Aller au contenu
MesPoèmes.net Créer mon site de poésie

Henri II revisité (1519-1559)

Le mercredi 7 juin 2017 à 17:39, posté par Michel Ernest · 213 lectures

Henri II est un roi moyennement célèbre
Qui aimait les tournois, dit-on, aveuglément
Loin des grandes pompes, si ce n'est que funèbres
Il rentre dans l'histoire un peu par accident

Ce prince naît un jour de mil cinq cent dix-huit
Fils de François Ier et de Claude de France
Son prénom lui vient de son parrain Henry VIII
Car du père François il est l'ami d'enfance

Mais s'il est un grand roi, que dis-je, un empereur
Qui n'est pas camarade avec le roi céans
C'est le grand Charles-Quint, qui pour le sien malheur
Rayonne sur l'Europe et sur les océans

L'Empereur à Pavie a gagné la bataille
François et ses enfants sont donc faits prisonniers
Alors pendant cinq ans, Henri, vaille que vaille
Vit à l'heure espagnole en sa prison dorée

Quelques années plus tard on marie notre prince
A une florentine appelée Médicis
Les alliances ont lieu dans l'extrême province
Quand vient ce jour d'aout mil cinq cent trente-six

François, le frère aîné de Henri, dont on parle
S'éteint soudainement et neuf ans après lui
Trépasse le cadet, son jeune frère, Charles
Le père seulement trois années leur survit

A vingt-neuf ans, Henri, devient maître des lieux
Il bouscule la Cour, à son père trop liée
Il éjecte l'amante, Anne de Pisseleu
Pour mieux la remplacer par Diane de Poitiers

La reine Catherine en douze années lui donne
Dix enfants dont trois fils et la belle Margot
De quoi renouveler sainement la couronne
En cas de défaillance au niveau des égos

Henri II part en guerre à propos de Boulogne
Qu'occupent les Anglais d'une bonne foi feinte
Si de les déloger est facile besogne
Plus dur est de bouter l'empereur Charles-Quint

Les protestants, du coup, contre le roi se liguent
Or le royal guerrier sur ce front encor gagne
L'empereur Charles-Quint que ces guerres fatiguent
A jamais se retire en un couvent d'Espagne

Mais la consternation au pays est immense
Lorsqu'on apprend que la ville de Saint-Quentin
Qui protégeait le Nord jusqu'à l'Île-de-France
Tombe entre les mains de l'ennemi d'outre-Rhin

Henri II fait appel alors au duc de Guise
Qui ferraillait en vain au nord de l'Italie
Et quelques mois après la cité est reprise
Et le Duc, de Calais, chasse enfin l'ennemi

Le roi signe la paix à Cateau-Cambrésis
Puis, en la capitale, un tournoi, organise
Mais au cours d'une joute avec Montgomery
Celui-ci lui décoche une touche imprécise

Le monarque blessé à l'œil gauche se meurt
Bien qu'Ambroise Paré, studieusement l'opère
Mais la plaie est profonde et lentement le cœur
Arrête d'irriguer ses royales artères
Pas encore de note · connectez-vous pour noter

1 commentaire

aurorefloreale · le jeudi 8 juin 2017 à 20:12

J'aime ces poèmes sur fonds d'histoire!

Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.