haïkus à la française

HAIKUS
Après mon cours de chant
Flotter sur une feuille de nénuphar,
pétale de rose abandonnée
à ton sourire baigné d'aurore.
Moudre le grain de blé,
fil de soie
accroché au verre luisant.
Palpitante , la cigale agitée
cherche le soleil des yeux,
emplie d'un amour feuillu.
Jeter les idoles
au bas du Mont-Atos.
Palpiter pour kadoch achem.
Dévaler les bois
en quête de toi ,aérienne,
Majestueuse toute drapée de soie.
Vivre et devenir
l'eau salée,
Fluide et paisible espoir bleuté.
Les senteurs de rose
ondoient , sous mon visage
au teint de pêche , ô Chanel sage.
Manche de Mandchourie,
je revis le crépuscule des dieux,
miniatures d'orient sous tes yeux.
Narcisse et Goldmund
Une berceuse yiddish,
emprunte la voie de mon cœur,
yéménite de sable fin à son heure.
A l'Orée du bois,
Goldmund revient de sa quête,
chevalier des forêts vertes.
Kippour est loin,
je l'appelle de mes voeux
Comme une vanité du Titien.
Sur la corde,
entre deux fleuves, souffle
le renouveau du chant céleste.
Là , au loin palpite
Bruits et essences précieuses.
J'arrive au fort de France
Espoirs d'oiseaux sur la branche
Ivres de toi,
Mon vaisseau amiral sur l'omega.
Amour ,
viens aider ma faiblesse,
verse ta bonté comme une croute de sel.
Allons voir la rosée,
luire sur tes joues aimées,
rêvant du jour parfait en été.
Concert de fauré
Concert de Fauré.
L'âme fait l'escalade
sur le toit d'un cerisier en fleurs.
Noire , croche noire.
Double croche.
Le soleil noir vrille et virevolte.
Il est midi.
La joie cabriole,
aux heures ensoleillées.
Tu n'es pas là,
mais ton sourire divin
s'invite au concert théofile Gautier.
Un oranger berce
mon cœur d'une langueur monotone,
né d’une partition vénitienne.
La voix d'un ange
fuse , s’accroche
au châle fuchsia de la chanteuse.
Lumière d’été
la lumière d'été
traverse ton visage,
éclaire les hommes à la lisière.
Cuivrée,
ta voix émeut le bocage bleuté,
éblouit en boucle la salle dorée.
Versée ,
aux confins du basson et du saxon,
tu emportes la joie orangée au loin.
La morte ,
Veni. La canzone flâne en peine
Comme une âme mozartienne.
Fuse ,
la courbe du son de ta voix,
ouate fine sur mon front chenu.
Trille,
vrille –volte aspire l'âme citron,
trône sur un cyprès baryton.
Voiche sapete…
Un , deux, trois.
Emportes ton destin Fresca.
Rivières ,
alanguies, je les vois au loin,
disque carmin aux plus belles heures.
Cordes ,
accrochées au son du cor,
explosent, grandioses , du rossini.
Ooooooooooooo
Aauuuuuuauuuooo
Iiiiiioooou , musiques tsitsitsi forte mia.
Orphée et Eurydice
Orphee et eurydice,
Chœur antique derrière
la tunique vestale.
Ombre du chêne,
Penses à moi
dans ses heures graves.
Sur le bord du Styx,
les cordes ondoient
en roses cuivrées d’onyx.
Vibre, le vibrato
de la nature épanouie,
sur un tapis de feuilles rousses.
Eurdyce …Eurdyce,
des mots chuchotés,
à l'entree du souterrain aux saveurs d’épice.
Amour …amour,
perdu sous le saule,
en pleurs salés en attente d'orphée.
Ballade triste,
souffle sur une bougie
mal éteinte Eurydiste.
Espoirs,
Accents amoureux ,
Triolet réunis sous la fleur du pêcher.
Ah ah ah oh.
Eurydice mozza Voce
Glisse sur l'onde orangée.
