UN RUBIS SOUS LA CENDRE

A quoi bon labourer et suer sans relâche
Et pourquoi s'acharner si votre cœur est lâche
Sans l'amour des quatrains vos fruits seront amer
Sans la vertu des mots Penser serait l'enfer
Pour moi point de langueur tant ma plume est vestale
En lorgnant l'absolu je subis l'abyssale
Pourtant sur ma palette un soleil cramoisi
Déverse impunément les relents de ma nuit
Vaste mélancolie où repose mon encre
Je récolte le jour en suppléant le cancre
Pour encore renaître avec l'or des moissons
où le prélude bleu frémissant de grillons
Un tison dans le cœur et une vague à l'âme
Attisent mes écrits et caressent ma flamme
L'écume d'encrier relate les exploits
Du simple rossignol fortuné de par voix
Mon inspiration Je la puise le soir
Du désir de ma chair avec ou sans espoir
Le soleil me nourrit tout comme les étoiles
J'aime l'appel léger venant tout droit des voiles
La rose de Satan reste la fleur du mal
Et dieu existe-t-il pour le dormeur du val
Un rubis sous la cendre alimente mon âme
Dans l'âtre de mon cœur il conserve ma flamme
Et pourquoi s'acharner si votre cœur est lâche
Sans l'amour des quatrains vos fruits seront amer
Sans la vertu des mots Penser serait l'enfer
Pour moi point de langueur tant ma plume est vestale
En lorgnant l'absolu je subis l'abyssale
Pourtant sur ma palette un soleil cramoisi
Déverse impunément les relents de ma nuit
Vaste mélancolie où repose mon encre
Je récolte le jour en suppléant le cancre
Pour encore renaître avec l'or des moissons
où le prélude bleu frémissant de grillons
Un tison dans le cœur et une vague à l'âme
Attisent mes écrits et caressent ma flamme
L'écume d'encrier relate les exploits
Du simple rossignol fortuné de par voix
Mon inspiration Je la puise le soir
Du désir de ma chair avec ou sans espoir
Le soleil me nourrit tout comme les étoiles
J'aime l'appel léger venant tout droit des voiles
La rose de Satan reste la fleur du mal
Et dieu existe-t-il pour le dormeur du val
Un rubis sous la cendre alimente mon âme
Dans l'âtre de mon cœur il conserve ma flamme
3 commentaires
domidom · le mercredi 19 décembre 2012 à 21:12
domidom · le mercredi 19 décembre 2012 à 21:21
Je te disais, ou plutôt je voulais te dire que tu avais l'art et la manière de faire parler les mots...
J'aime beaucoup cette chute ou tu prends en référence les fleurs du mal et le dormeur du Val...
Toujours un plaisir de te lire....
Bisous, Domie....
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 20 décembre 2012 à 15:39
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