LE BONHEUR IDEAL

Aimez donc cette terre où résiste l'Antan
Ne la quittez jamais, elle reste vénérable,
Sur les vastes plateaux le bonheur se défend
Par de preux paysans menant bœufs à l'étable,
On a beau me parler du magique Paris
Riche de tous ses feux et du bois de Boulogne
Je préfère cent fois tous les obscurs maquis
Les tortueux chemins que recel la Bourgogne,
Où l'homme peut rêver le long des vals ombreux
Sous la douceur d'un ciel quelques fois monotone
quand résonne dans l'air le rappel des bœufs
Qu'aux tortures du temps s'annonce l'or d'automne.
Mais dans les souvenirs c'est toujours le printemps
Qui remporte la palme aux câlins de la brise
Avec ces jolis clos sertis de fleurs, de chants
Quand l'arbre devient blanc, que chaque oiseau se grise,
Mais j'aime aussi l'été cette saison d'azur
Parmi les moissons mûrs, qui remplacent la paille
Quand l'alouette chante au zénith du jour pur
C'est l'âme du terroir que le soleil assaille,
Ô! plaine souveraine, en saluant des yeux,
La splendeur de tes blés, sous la voûte des branches
Je pense à Lamartine, à son vallon herbeux
Tous ces épis dorés qui tombent en avalanches
Couronnent le beau mois offert à la moisson,
Les jours sont fait d'azur, de douceur et de charme
On dirait que le ciel au loin est plus profond
De l'ombre il n'est plus rien tant le soleil, désarme,
Le Morvan séculaire embrase les coteaux,
Terre de vigne et de blé profondément humaine
Avec de jolis bois et tant de vives eaux
Que même en plein été la fraicheur a sa traine,
Aux croisés des chemins, en ce noble pays
Il reste de jadis, la croix où la vierge,
Par les soirs fastueux quand s'éteignent les bruits,
Le chant du rossignol de la ramure émerge
Sa lyre se répand par tout les l'horizons
elle enflamme les prés, et les divins feuillages
C'est un concert gratuit ainsi que les grillons
Elle inonde les bois, sans jamais faire ombrages.
Ne la quittez jamais, elle reste vénérable,
Sur les vastes plateaux le bonheur se défend
Par de preux paysans menant bœufs à l'étable,
On a beau me parler du magique Paris
Riche de tous ses feux et du bois de Boulogne
Je préfère cent fois tous les obscurs maquis
Les tortueux chemins que recel la Bourgogne,
Où l'homme peut rêver le long des vals ombreux
Sous la douceur d'un ciel quelques fois monotone
quand résonne dans l'air le rappel des bœufs
Qu'aux tortures du temps s'annonce l'or d'automne.
Mais dans les souvenirs c'est toujours le printemps
Qui remporte la palme aux câlins de la brise
Avec ces jolis clos sertis de fleurs, de chants
Quand l'arbre devient blanc, que chaque oiseau se grise,
Mais j'aime aussi l'été cette saison d'azur
Parmi les moissons mûrs, qui remplacent la paille
Quand l'alouette chante au zénith du jour pur
C'est l'âme du terroir que le soleil assaille,
Ô! plaine souveraine, en saluant des yeux,
La splendeur de tes blés, sous la voûte des branches
Je pense à Lamartine, à son vallon herbeux
Tous ces épis dorés qui tombent en avalanches
Couronnent le beau mois offert à la moisson,
Les jours sont fait d'azur, de douceur et de charme
On dirait que le ciel au loin est plus profond
De l'ombre il n'est plus rien tant le soleil, désarme,
Le Morvan séculaire embrase les coteaux,
Terre de vigne et de blé profondément humaine
Avec de jolis bois et tant de vives eaux
Que même en plein été la fraicheur a sa traine,
Aux croisés des chemins, en ce noble pays
Il reste de jadis, la croix où la vierge,
Par les soirs fastueux quand s'éteignent les bruits,
Le chant du rossignol de la ramure émerge
Sa lyre se répand par tout les l'horizons
elle enflamme les prés, et les divins feuillages
C'est un concert gratuit ainsi que les grillons
Elle inonde les bois, sans jamais faire ombrages.
6 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 27 novembre 2014 à 09:18
larose · le jeudi 27 novembre 2014 à 11:37
Il y a vingt ans Paris est extraordinaire, à cette époque je l'aime aussi, car j'ai toujours vécu à Paris!! Mais quand on prend l'âge, je crois qu'on préfère un coin de paradis au calme avec la nature et ses parfums, pourtant j'ai connu beaucoup de pays comme les Seychelles, la Guadeloupe etc....... , j'ai beaucoup voyagé aussi, mais trouvé un coin comme dans la Nièvre, c'est quelque chose qui me glace le sang, c'est tellement beau et le paysage change avec le temps, les parfums et les animaux!!! J'aimerai que les gens apprenent à admirer la nature et apprendre à aimer cette terre où il fait bon vivre!!! Bon, je ne vais pas faire un livre non plus, j'arrête là!!! :)
Merci à toi d'être passer!! A bientôt!! Biz
Micheline 1940 · le jeudi 27 novembre 2014 à 19:21
Merci à vous, Marie, du délicieux moment que fut cette lecture chargée d'enchantements ...
Bien amicalement, Micheline.
domidom · le jeudi 27 novembre 2014 à 21:46
Il n'avait pas encore trente ans....
La vie nous déçoit, la nature , jamais, qu'importe les saisons, la nature est toujours belle à regarder, et toi, avec des mots simples, tu sais si bien la décrire...
Encore un superbe poème....
Gros bisous, Domie...
larose · le lundi 1 décembre 2014 à 17:06
Merci infiniment pour cette merveilleuse corbeille de fleurs de roses parfumées!! Bonne soirée!! Biz
larose · le lundi 1 décembre 2014 à 17:10
Tu connais un peu la Nièvre, t'a visité Nevers mais Nevers n'est pas très beau, ça ressemble un peu dans les grandes villes, il faut visiter surtout les petits villages, c'est tellement beau et certain villages sont encore intact comme dans le temps!!! Merci à toi!! Bonne soirée!! Gros bisous
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