Dansent joyeuses,
des villageoises gaies,
gagnées par l'appel de l'été
Réservoir de pluie
Réservoir de pluie,
Épanches- toi
en paillettes d'or adoucies.
La lumière,
s'invite dans la demeure,
suspendue aux branches du saule.
Or ,
Allumes la rivière magique
Baignée d’odorantes lianes parasol.
Larmes de crocodile,
Repentez - vous
en doux soupir sous le pont.
Allez- enfants,
aux bras blancs,
descendants le cours du marouani.
Forts,
de fèves bleues –orangées,
Volaient dans le crépuscule rosé.
Pagaie petite soeur
Le rivage approche
Renaissance bleue et or
Un havre,
Sans lave de crapaud,
t'accueille dans le repos ivre.
Concert Ariodante Versailles
La morte
rime avec la note,
à l'opéra royal illuminé.
La morte
rivalise d'amour,
avalé par ariodante.
La morte
Valse avec la vie,
parée de fleurs de lys.
Allégresse,
en mode baroque, les cordes
tendues éclairent les drapés.
Finesse
du velours rivalise de douceur
avec le rouge cramoisi aldante.
La Corte
palpite au son du cor,
Stance épique sous les œillets.
Cymbales
Cymbales éclatantes
Percutent mon essor,
amorti par la tendresse d'une amie.
Résonnent ces rumeurs,
au loin sur un toit fumant.
Les péniches sillonnent la Seine.
Les herbes sauvages,
accrochent les flotteurs,
exalant les saveurs de la sauge.
Le capitaine
Poursuit sa route,
au goût de rhum et de marjolaine.
Les essences
se mélangent aux odeurs
de mazout brut rouille azimuté.
Berce, berce
mon cœur sur un air de mandoline
filaments accrochés à l’ondine.
berceuse,
j'entends le gazouillis
des rouge-gorge des loges .
L'àme est pleine
de musique et de contrepoints,
louant la vie attendrie enfin.
Ecouter l’arbre
Écouter l'arbre
qui respire à petites goulées,
Vert et or à côté de l'arbousier.
Nechama,
esprit des forêts,
bouleverse le temple Epicure.
Écouter , les respirations
de l'arbre, abritant
mon bonheur sucré d'orge.
Aleluliah,
la sagesse divine s'invite à la sève
des arbres en fleurs, blancs et suaves.
Bâton d'anis,
Saveurs acidulées,
je savoure le temps qui passe.
Quiétude du dormeur,
du val renaissant
de sa torpeur des Ardennes.
Arts florissants,
le chant accompagne
ton ombre divine, écrivaine.
Roulent les mots
Suçant l'abricot généreux,
valsant sur le beau danube bleu.
Émotions, courtisées,
enfilées en fines perles
de la mer de Chine abalone.
Amour, amour
Viens nourrir ma paix,
Blottie sous le cerisier couleur café.
Bucoliques, je le suis.
Bucolique, je le resterai.
L'appel de la nature est là.
O vents
O vents,
Venez à mon âme
donner sa force boréale.
Le ciel luit,
de pâles lueurs divines
abritant le narcisse blanc.
L'étincelle
Bat des ailes,
au premier regard de ton iris bleu.
Cet amour,
niché dans le ventre divin,
Caracole dans les épis de blés murs.
Un souffle d'automne,
Imprévu et violent,
Nous berce doucement sans mendier.
Les cerisiers
et les orangers en fleurs
s'arrondissent en gerbes colorées.
Sur le chemin ,
j'avance en quête de narcisse
trônant sur un tas de mousse.
Un dialogue
Baigne la source
Ininterrompue de leurs échanges .
Âmes sœurs,
Elles bâtissent des temples
De justice et de paix.
Rien,
ne décolore leurs voix
rousses et belles sans taches.
Mélodies
Mélodies,
Flânent en mode mineur
au- dessus de Ta Tête rousse
Abricots arbousiers,
dansent dans une sarabande
deh vieni non tardar…
Suzanne,
Étire et suspend son legato,
Ouvrant les forêts magiques.
