Aller au contenu
MesPoèmes.net Créer mon site de poésie

Saint-Louis revisité (1214-1270)

Le vendredi 20 novembre 2015 à 15:35, posté par Michel Ernest · 393 lectures

Il rendait la justice hors-les-murs du palais
Il mourut de la peste et fut un saint notoire
Voilà à peu près tout ce qu'il me rappelait
Avant de retremper ma plume dans l'Histoire

Laissez-vous transporter un vingt et un avril
En mil deux cent quatorze, au château de Poissy
Dans sa petite chambre écoutez le babil
Du petit dauphin Louis qui arrive à la vie

Il est le fils du roi Louis, surnommé "Le Lion"
Un homme tout d'un bloc qui battit Jean-sans-Terre
Puis traversa la Manche et, avec sa légion
Fut même parvenu au trône d'Angleterre

Sa mère est Espagnole, elle vient de Castille
Et le soleil rayonne au fond de ses yeux bruns
Même si le destin en quelques banderilles
Frappe le souverain et fait des orphelins

Le petit Louis devient le nouveau roi de France
Il est sacré à Reims encore adolescent
Mais la reine sa mère assure la régence
Jusqu'à sa propre mort, il a alors vingt ans

Lors, le jeune monarque élevé à la dure
Conscient de ses devoirs, attentif à ses droits
Réprime la noblesse, affranchit les obscurs
Et fait rendre justice à l'ombre de la croix

Avec sa fière épouse et ses deux jeunes frères
Il conduit en Égypte une puissante armée
Pour châtier le sultan, qui, en la sainte Terre
De la ville sacrée, a chassé les croisés

Mais à peine arrivée dans le delta du Nil
Après une bataille, à Damiette, gagnée
L'armée est assaillie et compte plus de mille
Soldats exterminés et le roi prisonnier

Pendant plus de deux ans le souverain doit vivre
Aux portes du désert, fatigué, humilié
Sa rançon s'élève à quatre cent mille livres
Elle ne fut versée que grâce aux Templiers

Louis finit par rentrer, mais malgré cet échec
A cinquante-six ans, il repart en croisade
Nous sommes en juillet, le temps est chaud et sec
Quand tout près de Tunis le Saint tombe malade

Que ce soit par la peste ou la dysenterie
Le roi en quelques jours sent que la mort l’emporte
Il décède fin août, loin de son beau pays
Dont il vit s’éloigner les remparts d’Aigues-Mortes

Et ainsi que l’a dit un certain Rutebeuf
"Pourquoi montrer sa foi à en risquer sa vie
Dans un monde lointain comme le fit Louis IX ?
On peut retrouver Dieu sans sortir du pays"
Pas encore de note · connectez-vous pour noter

1 commentaire

guillaume · le dimanche 22 novembre 2015 à 01:01

bonsoir,il est beau ton poème,et il est bien écrit.amicalement. http//.www.mes poèmes.net/funky571/

Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.