AUX PAUVRES RENEGATS

Je veux prêter ma plume à ceux qu'on n'entends pas
A tous ces bons à rien, ces pauvres renégats
Qui vivent sans argent, oublié de la France
Leur lit est un trottoir ils y meurent en silence
Et la réalité dépasse les acquis
Politique et cumul c'est que pour les pourris
Tous les marchands du temple et ceux de l'industrie
Que peuvent-ils connaître au malheur de la vie
Les plus riches travaillent vraiment d'arrache-pied
Mais surtout avec ceux qui ont corps et mains liés
Arnaud et Bolloré les deux glands de mon chêne
Ont-ils un jour goûté au travail à la chaîne
Pour vivement dimanche et le grand cabaret
C'est un peu les salauds qui cachent la forêt
Cahuzac, Woerth, Tapie engrangent blé et oseilles
Pendant que les Français si cons baillent aux corneilles
Ah! les restos du cœur voilà un beau tremplin
Pour lancer son album et préparer demain
Je pense au bon chanteur, feignant l'humanitaire
Qui s'en va vivre ailleurs, n'étant pas solidaire
Demander à Johnny, à son pote Aznavour
Les paradis fiscaux ont encor de bon jours
Et monsieur Depardieu devenu millionnaire
Qui peut croire un instant qu'il est dans la misère
L'effort des travailleurs si mal récompenser
Permet à nos patrons de beaucoup rigoler
Une vipère en main ces tristes personnages
Mélangent dur turbin et gens de bas étages
A tous ces bons à rien, ces pauvres renégats
Qui vivent sans argent, oublié de la France
Leur lit est un trottoir ils y meurent en silence
Et la réalité dépasse les acquis
Politique et cumul c'est que pour les pourris
Tous les marchands du temple et ceux de l'industrie
Que peuvent-ils connaître au malheur de la vie
Les plus riches travaillent vraiment d'arrache-pied
Mais surtout avec ceux qui ont corps et mains liés
Arnaud et Bolloré les deux glands de mon chêne
Ont-ils un jour goûté au travail à la chaîne
Pour vivement dimanche et le grand cabaret
C'est un peu les salauds qui cachent la forêt
Cahuzac, Woerth, Tapie engrangent blé et oseilles
Pendant que les Français si cons baillent aux corneilles
Ah! les restos du cœur voilà un beau tremplin
Pour lancer son album et préparer demain
Je pense au bon chanteur, feignant l'humanitaire
Qui s'en va vivre ailleurs, n'étant pas solidaire
Demander à Johnny, à son pote Aznavour
Les paradis fiscaux ont encor de bon jours
Et monsieur Depardieu devenu millionnaire
Qui peut croire un instant qu'il est dans la misère
L'effort des travailleurs si mal récompenser
Permet à nos patrons de beaucoup rigoler
Une vipère en main ces tristes personnages
Mélangent dur turbin et gens de bas étages
6 commentaires
belespoirs · le dimanche 27 octobre 2013 à 18:46
http://www.mespoemes.net/belespoirs
Bravo ! c'est bien dit !! si on pouvait refaire le monde et mettre quelques personnes au défis de tenir un moi avec un smic ! je voudrais bien voir cela !
bravo Larose ! bon dimanche !
amitiés
José · le dimanche 27 octobre 2013 à 19:18
Pour moi les premiers responsables sont les politiques, incapables malgré ses incontestables atouts, d'adapter le pays à la nouvelle donne économique mondiale, et cette incapacité fait de lourds dommages collatéraux sur les 'petites gens' comme tu l'expliques très bien.
Amitiés.
DIDOU · le dimanche 27 octobre 2013 à 20:54
BRAVO LAROSE
à bientot pour te lire
amitié didou
domidom · le dimanche 27 octobre 2013 à 20:59
Si beaucoup d'autres venaient te rejoindre, peut-être que la face du monde changerait, mais voilà, comme dit José, nous sommes dirigés et manipulés par un gouvernement de pantins, des guignols qui ne pensent qu'une chose, se remplir les fouilles à notre détriment....
Gardons l'espoir en un avenir plus serein....
Bisous, à toi, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 28 octobre 2013 à 12:19
Merci pour ce texte "engagé". Toi qui je crois travaille à Paris, combien de ces pauvres laissés pour compte dois-tu croiser quotidiennement sur les trottoirs, dans les couloirs du métro, pendant que les adeptes du CAC 40 et des people pailletés engraissent en mangeant du caviar à la petite cuillère !
Il est sain que sur notre sympathique petit site de poésie, nous puissions que nous autres poètes, nous ne sommes pas que de doux rêveurs hors du monde, à chanter l'amour, les fleurs, la nature...mais que nous savons avoir un coeur pour aussi crier et ouvrir les yeux de ce monde si égoïste et si indifférent. Merci donc de ce coup de gueule ! Amitiés et bisous. Philip.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 29 octobre 2013 à 11:47
Pour ce qui est de Paris, tu as remarqué depuis longtemps que, pour nos amis de province et d'ailleurs, je m'attache plus à leur décrire ce qu'il y a de plus beau de Paris. Mais il ne faut pas se voiler la face. Amitiés et bisous. Philip.
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