Comme une forge,
Le ventre s'étire en o.
Le blé mur éclate d'amour sauvage.
Deh vieni …
Suzanne vole pieds nus
Sur l'azur violet et pêche.
Ré –dièse,
Vert de gris , tu rejoins
l' âme soeur assoupie.
Enlacès,
sous l' arbre de liberté,
résonnent les cymbales émerveillées
J’écoute
J'écoute
le chant de l'arbre,
Cythare onyx envoutante.
Pessah 5772
Ensablée,
Loin des roseaux salés,
la colonne avance inquiète.
Psalmodie
Des mélodies ancestrales
Infusées de feuilles et de cailles .
Tombe
La manne sur son linceul
Blanc de lumière saturée .
Nourrissent
Les tresses de blé mûr,
la colonne devenue invisible.
Sa main tendue
Fend l'air en foudre mauvaise
La nuit, les têtes nues.
Le levain
En vain éclate sous le soleil,
De plomb, de foudre et de peste.
Sereins,
Parés d'une robe de Soie anis
S'abreuvent à la source .
Libres
D'entraves de papyrus,
Chacun chasse le vent d'Horus.
Aériens,
Comme l'air éthérée ,
Volent vers la terre canaene.
Chasse- spleen ,
abreuve leurs lèvres
De petales de fleurs de santal.
Leur peau,
En croutes de sel se muent
En étoiles de mer violines .
Fleurs
D'orangers et de tilleul
Embaument de tout leur suc .
divin,
Se gorge de sève curaçao,
Le nouveau né Enivré.
Ivre,
D'un seul souffle
Gagne la rosée du rivage carmin.
A tire d'ailes
Ton Sourire
Grave et lumineux appelle
l'écho de mon âme, sous la tonnelle.
Esquif,
je suis la voie lactée,
Inconnue et douce comme la soie.
Les regards
accouchent sans fin d'aurores,
retenues au fil d’un ciel , pâle féal.
Palpitent,
nos émotions tranquilles
Au fil du fleuve savane vanille.
Débarqués,
aux antiques portiques de la ville,
jouons avec les ombres-belles .
Un bonheur
Profond, au goût de lavande
habite ma bouche de terre fraiche .
De l'autre rive,
ton sourire cabriole,
enivré de bonbons multicolores.
Elohim,
sème un parfum besamim,
nourri de blé, d'orge et de figues.
Baignées,
De mots en sucre d'orge vanille
Nous rions d’éclats de cacao subtils.
Pigeon vole,
enfants et familles dansent
sur un air de pluie joyeuse .
Le Bonheur
S 'invite divine surprise,
d’éclipse en éclipse mutines.
Turandot
Leontine,
Son souffle enflamme , oriflamme
Soyeux, la salle Mandarine.
Piu,
suspend Son Aile, mélodie ébène,
au châle des émotions bleutées.
L'aria,
mélodique basson sonne , vibrato
vol d’oies sauvages intermezzo.
Gronde,
Puis Se dilate , une aile géante blanc azur
aux franges délicates des sourires.
Uni,
Le paterre clame son amour, réclame encore et encore Aphrodite .
Aimée,
La musique nous unit ,clair de lune
Nostalgie romantique de nos récits .
Face,
Contre face ,à la lumière tamisée,
Nos sourires se boivent, anisés.
Jaune d'or,
L'éclat de nos yeux réverbèrent
Le créateur sur nos paroles bénies.
D'un souffle,
L'arabesque des cordes et vents
Nous bercent dans le frémissement .
Vibre,
L'esclave libre ,affranchie du livret
De Puccini séduisant sa princesse.
Battements d'ailes,
Calaf appelle sa belle Turandot
Portant l'amour au bord des mots.
Un mot
Puis un autre ,cascade fraiche
Nous abreuve de narcisses délices .
La montagne noire
Le jour tombe.
