L'APPEL DE LA FORÊT

Le bois réveille en moi une onde poétique
Passant la lisière un frisson me parcours
Je retrouve d'antan l'émoi mélancolique
En ces lieux sacrés habillés de velours
Parfois une blonde abeille explore une ancolie
Le pollen sur son corps la vêt de joyaux
Toute la clairière étend son harmonie
Jusqu'au bord de la source où les lys sont flambeaux
Sur la Venise verte avril est une soie
Élégante et fragile, accueillant chaque fleur
En son écrin moelleux, que le merle côtoie
De l'aube au crépuscule en fabuleux chanteur
En cette grande paix au milieu des arbres
Cerner par l'émeraude et la clarté vermeille
J'admire le tableau aux frondaisons de marbres
En ce sublime Éden mon regard s'ensoleille
Et si la solitude affole quelques-uns
Pour moi je peux le dire elle est une richesse
Je fuis les fanfarons, le monde des humains
Tout ce qui est sauvage est un nid à tendresse
Que se soit la ramure ou bien l'odeur des chênes
Mon chant reste éternel au pied de chaque roi
Au creux des verts vallons j'abandonne mes peines
Et rien ne peut toucher autant mon cœur, ma foi
Que le col des sentiers mordoré de dorures
Où la fée aux doigts d'or empourpre chaque fleur
Et cisèle l'orée avec ses ailes pures
Rien ne peut m'émouvoir autant que ce grand chœur
Comme dans une église un spleen étreint mon âme
Quand la nef de verdure offre à mes yeux un toit
Les soirs mystérieux tout le ciel devient flamme
O! trésor des sous-bois, tant d'or me lie à toi
J'ai tant de souvenirs passé sous les ombrages
Qu'un pli de mon enfance est encore aujourd'hui
Parfumé de bijoux, de doux papillonnages
Reste graver d'argent au berceau de mon lit
En puisant le bonheur, en déployant ma force
L'heure fait tressaillir bien des songes anciens
C'était hier encore en martelant l'écorce
J'écrivais des prénoms pour des plaisirs païens
L'appel de la forêt toujours en moi résonne
Qu'importe la saison, en octobre ou en mai
En recherchant le cèpe au cœur du bel automne
Où en allant cueillir quelques brins de muguet
Le silence léger que l'oiseau importune
Alimente mon rêve et me parle tout bas
Point besoin de discours avec la dame brune
La muse m'apparaît rien qu'en tendant les bras
Passant la lisière un frisson me parcours
Je retrouve d'antan l'émoi mélancolique
En ces lieux sacrés habillés de velours
Parfois une blonde abeille explore une ancolie
Le pollen sur son corps la vêt de joyaux
Toute la clairière étend son harmonie
Jusqu'au bord de la source où les lys sont flambeaux
Sur la Venise verte avril est une soie
Élégante et fragile, accueillant chaque fleur
En son écrin moelleux, que le merle côtoie
De l'aube au crépuscule en fabuleux chanteur
En cette grande paix au milieu des arbres
Cerner par l'émeraude et la clarté vermeille
J'admire le tableau aux frondaisons de marbres
En ce sublime Éden mon regard s'ensoleille
Et si la solitude affole quelques-uns
Pour moi je peux le dire elle est une richesse
Je fuis les fanfarons, le monde des humains
Tout ce qui est sauvage est un nid à tendresse
Que se soit la ramure ou bien l'odeur des chênes
Mon chant reste éternel au pied de chaque roi
Au creux des verts vallons j'abandonne mes peines
Et rien ne peut toucher autant mon cœur, ma foi
Que le col des sentiers mordoré de dorures
Où la fée aux doigts d'or empourpre chaque fleur
Et cisèle l'orée avec ses ailes pures
Rien ne peut m'émouvoir autant que ce grand chœur
Comme dans une église un spleen étreint mon âme
Quand la nef de verdure offre à mes yeux un toit
Les soirs mystérieux tout le ciel devient flamme
O! trésor des sous-bois, tant d'or me lie à toi
J'ai tant de souvenirs passé sous les ombrages
Qu'un pli de mon enfance est encore aujourd'hui
Parfumé de bijoux, de doux papillonnages
Reste graver d'argent au berceau de mon lit
En puisant le bonheur, en déployant ma force
L'heure fait tressaillir bien des songes anciens
C'était hier encore en martelant l'écorce
J'écrivais des prénoms pour des plaisirs païens
L'appel de la forêt toujours en moi résonne
Qu'importe la saison, en octobre ou en mai
En recherchant le cèpe au cœur du bel automne
Où en allant cueillir quelques brins de muguet
Le silence léger que l'oiseau importune
Alimente mon rêve et me parle tout bas
Point besoin de discours avec la dame brune
La muse m'apparaît rien qu'en tendant les bras
7 commentaires
pegaze · le jeudi 13 décembre 2012 à 12:59
http://www.mespoemes.net/pegaze
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 13 décembre 2012 à 17:40
marsipia · le jeudi 13 décembre 2012 à 20:19
Merci de ce partage
Bonne continuation et au plaisir
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/marsipia
christine · le jeudi 13 décembre 2012 à 22:13
Il est magique, magnifique je crois que tu devrais écrire comme ça tout le temps c'est trop beau!
Christine
htt://Christineponsero.wix.com/poesie
domidom · le vendredi 14 décembre 2012 à 16:31
Pleins de bisous....
Domie...
belespoirs · le vendredi 14 décembre 2012 à 19:12
http://www.mespoemes.net/belespoirs
L'appel de la forêt toujours en moi résonne
Qu'importe la saison, en octobre ou en mai
En recherchant le cèpe au coeur du bel automne
Où en allant cueillir quelques brins de muguet
J' ADORE !ce quatrain me correspond tout à fait ! et le poème en entier me ravi ! merci beaucoup de ce partage avec la nature et la forêt magnifique chère Rose
Amitiés
3rivieresenpoesie · le dimanche 16 décembre 2012 à 19:47
Plume d'oie----
http://www.mespoemes.net/3rivieresenpoesie
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