Promenade
POÈMES À LA SUITE
XII
PROMENADE
M’en suis allée tantôt promener, ne vous plaise,
Et l'Âme m'alléger des misères amères.
J’ai entendu le vent enchanter la falaise,
Et vu les moutons noirs goûter dans les bruyères.
Le soleil s’estompait dans l’espace du temps,
Dilué dans un bleu délavé, comme éteint.
Son disque pâle d'or jetait timidement
Un court rayon diffus et doux, comme contraint.
Des mouettes glissaient leurs ailes dans le vent
Pour regagner la terre après un bout de pêche,
Et la becquée servir à leurs petits nichant
Dans un creux de rocher, garni de pierre sèche.
L’océan s’étalait en robe de métal.
Un téméraire esquif fuyait dans l’horizon
Scintillant et soumis, mystérieux, fatal,
Liseré vaporeux qui faisait le dos rond.
Mon regard s’est perdu dans l’espace infini
Qui dilate en troublant l’âme que bouleverse
Dans ma vie cet instant, nonobstant mon déni,
D’un appel m’emportant, sur une voix qui berce,
Vous rejoindre là haut, Vous qui m'avez chéri.
Page 14
Cannes le 9 Septembre 2012
M.A.B.M.
Droits Réservés
XII
PROMENADE
M’en suis allée tantôt promener, ne vous plaise,
Et l'Âme m'alléger des misères amères.
J’ai entendu le vent enchanter la falaise,
Et vu les moutons noirs goûter dans les bruyères.
Le soleil s’estompait dans l’espace du temps,
Dilué dans un bleu délavé, comme éteint.
Son disque pâle d'or jetait timidement
Un court rayon diffus et doux, comme contraint.
Des mouettes glissaient leurs ailes dans le vent
Pour regagner la terre après un bout de pêche,
Et la becquée servir à leurs petits nichant
Dans un creux de rocher, garni de pierre sèche.
L’océan s’étalait en robe de métal.
Un téméraire esquif fuyait dans l’horizon
Scintillant et soumis, mystérieux, fatal,
Liseré vaporeux qui faisait le dos rond.
Mon regard s’est perdu dans l’espace infini
Qui dilate en troublant l’âme que bouleverse
Dans ma vie cet instant, nonobstant mon déni,
D’un appel m’emportant, sur une voix qui berce,
Vous rejoindre là haut, Vous qui m'avez chéri.
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Cannes le 9 Septembre 2012
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7 commentaires
salus · le dimanche 2 février 2014 à 09:49
C'est beau et musical !
(le troisième vers du deuxième quatrain compte 13 syllabes)
A te (vous ?) lire,
Salus
José · le dimanche 2 février 2014 à 11:32
Amitiés.
salus · le lundi 3 février 2014 à 06:41
- le vers est corrigé, mais pas l’aumône d'une parole...
Salut,
Salus
micheline1940 · le mardi 4 février 2014 à 08:00
http://www.mespoemes.net/micheline1940 Je vous remercie, José, pour votre sensible ressenti à mon texte.Bien heureuse journée à Vous ! micheline.
micheline1940 · le mardi 4 février 2014 à 08:04
http://www.mespoemes.net/micheline1940 Merci de vos indications, Salus, et chapeau bas au poète de la rigueur. Excellente journée à Vous. Micheline.!
micheline1940 · le samedi 15 février 2014 à 15:11
http://www.mespoemes.net/micheline1940 - Voici, Salus que j'ai retouché au plus juste plusieurs vers de ce texte, et je dois vous dire que depuis le premier jour du premier poème de ma vie, j'emploie la diérèse, ce qui peut fausser le compte du nombre de pieds. Un seul vers me donne encore soucis, le second du dernier quatrain: Dilatant mon âme, troublée, et bouleverse ... Qu'en pensez-vous ?
A bientôt Cher Poète ! Amitiés de Mi.
salus · le samedi 15 février 2014 à 17:48
Chère Micheline, l'emploi de la diérèse obéit à des impératifs étymologiques auxquels je ne souscrit pas, ainsi que je m'en explique dans un texte que je crois vous avoir déjà proposé(Louche mage 15/05/2013)
- concernant le rythme, ne vous inquiétez pas, je lis très bien Baudelaire et Lamartine, avec leurs diérèses !
Vous avez raisons de vous chagriner pour ce vers ; en plus de ce présent qu'on attend pas et qui me réjouirait plutôt, il se passe que, de même qu'à votre deuxième vers, un "E" non élidé et obligatoirement prononçable s'emmêle avec la césure !
Ce procédé, proscrit par la règle, est à mon sens utilisable, avec d'infinies précautions...
Vous écrivez très bien, votre plume à du souffle,et des choses à dire ! Vous auriez tout à gagner d'apprendre, quitte à faire ensuite ce que bon vous en semble, toutes les subtilités et les rigueurs de la poésie classique, et d'en comprendre le pourquoi ; à vous lire, on sent bien qu'il n'y manque guère !
Amitié à Mi,
Salus
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