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Les mots de l'âme

Blessure d'enfance

Le mardi 16 décembre 2014 à 10:09, posté par Marie.C · 258 lectures

En mon cœur réside une peine
Depuis des années, elle règne.
Douleur sans nom et sans visage
Mais me hanter jamais elle ne se lasse.
Souvenir qu'on aimerait abolir
Instant qu'on voudrait ne jamais vivre
Atteinte de la personne et de l'âme
Blessure gravée qui ne s'efface
Salir un être sans remords
Et peut être le marquer de la mort
Indélébiles traces dans la tête
Esprit torturé comme un mal rebel.
Corps meurtri par des caresses forcées
Chair souillée pour un plaisir volé
Écoute d où vient cette peine ensevelie
Au fond d'un cœur qui ne connait l'oubli
Horrible vision d'un homme repoussant
S'octroyant le corps fragile d'une enfant
Prisonnière de sa frayeur, impossible de crier
Honte sur l'enfant qui jamais n'a dénoncé
Injuste culpabilité qui ronge la victime
Injuste liberté qu'est donné au fautif .
Acte immonde qu'un destin peut détruire
Injure sans nom que la vie doit rebâtir
Corps réfractaire, peau souvenir
D'une offense qui ne veut pas mourir.
marie
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6 commentaires

bluegirl · le mardi 16 décembre 2014 à 13:31

Certains traumatismes resurgissent parfois, et s'agrippent comme pour mieux regagner la place de cette part d'oubli qui nous habite tous.
Si l'oubli peut s'avérer salvateur parfois, le souvenir a aussi son utilité : il fait parti de ce que nous sommes, (celui sans lequel nous ne serions pas la personne qu'on est aujourd'hui ! )
...Et notre cheminement dans la vie compose avec, que ce soit consciemment ou inconsciemment...
Il peut se passer bien du temps avant qu'on se rende compte qu'il nous faut réagir pour ne pas se laisser plus envahir par la souillure, tandis qu'on peut penser que c'est "trop tard", pour maintes raisons.
Enfin, on ne sait plus trop bien qui accuser, et la culpabilité fait perdurer le trouble, c'est un schéma bien connu des psy.
Je ne le suis pas, et il n'y a pas de recette toute faite : chacun se donne le droit ou pas de "faire avec"...faire face avec sa propre réalité !
Ca implique entre autres de l'exprimer, comme ici par exemple.
C'est courageux et bien écrit.
Amicalement, Lola.
mespoemes.net/bluegirl

bluegirl · le mardi 16 décembre 2014 à 13:31

Certains traumatismes resurgissent parfois, et s'agrippent comme pour mieux regagner la place de cette part d'oubli qui nous habite tous.
Si l'oubli peut s'avérer salvateur parfois, le souvenir a aussi son utilité : il fait parti de ce que nous sommes, (celui sans lequel nous ne serions pas la personne qu'on est aujourd'hui ! )
...Et notre cheminement dans la vie compose avec, que ce soit consciemment ou inconsciemment...
Il peut se passer bien du temps avant qu'on se rende compte qu'il nous faut réagir pour ne pas se laisser plus envahir par la souillure, tandis qu'on peut penser que c'est "trop tard", pour maintes raisons.
Enfin, on ne sait plus trop bien qui accuser, et la culpabilité fait perdurer le trouble, c'est un schéma bien connu des psy.
Je ne le suis pas, et il n'y a pas de recette toute faite : chacun se donne le droit ou pas de "faire avec"...faire face avec sa propre réalité !
Ca implique entre autres de l'exprimer, comme ici par exemple.
C'est courageux et bien écrit.
Amicalement, Lola.
mespoemes.net/bluegirl

rivaudais · le mardi 16 décembre 2014 à 16:26

Voici un poème qi n'aurait jamais eu être écrit. Car ce qu'il relate n'aurait jamais dû avoir lieu. C'est courageux effectivement de publier cette souffrance sur le site, aux yeux des amis comme à ceux .d'inconnus. Et pourtant, il faudrait qu'il soit diffusé à une plus large échelle encore afin de faire réfléchir ceux qui le liront-liraient- Merci Marie de ce geste et pour ce poème.

euphonie0 · le mardi 16 décembre 2014 à 17:11

Bonjour Marie
Ma fille a vécu ce triste sort
elle avait 19 ans vivait sa vie d'étudiante tranquillement, quand elle a rencontré le diable qui a projetté sa vie dans une destruction complète "sucide ne plus mangner isollement perte de confiance et culpabilité"
Nous nous sommes battus mon mari et moi ainsi que son frère et sa sœur pour l'aider
Elle a fait de EMDR et cela aide beaucoup
Aujourd'hui elle va mieux mais elle sait que jamais elle ne pourra être comme avant le viol
Mais elle a accepté qu'elle était une victime et elle a réussit a dire par courier à cet homme tout le mal qu'il lui a fait
Marie fait une lettre à cet homme, il faut qu'il lise la douleur qu'il a occasionné par son geste
Nous avons réussit à pardonné à l'homme qui a violé notre fille et elle aussi cela soulage pas facile à faire mais la haine ne résout rien
Marie

Guy · le dimanche 4 janvier 2015 à 23:28

Un texte dur à lire, d'une blessure non refermée des années après.
Merci de partager cela, c'est courageux. J'espère que cela vous aide.
Amicalement

Marie-Claude ( scarlatine) · le samedi 4 avril 2015 à 12:07

très dure cette enfance volée Marie
amitié
très beau week-end

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