L'éclat gris argenté,
découpe la montagne de noir, vêtue.
Montagne ,
Mystérieuse avec ses feux,
En mode majeur, anthracite profond.
Sculpter ,
Le marbre, l'amour décanté.
La sœur, la mère, l'enfant…
La gangue,
couleur neige iceberg,
éclate en feux orangés.
Le pur,
Chasse l'impur,
Kaddosch barouh- hou habite l'onde.
Le soleil ,
Tente une dernière percée.
La montagne brille encore, Persée .
La lumière,
se réfléchit en écailles argentées,
petits entrelacs , gouttelettes .
La montagne d'or
Majestueuse,
épicée de buis et de pins,
La montagne luit d'un vert ombré.
Baigne,
Ses bras, dans les eaux profondes,
Quaternaires ou tertiaires .
Son front ,
Respire sous le soleil.
Ses ravines sommeillent à l'ombre.
Calme,
apaisée par une histoire antique,
Elle respire sous les portiques.
Aime,
les hommes qui s'agitent,
sur ses bordures accueillantes .
douce,
comme le miel blanc ,
de bruyère, elle cajole ses enfants.
Fureur,
des cimes, elle gronde,
sème le tonnerre,puis se radoucit.
Un arc en ciel,
Ceinture son beau front pâle,
L'agitation humaine reprend, en rond.
L'amour,
est là tout autour,
Frêle et fort à la fois, immuable.
Comme L'Echo,
Il se répercute en cascades,
et chercheSon âme sœur.
Signe d'eau ,signe de spiritualité
Des brasses,
Brasses coulées douces, miel
Spirituel, je gôute l'or de la montagne.
Des brassées ,
De fleurs azalées et CoLochintes,
Ornent mon tombeau flottant.
Azurs,
Gardant les cimes ,
M'envoient les cerisiers du renouveau.
Or,
Pâle , frémissant, hésitant ,
Tu tends ta main de justice vers moi.
Agneau,
Venu des steppes et de l'enfer,
Je jette les boucles et lève la Tête .
Ame sœur,
Une pétale d'oranger, baigne,
Mon cou de lys, en pluies de rose.
Mon âme ,
Accrochée au marronnier en fleurs,
Châtoie comme une émeraude au soleil .
Un disque orangé,
Berce mes rêves de mers bleutées,
Tu es là, tout devient possible pour moi.
Je nage,
À l'onde de ces monts teintés ,
de bleu sombre à cette heure.
Une onde,
Pure m'abrite à l'ombre du tamaris,
Espérant gagner le grand rivage.
Des traces,
De pas conduisent à l'autel ,
De mes espérances , kadoch, kadoch.
Une famille,
a poussé au bout de ces racines,
Jeunes pousses couleur fougère .
En reconnaissance,
Je promets de remplir ce bol
D'eau, d'amour et d'humilité .
Demain peut- être ...tout commencera.
Esprit des forets
Loin des lagunes,
couleur sable et violine,
Nous cheminons paisiblement.
Pins,
Saules pleureurs et cèdres du Liban,
Ondoient sous l'effet du vent.
Perdue,
Dans les brumes viriles,
coule une inspiration solaire.
Mes pensées,
S'assemblent par touches,
azur, carmin et Sienne.
Du néant,
Surgit un doux visage ,
Tendre, angélique. une vestale.
Les mains,
Glacées par l'effort, s'affaissent.
Le sang reflue dans mon corps.
Fin de la transe.
Les pigments du Caire irriguent,
Mon cerveau , à flux d'anis et de vermillon.
Un mirage,
S'impose au cœur.
L'esprit bredouille une clameur.
Le mystère,
Chemine , en essences rares,
Fixant les étoiles dans les yeux.
Demain,
Il s'abreuve à la source ,
d'églantine sauvage et de sauge d'été.
En clair-obscur ,
Ton visage sourit,
élargissant la toile jusqu’au ciel pourpre.
