Toulouse-Lautrec revisité (1864-1901)
Si l'on questionne à l'improviste
Les gens sur Toulouse-Lautrec
On répondra : "c'est un artiste
Vivant au dix-neuvième siècle"
Mais j'ai connu un pauvre mec
Un ignare, mal embouché
Qui répondit presque aussi sec :
"Pour moi Toulouse va gagner !"
Aussi je viens en quelques rimes
Apporter quelques précisions
A ce grand peintre que j'estime
Dont deux villes portent le nom
Henri de Toulouse-Lautrec
Était un comte, un comte bon
Mais il n'avait pas la pastèque
Sous son fameux chapeau melon
Henri était né à Albi
De parents qui ne s'aimaient plus
Si bien qu'encore tout petit
Son père, d'Albi, disparut
Son enfance fut assez douce
Jusqu'à l'âge de ses dix ans
Puis ne grandissant plus d'un pouce
On trouva ça fort inquiétant
On chercha parmi ses ancêtres
Quelque mariage consanguin
Et comme il peignait comme un maître
On pensa au peintre Le Nain
Puis les historiens attribuèrent
La faute aux deux cousins germains
Tels qu'étaient son père et sa mère
Qu'en pense Christine Boutin?
Et comme la plupart des types
Affublés de cette affection
Henri possédait une lippe
Et un nez comme un champignon
Mais pour finir cette check-list
Le pire est gardé pour la fin
Car notre délicat artiste
Zozotait comme un chérubin
Du haut de son mètre cinquante
Il voit défiler les années
Que bésicles, barbe et bacchantes
Viennent bien vite embroussailler
Henri s'installa à Paris
A Montmartre précisément
Près du Chat Noir où chaque nuit
Chantait Aristide Bruant
Il croquait la vie parisienne
Du Moulin-Rouge aux maisons closes
Ou il posait tout nu sans gêne
Sur une plage au sable rose
Il était né pour être peintre
Mais pas à la peinture à l'eau
C'était dans un verre d'absinthe
Qu'il devait tremper son pinceau
Car notre ami aimait bien boire
Boire bien plus qu'il n'est permis
Mais pas boire par désespoir
Boire à la santé de la vie
Il donnait des cours de peinture
A des rombières ingénues
Qui, quand leur main n'était pas sûre
Se disposaient à poser nues
A trente-cinq ans le pauvre homme
Alcoolique au dernier degré
Entra dans un sanatorium
Pour se refaire une santé
A son père rentré en grâce
Cyniquement il aurait dit :
"Vous dont la passion est la chasse
Vous ne manquez pas l'hallali"
Quelques jours après, une étoile
L'entraîna dans le firmament
De l'autre côté de ses toiles
Vivre dans un tableau vivant
Les gens sur Toulouse-Lautrec
On répondra : "c'est un artiste
Vivant au dix-neuvième siècle"
Mais j'ai connu un pauvre mec
Un ignare, mal embouché
Qui répondit presque aussi sec :
"Pour moi Toulouse va gagner !"
Aussi je viens en quelques rimes
Apporter quelques précisions
A ce grand peintre que j'estime
Dont deux villes portent le nom
Henri de Toulouse-Lautrec
Était un comte, un comte bon
Mais il n'avait pas la pastèque
Sous son fameux chapeau melon
Henri était né à Albi
De parents qui ne s'aimaient plus
Si bien qu'encore tout petit
Son père, d'Albi, disparut
Son enfance fut assez douce
Jusqu'à l'âge de ses dix ans
Puis ne grandissant plus d'un pouce
On trouva ça fort inquiétant
On chercha parmi ses ancêtres
Quelque mariage consanguin
Et comme il peignait comme un maître
On pensa au peintre Le Nain
Puis les historiens attribuèrent
La faute aux deux cousins germains
Tels qu'étaient son père et sa mère
Qu'en pense Christine Boutin?
Et comme la plupart des types
Affublés de cette affection
Henri possédait une lippe
Et un nez comme un champignon
Mais pour finir cette check-list
Le pire est gardé pour la fin
Car notre délicat artiste
Zozotait comme un chérubin
Du haut de son mètre cinquante
Il voit défiler les années
Que bésicles, barbe et bacchantes
Viennent bien vite embroussailler
Henri s'installa à Paris
A Montmartre précisément
Près du Chat Noir où chaque nuit
Chantait Aristide Bruant
Il croquait la vie parisienne
Du Moulin-Rouge aux maisons closes
Ou il posait tout nu sans gêne
Sur une plage au sable rose
Il était né pour être peintre
Mais pas à la peinture à l'eau
C'était dans un verre d'absinthe
Qu'il devait tremper son pinceau
Car notre ami aimait bien boire
Boire bien plus qu'il n'est permis
Mais pas boire par désespoir
Boire à la santé de la vie
Il donnait des cours de peinture
A des rombières ingénues
Qui, quand leur main n'était pas sûre
Se disposaient à poser nues
A trente-cinq ans le pauvre homme
Alcoolique au dernier degré
Entra dans un sanatorium
Pour se refaire une santé
A son père rentré en grâce
Cyniquement il aurait dit :
"Vous dont la passion est la chasse
Vous ne manquez pas l'hallali"
Quelques jours après, une étoile
L'entraîna dans le firmament
De l'autre côté de ses toiles
Vivre dans un tableau vivant
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3 commentaires
domi · le mercredi 1 juillet 2015 à 08:10
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 1 juillet 2015 à 10:27
Alors, avec ton Toulouse-Lautrec, je ne suis pas décu, loin de là !!!!
De plus, c'est une chronique érudite et plaisante à lire (comme Domi, je me suis, moi aussi régalé). Parisien, je vais régulièrement au musée d'Orsay où il y a - parmi tous ses autres congénères impressionnistes - au rang des expositions permanentes, des toiles de Lautrec. Quel bonheur. Et puis, j'erre souvent près de la Butte Montmartre, sur ses pas avec, dans ma tête les images et la musique du "Cancan". Alors merci pour ce poème mon ami. Le dernier quatrain est magnifique. J'ai apprécié aussi le quatrain caustique où pour certains "Toulouse" n'évoque qu'une équipe de rugby (ou de foot ?).
En tout cas, je conseille à tous ceux qui ne connaissent pas trop l'artiste de lire vite ton poème. Ils n'ont.....rien à perdre !!!!! (jeux de mot = en anglais : "nothing....to loose", c.a.d. "rien à perdre !"). Amitiés. Je vais m'empresser d'aller lire et commenter une autre de tes revisitations. Bien à toi. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
domidom · le mercredi 1 juillet 2015 à 13:51
Merci pour cette admirable lecture....
Domie/domidom...
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