LA BRODEUSE D'AZUR (l'hirondelle)
Fidèle au lieu de sa naissance
Elle reviendra en avril
Pour retrouver le ciel de France
Et nos temples, ainsi soit-il
Cris amoureux, battements d'ailes
Remous d'azur, pétales blancs
Voici que les douces prunelles
Réclament leur part de printemps
Bientôt sous l'auvent de l'étable
Les hirondeaux verront le jour
Accueillant le don charitable
Des parents comme bien d'amour
Aux longs soirs ployant d'indolence
Qui angélisent l'air de juin
Suivre leur bal est une chance
Tant le ballet charme l'écrin
Tandis que l'angélus s'élève
Son vol sur les blés onduleux
Au prélude engageant du rêve
Est assurément merveilleux
Elle est un ange au crépuscule
Quand l'astre vide son carquois
(Alors que le soleil fabule
En couronnant d'or les bois)
Ses doux friselis aux fenêtres
Caressent tendrement les cœurs
Ils sont l'âme des jours champêtres
Au même titre que les fleurs
Lorsque juillet est à l'ouvrage
Parmi les riches floraisons
Que le fermier plein de courage
Mire avec bonheur ses moissons
Existe-il pareille muse
Pour le poète en mal de mots
Surtout quand son gazouillis fuse
elle inspira même Marot
Puis fructidor accroche aux branches
Les trésors d'un sculpteur divin
C'est l'augure des roses blanches
L'âge d'or du ciel florentin
Mais à l'automne tout chavire
Volupté où chastes amants
La belle histoire se déchire
L'hymne n'est plus aux battements
Alors que la forêt se cuivre
Partout le signal est donné
L’idylle referme son livre
Le chant de la harpe est brisé
Elle reviendra en avril
Pour retrouver le ciel de France
Et nos temples, ainsi soit-il
Cris amoureux, battements d'ailes
Remous d'azur, pétales blancs
Voici que les douces prunelles
Réclament leur part de printemps
Bientôt sous l'auvent de l'étable
Les hirondeaux verront le jour
Accueillant le don charitable
Des parents comme bien d'amour
Aux longs soirs ployant d'indolence
Qui angélisent l'air de juin
Suivre leur bal est une chance
Tant le ballet charme l'écrin
Tandis que l'angélus s'élève
Son vol sur les blés onduleux
Au prélude engageant du rêve
Est assurément merveilleux
Elle est un ange au crépuscule
Quand l'astre vide son carquois
(Alors que le soleil fabule
En couronnant d'or les bois)
Ses doux friselis aux fenêtres
Caressent tendrement les cœurs
Ils sont l'âme des jours champêtres
Au même titre que les fleurs
Lorsque juillet est à l'ouvrage
Parmi les riches floraisons
Que le fermier plein de courage
Mire avec bonheur ses moissons
Existe-il pareille muse
Pour le poète en mal de mots
Surtout quand son gazouillis fuse
elle inspira même Marot
Puis fructidor accroche aux branches
Les trésors d'un sculpteur divin
C'est l'augure des roses blanches
L'âge d'or du ciel florentin
Mais à l'automne tout chavire
Volupté où chastes amants
La belle histoire se déchire
L'hymne n'est plus aux battements
Alors que la forêt se cuivre
Partout le signal est donné
L’idylle referme son livre
Le chant de la harpe est brisé
4 commentaires
Pierre · le lundi 17 août 2015 à 23:15
et aime votre très belle plume !
( PS : en mal de mots - Volupté ou )
Amicalement, Pierre
domi/amimots · le mardi 18 août 2015 à 06:37
domidom · le mardi 18 août 2015 à 21:40
Petite hirondelle, elle ravit nos cœurs, son vol est si léger, la suivre du regard, c'est comme suivre un messager du bonheur...
Très joli ma chérie...
Bises, Domie...
Micheline 1940 · le mercredi 19 août 2015 à 20:23
Amitiés,
M.
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