HANNA REES
Après mon cours de chant
Flotter sur une feuille de nénuphar,
pétale de rose abandonnée
à ton sourire baigné d'aurore.
Moudre le grain de blé,
fil de soie
accroché au verre luisant.
Palpitante , la cigale agitée
cherche le soleil des yeux,
emplie d'un amour feuillu.
Jeter les idoles
au bas du Mont-Atos.
Palpiter pour kadoch achem.
Dévaler les bois
en quête de toi ,aérienne,
Majestueuse toute drapée de soie.
Vivre et devenir
l'eau salée,
Fluide et paisible espoir bleuté.
Les senteurs de rose
ondoient , sous mon visage
au teint de pêche , ô Chanel sage.
Manche de Mandchourie,
je revis le crépuscule des dieux,
miniatures d'orient sous tes yeux.
Narcisse et Goldmund
Une berceuse yiddish,
emprunte la voie de mon cœur,
yéménite de sable fin à son heure.
A l'Orée du bois,
Goldmund revient de sa quête,
chevalier des forêts vertes.
Kippour est loin,
je l'appelle de mes voeux
Comme une vanité du Titien.
Sur la corde,
entre deux fleuves, souffle
le renouveau du chant céleste.
Là , au loin palpite
Bruits et essences précieuses.
J'arrive au fort de France
Espoirs d'oiseaux sur la branche
Ivres de toi,
Mon vaisseau amiral sur l'omega.
Amour ,
viens aider ma faiblesse,
verse ta bonté comme une croute de sel.
Allons voir la rosée,
luire sur tes joues aimées,
rêvant du jour parfait en été.
Concert de fauré
Concert de Fauré.
L'âme fait l'escalade
sur le toit d'un cerisier en fleurs.
Noire , croche noire.
Double croche.
Le soleil noir vrille et virevolte.
Il est midi.
La joie cabriole,
aux heures ensoleillées.
Tu n'es pas là,
mais ton sourire divin
s'invite au concert théofile Gautier.
Un oranger berce
mon cœur d'une langueur monotone,
né d’une partition vénitienne.
La voix d'un ange
fuse , s’accroche
au châle fuchsia de la chanteuse.
Lumière d’été
la lumière d'été
traverse ton visage,
éclaire les hommes à la lisière.
Cuivrée,
ta voix émeut le bocage bleuté,
éblouit en boucle la salle dorée.
Versée ,
aux confins du basson et du saxon,
tu emportes la joie orangée au loin.
La morte ,
Veni. La canzone flâne en peine
Comme une âme mozartienne.
Fuse ,
la courbe du son de ta voix,
ouate fine sur mon front chenu.
Trille,
vrille –volte aspire l'âme citron,
trône sur un cyprès baryton.
Voiche sapete…
Un , deux, trois.
Emportes ton destin Fresca.
Rivières ,
alanguies, je les vois au loin,
disque carmin aux plus belles heures.
Cordes ,
accrochées au son du cor,
explosent, grandioses , du rossini.
Ooooooooooooo
Aauuuuuuauuuooo
Iiiiiioooou , musiques tsitsitsi forte mia.
Orphée et Eurydice
Orphee et eurydice,
Chœur antique derrière
la tunique vestale.
Ombre du chêne,
Penses à moi
dans ses heures graves.
Sur le bord du Styx,
les cordes ondoient
en roses cuivrées d’onyx.
Vibre, le vibrato
de la nature épanouie,
sur un tapis de feuilles rousses.
Eurdyce …Eurdyce,
des mots chuchotés,
à l'entree du souterrain aux saveurs d’épice.
Amour …amour,
perdu sous le saule,
en pleurs salés en attente d'orphée.
Ballade triste,
souffle sur une bougie
mal éteinte Eurydiste.
Espoirs,
Accents amoureux ,
Triolet réunis sous la fleur du pêcher.
Ah ah ah oh.
Eurydice mozza Voce
Glisse sur l'onde orangée.
