Le femme ombre et lumière

Je porte en moi le deuil des enfants d'Oradour
De la mort de Ferrat d'une intime tristesse
Je porte le chagrin du passé, de l'amour
Et le chœur plein de spleen des voix de la tendresse
Pourtant rien ne m'empêche à l'heure des serments
De fleurir notre amour d'une liesse enflammée
Lorsque son bleu regard se vêt de diamants
Je redeviens sa tendre et douce fiancée
Comme un ciel lourd du Nord, sans être violon
J'emporte de l'enfance une larme écolière
Et le souffle émouvant venu de Saigon
S'il existe un nom pur je suis ombre et lumière
Un émerveillement, un plaisir fabuleux
Florilège mon cœur, mon corps et mon visage
Chaque fois que ses mains caressent mes cheveux
Exalter par l'amour je fais un beau voyage
Pour lui je deviendrai cet archange du soir
Cet ange du matin qui pansera ses larmes
Grâce à toutes mes fleurs j'embaumerai l'espoir
J'inonderai son lit en déposant les armes
Je porte des douleurs et l'âme du soleil
Des songes inconnus, ainsi qu'une prière
Le délicat message éprouvant son sommeil
Je serai pour son cœur, la femme ombre et lumière
De la mort de Ferrat d'une intime tristesse
Je porte le chagrin du passé, de l'amour
Et le chœur plein de spleen des voix de la tendresse
Pourtant rien ne m'empêche à l'heure des serments
De fleurir notre amour d'une liesse enflammée
Lorsque son bleu regard se vêt de diamants
Je redeviens sa tendre et douce fiancée
Comme un ciel lourd du Nord, sans être violon
J'emporte de l'enfance une larme écolière
Et le souffle émouvant venu de Saigon
S'il existe un nom pur je suis ombre et lumière
Un émerveillement, un plaisir fabuleux
Florilège mon cœur, mon corps et mon visage
Chaque fois que ses mains caressent mes cheveux
Exalter par l'amour je fais un beau voyage
Pour lui je deviendrai cet archange du soir
Cet ange du matin qui pansera ses larmes
Grâce à toutes mes fleurs j'embaumerai l'espoir
J'inonderai son lit en déposant les armes
Je porte des douleurs et l'âme du soleil
Des songes inconnus, ainsi qu'une prière
Le délicat message éprouvant son sommeil
Je serai pour son cœur, la femme ombre et lumière
3 commentaires
Claude · le lundi 9 janvier 2017 à 23:42
je porte en moi le deuil des enfants d' Oradour " et petit à petit comme pour conjurer cette barbarie, votre texte devient de plus en plus optimiste.
Ce n' est pas évident en poésie de commencer par une infinie tristesse et de terminer par un hymne à l' amour.
Votre poème est vraiment réussi car son cheminement éveille toujours l' attention du lecteur.
Petit clin d' oeil à l' Asie avec Saigon que vous évoquez.
Un parfum d' ombres chinoises qui mettent votre texte en lumière.
Bien à vous
Ivy · le lundi 9 janvier 2017 à 23:52
Amitiés
Pierre · le mardi 10 janvier 2017 à 22:45
Amitiés , Pierre
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