20 octobre 62
Bientôt un demi siècle, et vois, je m’en souviens,
Une mairie, un jour gris, et Pépé sur les marches,
Il attendait, tout seul, gêné dans sa démarche,
Pourtant c’était le seul qui m’ait dit « allez, viens ! »
Les autres, opportunistes, ne pensaient qu’au gueuleton,
Les témoins ?, parlons-en, une belle bande de complices
Qui avaient effacé jusqu’au dernier indice,
Des hontes de ta jeunesse, un beau roman feuilleton.
Quel vilain souvenir que ce Mario Stella,
Et cette permission en plein cœur de janvier,
J’avais tant de chagrin, j’aurais dû te violer,
Là, dans cette forêt, tu ne t’en rappelles pas ?
Et je suis reparti, le cœur plein de tristesse,
Rejoindre cette armée dans sa guerre d’Algérie,
Tu m’écrivais des lettres pleines de menteries,
Que je croyais sincères et emplies de sagesse.
Au retour, tes vacances, à Sainte Colombe sur Guette,
J’ai été t’y chercher, je ne regrette pas.
Pourquoi m’as-tu suivi, tu ne le voulais pas,
Cet hôtel à Quillan, puis ta rose nuisette !
Notre cheminement pour revenir chez nous,
Nîmes, la chambre sordide, et laver mes chaussettes !
Tu as fait la bégueule, il fallut que je mette
Au point nos conditions pour pouvoir être « nous »
Assez de souvenirs dans ce petit poème,
Te voici attristée, mais ce n’est qu’un début,
Je veux que tu comprennes, et j’atteindrai mon but,
Notre histoire éphémère, détruite par toi-même.
A Claudie, dix-sept années, est-ce éphémère dans une vie ?
Marcel Bourdonnec, 15 novembre 2009
Une mairie, un jour gris, et Pépé sur les marches,
Il attendait, tout seul, gêné dans sa démarche,
Pourtant c’était le seul qui m’ait dit « allez, viens ! »
Les autres, opportunistes, ne pensaient qu’au gueuleton,
Les témoins ?, parlons-en, une belle bande de complices
Qui avaient effacé jusqu’au dernier indice,
Des hontes de ta jeunesse, un beau roman feuilleton.
Quel vilain souvenir que ce Mario Stella,
Et cette permission en plein cœur de janvier,
J’avais tant de chagrin, j’aurais dû te violer,
Là, dans cette forêt, tu ne t’en rappelles pas ?
Et je suis reparti, le cœur plein de tristesse,
Rejoindre cette armée dans sa guerre d’Algérie,
Tu m’écrivais des lettres pleines de menteries,
Que je croyais sincères et emplies de sagesse.
Au retour, tes vacances, à Sainte Colombe sur Guette,
J’ai été t’y chercher, je ne regrette pas.
Pourquoi m’as-tu suivi, tu ne le voulais pas,
Cet hôtel à Quillan, puis ta rose nuisette !
Notre cheminement pour revenir chez nous,
Nîmes, la chambre sordide, et laver mes chaussettes !
Tu as fait la bégueule, il fallut que je mette
Au point nos conditions pour pouvoir être « nous »
Assez de souvenirs dans ce petit poème,
Te voici attristée, mais ce n’est qu’un début,
Je veux que tu comprennes, et j’atteindrai mon but,
Notre histoire éphémère, détruite par toi-même.
A Claudie, dix-sept années, est-ce éphémère dans une vie ?
Marcel Bourdonnec, 15 novembre 2009
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6 commentaires
domidom · le samedi 20 août 2011 à 15:07
J'ai aimé ce poème plein de mélancolie....
A bientôt...Domie....
Loïc · le samedi 20 août 2011 à 16:35
Amitiés
http://www.mespoemes.net/cellox
aouina · le samedi 20 août 2011 à 18:14
Rosa
http://www.mespoemes.net/mamine
AFF · le dimanche 21 août 2011 à 06:04
Quelle triste histoire !
Comme quoi, pas seulement les femmes sont trahis. Belle plume que vous nous offrez ici. Mais O combien de larmes, chagrin, peine, jusqu'à haÏr cette femme. Regrettable histoire.
Heureusement que le temps passe, certes rien ne s'efface mais l'on avance. Et j'espère bien pour vous qu'il en fut ainsi.
Merci pour ce partage.
Bien à vous
AFF
http://www.mespoemes.net/alpha/
claude · le dimanche 21 août 2011 à 22:54
bluegirl · le samedi 8 octobre 2011 à 14:31
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