Dansent joyeuses,
des villageoises gaies,
gagnées par l'appel de l'été
Réservoir de pluie
Réservoir de pluie,
Épanches- toi
en paillettes d'or adoucies.
La lumière,
s'invite dans la demeure,
suspendue aux branches du saule.
Or ,
Allumes la rivière magique
Baignée d’odorantes lianes parasol.
Larmes de crocodile,
Repentez - vous
en doux soupir sous le pont.
Allez- enfants,
aux bras blancs,
descendants le cours du marouani.
Forts,
de fèves bleues –orangées,
Volaient dans le crépuscule rosé.
Pagaie petite soeur
Le rivage approche
Renaissance bleue et or
Un havre,
Sans lave de crapaud,
t'accueille dans le repos ivre.
Concert Ariodante Versailles
La morte
rime avec la note,
à l'opéra royal illuminé.
La morte
rivalise d'amour,
avalé par ariodante.
La morte
Valse avec la vie,
parée de fleurs de lys.
Allégresse,
en mode baroque, les cordes
tendues éclairent les drapés.
Finesse
du velours rivalise de douceur
avec le rouge cramoisi aldante.
La Corte
palpite au son du cor,
Stance épique sous les œillets.
Cymbales
Cymbales éclatantes
Percutent mon essor,
amorti par la tendresse d'une amie.
Résonnent ces rumeurs,
au loin sur un toit fumant.
Les péniches sillonnent la Seine.
Les herbes sauvages,
accrochent les flotteurs,
exalant les saveurs de la sauge.
Le capitaine
Poursuit sa route,
au goût de rhum et de marjolaine.
Les essences
se mélangent aux odeurs
de mazout brut rouille azimuté.
Berce, berce
mon cœur sur un air de mandoline
filaments accrochés à l’ondine.
berceuse,
j'entends le gazouillis
des rouge-gorge des loges .
L'àme est pleine
de musique et de contrepoints,
louant la vie attendrie enfin.
Ecouter l’arbre
Écouter l'arbre
qui respire à petites goulées,
Vert et or à côté de l'arbousier.
Nechama,
esprit des forêts,
bouleverse le temple Epicure.
Écouter , les respirations
de l'arbre, abritant
mon bonheur sucré d'orge.
Aleluliah,
la sagesse divine s'invite à la sève
des arbres en fleurs, blancs et suaves.
Bâton d'anis,
Saveurs acidulées,
je savoure le temps qui passe.
Quiétude du dormeur,
du val renaissant
de sa torpeur des Ardennes.
Arts florissants,
le chant accompagne
ton ombre divine, écrivaine.
Roulent les mots
Suçant l'abricot généreux,
valsant sur le beau danube bleu.
Émotions, courtisées,
enfilées en fines perles
de la mer de Chine abalone.
Amour, amour
Viens nourrir ma paix,
Blottie sous le cerisier couleur café.
Bucoliques, je le suis.
Bucolique, je le resterai.
L'appel de la nature est là.
O vents
O vents,
Venez à mon âme
donner sa force boréale.
Le ciel luit,
de pâles lueurs divines
abritant le narcisse blanc.
L'étincelle
Bat des ailes,
au premier regard de ton iris bleu.
Cet amour,
niché dans le ventre divin,
Caracole dans les épis de blés murs.
Un souffle d'automne,
Imprévu et violent,
Nous berce doucement sans mendier.
Les cerisiers
et les orangers en fleurs
s'arrondissent en gerbes colorées.
Sur le chemin ,
j'avance en quête de narcisse
trônant sur un tas de mousse.
Un dialogue
Baigne la source
Ininterrompue de leurs échanges .
Âmes sœurs,
Elles bâtissent des temples
De justice et de paix.
Rien,
ne décolore leurs voix
rousses et belles sans taches.
Mélodies
Mélodies,
Flânent en mode mineur
au- dessus de Ta Tête rousse
Abricots arbousiers,
dansent dans une sarabande
deh vieni non tardar…
Suzanne,
Étire et suspend son legato,
Ouvrant les forêts magiques.
