Usure
Les grappes de lassitude
Ploient sous le poids de la vie,
Les grilles de l'habitude
Freinent la roue de l'envie.
L'usure est là qui assomme,
La commissure se creuse,
Cet avilissement gomme
Ces forces de pauvre gueuse.
Le grand vide s'accumule
En une béante plaie,
La joie si pure s'annule
Sous cette lugubre baie.
Un ocre destin se traîne
Tel un pantin fatigué
Dans la glèbe qui entraîne
Tout le butin amassé.
Ô ! Tant immense est l'écart
Entre Feu jailli au coeur
Et désertique rempart
Du frénétique hâbleur !
Ploient sous le poids de la vie,
Les grilles de l'habitude
Freinent la roue de l'envie.
L'usure est là qui assomme,
La commissure se creuse,
Cet avilissement gomme
Ces forces de pauvre gueuse.
Le grand vide s'accumule
En une béante plaie,
La joie si pure s'annule
Sous cette lugubre baie.
Un ocre destin se traîne
Tel un pantin fatigué
Dans la glèbe qui entraîne
Tout le butin amassé.
Ô ! Tant immense est l'écart
Entre Feu jailli au coeur
Et désertique rempart
Du frénétique hâbleur !
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6 commentaires
perceneige · le jeudi 23 juin 2011 à 15:00
domidom · le jeudi 23 juin 2011 à 16:25
J'adore ton quatrième quatrain...
A bientôt de te lire...
Amicalement...
Domie...
mesangedunil · le jeudi 23 juin 2011 à 16:48
Toute mon affection
DIDOU · le jeudi 23 juin 2011 à 19:39
Lazhar · le vendredi 24 juin 2011 à 19:05
Puisse cette modeste recette rallumer au moins une petite bougie, par la volonté de Dieu, d'un petit cœur qui se sent las et meurtri !
mesangedunil · le vendredi 24 juin 2011 à 21:16
Touchée que tu aies pris la peine de venir ici, vraiment.
J'ai admiré aujourd'hui ton fort poème sur le cheval.
Fraternelles affections
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