Heureux celui qui peut

Quand le couchant s'écoule en douces larmes d'or
Je vais m'asseoir auprès du vénérable chêne
En plein cœur du Morvan c'est si beau messidor
Sur la robe des blés la brise, dort, sereine
Le fleuve du soleil m'ouvre son corridor
Là, mon regard en paix, dévisage la plaine
En l'écrin du grand bois, le soir rutile encor
Mon cœur reçoit son or en écoutant la draine
Chanter depuis sa branche un air gai de Chopin
Quand sonne l'angélus c'est un office saint
Heureux celui qui peut, loin de toute chapelle
En toute modestie apaiser son esprit
Avec cet humble sort du poète averti
En gardant la bonté de la vie éternelle
Je vais m'asseoir auprès du vénérable chêne
En plein cœur du Morvan c'est si beau messidor
Sur la robe des blés la brise, dort, sereine
Le fleuve du soleil m'ouvre son corridor
Là, mon regard en paix, dévisage la plaine
En l'écrin du grand bois, le soir rutile encor
Mon cœur reçoit son or en écoutant la draine
Chanter depuis sa branche un air gai de Chopin
Quand sonne l'angélus c'est un office saint
Heureux celui qui peut, loin de toute chapelle
En toute modestie apaiser son esprit
Avec cet humble sort du poète averti
En gardant la bonté de la vie éternelle
6 commentaires
Argentalet · le samedi 31 octobre 2015 à 21:50
essombabelibi1989 · le samedi 31 octobre 2015 à 22:56
Pierre · le dimanche 1 novembre 2015 à 06:07
belespoirs · le dimanche 1 novembre 2015 à 12:48
domidom · le lundi 2 novembre 2015 à 14:43
Toujours un bonheur de partager tes écrits....
Bises, Domie...
Claude · le lundi 2 novembre 2015 à 23:07
Vigny et Musset n' auraient pas fait mieux.
Quand à Chopin, chaque fois que j' écoute un pianiste jouer ses valses où ses études, je suis subjugué.
Chopin a transcrit en musique ce que l' on peut faire avec de la poésie.
Merci pour ce beau moment bucolique plein de " charme " comme celui d' imparfait.
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