Comme une forge,
Le ventre s'étire en o.
Le blé mur éclate d'amour sauvage.
Deh vieni …
Suzanne vole pieds nus
Sur l'azur violet et pêche.
Ré –dièse,
Vert de gris , tu rejoins
l' âme soeur assoupie.
Enlacès,
sous l' arbre de liberté,
résonnent les cymbales émerveillées
J’écoute
J'écoute
le chant de l'arbre,
Cythare onyx envoutante.
Pessah 5772
Ensablée,
Loin des roseaux salés,
la colonne avance inquiète.
Psalmodie
Des mélodies ancestrales
Infusées de feuilles et de cailles .
Tombe
La manne sur son linceul
Blanc de lumière saturée .
Nourrissent
Les tresses de blé mûr,
la colonne devenue invisible.
Sa main tendue
Fend l'air en foudre mauvaise
La nuit, les têtes nues.
Le levain
En vain éclate sous le soleil,
De plomb, de foudre et de peste.
Sereins,
Parés d'une robe de Soie anis
S'abreuvent à la source .
Libres
D'entraves de papyrus,
Chacun chasse le vent d'Horus.
Aériens,
Comme l'air éthérée ,
Volent vers la terre canaene.
Chasse- spleen ,
abreuve leurs lèvres
De petales de fleurs de santal.
Leur peau,
En croutes de sel se muent
En étoiles de mer violines .
Fleurs
D'orangers et de tilleul
Embaument de tout leur suc .
divin,
Se gorge de sève curaçao,
Le nouveau né Enivré.
Ivre,
D'un seul souffle
Gagne la rosée du rivage carmin.
A tire d'ailes
Ton Sourire
Grave et lumineux appelle
l'écho de mon âme, sous la tonnelle.
Esquif,
je suis la voie lactée,
Inconnue et douce comme la soie.
Les regards
accouchent sans fin d'aurores,
retenues au fil d’un ciel , pâle féal.
Palpitent,
nos émotions tranquilles
Au fil du fleuve savane vanille.
Débarqués,
aux antiques portiques de la ville,
jouons avec les ombres-belles .
Un bonheur
Profond, au goût de lavande
habite ma bouche de terre fraiche .
De l'autre rive,
ton sourire cabriole,
enivré de bonbons multicolores.
Elohim,
sème un parfum besamim,
nourri de blé, d'orge et de figues.
Baignées,
De mots en sucre d'orge vanille
Nous rions d’éclats de cacao subtils.
Pigeon vole,
enfants et familles dansent
sur un air de pluie joyeuse .
Le Bonheur
S 'invite divine surprise,
d’éclipse en éclipse mutines.
Turandot
Leontine,
Son souffle enflamme , oriflamme
Soyeux, la salle Mandarine.
Piu,
suspend Son Aile, mélodie ébène,
au châle des émotions bleutées.
L'aria,
mélodique basson sonne , vibrato
vol d’oies sauvages intermezzo.
Gronde,
Puis Se dilate , une aile géante blanc azur
aux franges délicates des sourires.
Uni,
Le paterre clame son amour, réclame encore et encore Aphrodite .
Aimée,
La musique nous unit ,clair de lune
Nostalgie romantique de nos récits .
Face,
Contre face ,à la lumière tamisée,
Nos sourires se boivent, anisés.
Jaune d'or,
L'éclat de nos yeux réverbèrent
Le créateur sur nos paroles bénies.
D'un souffle,
L'arabesque des cordes et vents
Nous bercent dans le frémissement .
Vibre,
L'esclave libre ,affranchie du livret
De Puccini séduisant sa princesse.
Battements d'ailes,
Calaf appelle sa belle Turandot
Portant l'amour au bord des mots.
Un mot
Puis un autre ,cascade fraiche
Nous abreuve de narcisses délices .
La montagne noire
Le jour tombe.
L'éclat gris argenté,
découpe la montagne de noir, vêtue.
