos peines.
Le fleuve de la vie ardemment a coulé.
La neige, en vos cheveux lentement apparaît.
Oh non, ne craignez pas la froideur du suaire
Le brasier de l'amour sanctifie son mystère.
Les blancs chaussons de laine à tes pieds de bébé,
La robe de baptême en dentelle ajourée
Et ton nez écrasé sur le beau sein neigeux,
Fontaine de ce lait qui te portait aux cieux.
La blanche communiante au cierge de lumière
Couronnée de lys purs, recueillie en prières.
La robe de satin frais à ton premier bal,
Cet espoir en ton coeur léger et virginal.
Bouillonnement floral: ta robe de mariée,
Ses tourbillons de soie, ce voile si léger...
O, neigent sur ton front les pétales de fleurs
Que lancent les amis sur votre grand bonheur!
La neige de tes draps enveloppe vos corps :
Tu te donnes à lui: il peut neiger dehors
Ou bien de doux pétales, ou de légers flocons,
L'amour embrase tout, votre coeur est passion.
Mais le rouge a fleuri aux neiges des draps blancs:
Le beau sang de la vie quand sont nés vos enfants.
Le sang de la passion qui coule dans vos veines
Vous a fait supporter vos angoisses , vos peines.
Le fleuve de la vie ardemment a coulé.
La neige, en vos cheveux lentement apparaît.
Oh non, ne craignez pas la froideur du suaire
Le brasier de l'amour sanctifie son mystère.
9 commentaires
oliverjane1950 · le mercredi 18 avril 2012 à 09:01
domidom · le mercredi 18 avril 2012 à 13:57
Toute une vie déroulée sur un tapis rouge, j'aime beaucoup, (la neige, en vos cheveux lentement apparaît), l'image de la vieillesse qui nous enlace et nous emporte....
Au plaisir de te lire....
Amitiés....Domie....
http://www.mespoemes.net/domidom
worrell02 · le mercredi 18 avril 2012 à 14:47
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 18 avril 2012 à 14:55
larose · le mercredi 18 avril 2012 à 23:09
sous le blanc linceul de la page!!!
amitié!!!
lilorev · le jeudi 19 avril 2012 à 01:15
Très beau poème dont les belles images peignent le cours tranquille d’une vie. Amitiés. Lilo
Loïc · le samedi 21 avril 2012 à 15:31
Le quatrain final me rappelle un des tous premiers poèmes, que j'ai posté sur Cellox dès mon arrivée, "Trois Lignes". Evidemment il est virtuel (j'avais 23 ans !), mais ton poème vécu prouve que je m'étais sans doute exprimé correctement. Simplement, j'espérais quelque chose que je ne connais toujours pas, mais que tu as eu la chance d'avoir.
Amitiés Marcek !
http://www.mespoemes.net/cellox
Loïc · le samedi 21 avril 2012 à 15:34
Tu as fait une erreur de décompte de pieds sur "Et tu te donnes à lui" ("donnEU-Z-à lui"). Mais c'est juste histoire de signaler, car cette partie est splendide telle quelle.
marcek · le dimanche 22 avril 2012 à 10:30
http://www.mespoemes.net/marcek
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.