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Poésie survolant le Nil

Usure

Le jeudi 23 juin 2011 à 11:44, posté par mesangedunil · 189 lectures

Les grappes de lassitude
Ploient sous le poids de la vie,
Les grilles de l'habitude
Freinent la roue de l'envie.

L'usure est là qui assomme,
La commissure se creuse,
Cet avilissement gomme
Ces forces de pauvre gueuse.

Le grand vide s'accumule
En une béante plaie,
La joie si pure s'annule
Sous cette lugubre baie.

Un ocre destin se traîne
Tel un pantin fatigué
Dans la glèbe qui entraîne
Tout le butin amassé.

Ô ! Tant immense est l'écart
Entre Feu jailli au coeur
Et désertique rempart
Du frénétique hâbleur !
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6 commentaires

perceneige · le jeudi 23 juin 2011 à 15:00

On ressent souvent une extrême lassitude à l'aube d'une nouvelle vie...gros bisous ma très chère mésange

domidom · le jeudi 23 juin 2011 à 16:25

Tristesse et solitude, habitude et lassitude, voilà ce qu'il faudrait éviter tout au long de notre vie, mais voilà, ce n'est pas toujours aussi simple, et c'est bien dommage...
J'adore ton quatrième quatrain...
A bientôt de te lire...
Amicalement...
Domie...

mesangedunil · le jeudi 23 juin 2011 à 16:48

Il faut être inspiré, mon éclatente perceneige, pour toujours ainsi trouver les mots adéquats, ceux qui savent rasséréner et encourager, remettre d'aplomb... afin que je puisse inlassablement me "mettre à l'ordre".
Toute mon affection

DIDOU · le jeudi 23 juin 2011 à 19:39

l(usure du temps avec les blessures et les malheurs tres beau poème sur cette érosion de la vie MERCI

Lazhar · le vendredi 24 juin 2011 à 19:05

Mon prénom signifie : chance fleurie !
Puisse cette modeste recette rallumer au moins une petite bougie, par la volonté de Dieu, d'un petit cœur qui se sent las et meurtri !

mesangedunil · le vendredi 24 juin 2011 à 21:16

Oui, ton passage chaleureux et sincère ranime ma flamme, qu'un rayon de pure amitié avait déjà ressuscitée... tel un Lazare !
Touchée que tu aies pris la peine de venir ici, vraiment.
J'ai admiré aujourd'hui ton fort poème sur le cheval.
Fraternelles affections

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