JARDIN D'ENFANCE

Auréole d'enfance accueillant la fortune,
Berceau rose aux fleurs d'or, donc le cœur est épris
En ce soir odorant mon encrier de lune
Retrace le bonheur de mes jours favoris,
Ce temps éveille en moi le parfum de la pomme,
L'effluve de la craie enfanté de soleil,
Que j'ouvre comme un livre à la gloire de l'homme
Promettant aux rêveurs le rivage vermeil.
Au sable du passé que la splendeur fascine,
Le délice des mots devient comme un rameau
Recherchant le ruisseau pour reprendre racine,
Au calice du cœur donc l'encre est le sureau.
Au loin de mon esprit, la plume est une abeille,
Harpe multicolore émaillant son pourtour
Pour mieux mêler ses eaux à la tendre groseille,
Confiture de l'âme enveloppé d'amour,
Le vitrail arc en ciel, fable de la mémoire
Arpège de frissons, nos traces d'ici bas,
Les écrits innocents tout au fond d'une armoire
Il ressuscite en nous la saison des lilas.
Ainsi naît le poète en son asile étrange
Amadouant la muse au regain de jadis,
Aux débris du royaume il puise l'or de l'ange,
Le feu couve en son cœur un pulpeux oasis.
Berceau rose aux fleurs d'or, donc le cœur est épris
En ce soir odorant mon encrier de lune
Retrace le bonheur de mes jours favoris,
Ce temps éveille en moi le parfum de la pomme,
L'effluve de la craie enfanté de soleil,
Que j'ouvre comme un livre à la gloire de l'homme
Promettant aux rêveurs le rivage vermeil.
Au sable du passé que la splendeur fascine,
Le délice des mots devient comme un rameau
Recherchant le ruisseau pour reprendre racine,
Au calice du cœur donc l'encre est le sureau.
Au loin de mon esprit, la plume est une abeille,
Harpe multicolore émaillant son pourtour
Pour mieux mêler ses eaux à la tendre groseille,
Confiture de l'âme enveloppé d'amour,
Le vitrail arc en ciel, fable de la mémoire
Arpège de frissons, nos traces d'ici bas,
Les écrits innocents tout au fond d'une armoire
Il ressuscite en nous la saison des lilas.
Ainsi naît le poète en son asile étrange
Amadouant la muse au regain de jadis,
Aux débris du royaume il puise l'or de l'ange,
Le feu couve en son cœur un pulpeux oasis.
7 commentaires
salus · le mercredi 10 juin 2015 à 21:29
(il manque le "l"apostrophe de "l'homme" au second quatrain)
Micheline 1940 · le jeudi 11 juin 2015 à 05:03
Je reste scotchée par tant de poésie ! C'est à vous tourner la tête, à défaillir de tant de beauté ! Je vous ai à l'instant longuement écrit à la suite de "Comme l'or d'une église" et si vous voulez y passer, vous m'y retrouverez.
Je vous souhaite la bonne nuit et de merveilleux rêves dignes de votre infini talent.
Bien amicalement,
M.
domidom · le jeudi 11 juin 2015 à 11:53
Bisous, Domie....
Ivy · le jeudi 11 juin 2015 à 21:04
Bizz
Michel (Signes de Vie) · le vendredi 12 juin 2015 à 09:53
C'est toujours musical, comme à ton habitude, et les jardins de l'enfance sont forcement sources d'inspiration ( et de souvenirs ! ).
Amitié
scarlatine ( Marie-claude ) · le samedi 13 juin 2015 à 10:34
bises amitié
très belle journé
larose · le jeudi 9 juillet 2015 à 11:36
Je vous remercie infiniment!! Bonne journée à vous tous!! Biz
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