Montagne ,
Mystérieuse avec ses feux,
En mode majeur, anthracite profond.
Sculpter ,
Le marbre, l'amour décanté.
La sœur, la mère, l'enfant…
La gangue,
couleur neige iceberg,
éclate en feux orangés.
Le pur,
Chasse l'impur,
Kaddosch barouh- hou habite l'onde.
Le soleil ,
Tente une dernière percée.
La montagne brille encore, Persée .
La lumière,
se réfléchit en écailles argentées,
petits entrelacs , gouttelettes .
La montagne d'or
Majestueuse,
épicée de buis et de pins,
La montagne luit d'un vert ombré.
Baigne,
Ses bras, dans les eaux profondes,
Quaternaires ou tertiaires .
Son front ,
Respire sous le soleil.
Ses ravines sommeillent à l'ombre.
Calme,
apaisée par une histoire antique,
Elle respire sous les portiques.
Aime,
les hommes qui s'agitent,
sur ses bordures accueillantes .
douce,
comme le miel blanc ,
de bruyère, elle cajole ses enfants.
Fureur,
des cimes, elle gronde,
sème le tonnerre,puis se radoucit.
Un arc en ciel,
Ceinture son beau front pâle,
L'agitation humaine reprend, en rond.
L'amour,
est là tout autour,
Frêle et fort à la fois, immuable.
Comme L'Echo,
Il se répercute en cascades,
et chercheSon âme sœur.
Signe d'eau ,signe de spiritualité
Des brasses,
Brasses coulées douces, miel
Spirituel, je gôute l'or de la montagne.
Des brassées ,
De fleurs azalées et CoLochintes,
Ornent mon tombeau flottant.
Azurs,
Gardant les cimes ,
M'envoient les cerisiers du renouveau.
Or,
Pâle , frémissant, hésitant ,
Tu tends ta main de justice vers moi.
Agneau,
Venu des steppes et de l'enfer,
Je jette les boucles et lève la Tête .
Ame sœur,
Une pétale d'oranger, baigne,
Mon cou de lys, en pluies de rose.
Mon âme ,
Accrochée au marronnier en fleurs,
Châtoie comme une émeraude au soleil .
Un disque orangé,
Berce mes rêves de mers bleutées,
Tu es là, tout devient possible pour moi.
Je nage,
À l'onde de ces monts teintés ,
de bleu sombre à cette heure.
Une onde,
Pure m'abrite à l'ombre du tamaris,
Espérant gagner le grand rivage.
Des traces,
De pas conduisent à l'autel ,
De mes espérances , kadoch, kadoch.
Une famille,
a poussé au bout de ces racines,
Jeunes pousses couleur fougère .
En reconnaissance,
Je promets de remplir ce bol
D'eau, d'amour et d'humilité .
Demain peut- être ...tout commencera.
Esprit des forets
Loin des lagunes,
couleur sable et violine,
Nous cheminons paisiblement.
Pins,
Saules pleureurs et cèdres du Liban,
Ondoient sous l'effet du vent.
Perdue,
Dans les brumes viriles,
coule une inspiration solaire.
Mes pensées,
S'assemblent par touches,
azur, carmin et Sienne.
Du néant,
Surgit un doux visage ,
Tendre, angélique. une vestale.
Les mains,
Glacées par l'effort, s'affaissent.
Le sang reflue dans mon corps.
Fin de la transe.
Les pigments du Caire irriguent,
Mon cerveau , à flux d'anis et de vermillon.
Un mirage,
S'impose au cœur.
L'esprit bredouille une clameur.
Le mystère,
Chemine , en essences rares,
Fixant les étoiles dans les yeux.
Demain,
Il s'abreuve à la source ,
d'églantine sauvage et de sauge d'été.
En clair-obscur ,
Ton visage sourit,
élargissant la toile jusqu’au ciel pourpre.
HANNA REES
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1 commentaire
worrell02 · le mardi 21 août 2012 à 15:25
Amicalement
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
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