Chagrin
POÈMES À LA SUITE
VI
CHAGRIN
Qui seras-tu pour moi, Toi qui sais le bonheur,
Et abordes sans peur ces plages de douleur ?
Au-delà de la mer et des confins du Monde,
Au-delà des pays et de la Terre ronde ?
Bien au-delà du Ciel en sa voûte infinie ?
Aux rêves d'Au-delà, éperdus de ma vie ?
Un douloureux chagrin s’éternise en mon cœur,
Asservi dans l’abîme, enlisé dans la peur.
Ô frémissants regrets ! Vous, souvenirs charmants !
Tout l’amour de ma vie et ses soleils dormants !
Tu dilates, doux cœur, jusqu’à te déchirer,
Et sans larmes ne puis, ces beautés, exaucer.
Ces moments du bonheur me laissant empêchée,
Qui me font comparer, de ma vie dévastée,
Ma légèreté d’Âme au passé du Cher Temps,
De l'Amour, que la Mort a tué pour longtemps,
Et le fol abandon, en ces heures d’études,
De mon crâne éclaté en ses incertitudes !
La brume sur mes yeux s’emperle d’amertume.
À quoi bon vivre encor cette vie d’infortune ?
Corrodé fut mon corps aux sels des grands chagrins,
Qui eut raison d’un cœur face aux vils malandrins.
Désenchanté, ce cœur encor bat la breloque,
Ce muscle du chagrin, sans cesse en soliloque …
Page 8
Cannes, le 14 Août 2012
M.A.B.M.
Droits Réservés
VI
CHAGRIN
Qui seras-tu pour moi, Toi qui sais le bonheur,
Et abordes sans peur ces plages de douleur ?
Au-delà de la mer et des confins du Monde,
Au-delà des pays et de la Terre ronde ?
Bien au-delà du Ciel en sa voûte infinie ?
Aux rêves d'Au-delà, éperdus de ma vie ?
Un douloureux chagrin s’éternise en mon cœur,
Asservi dans l’abîme, enlisé dans la peur.
Ô frémissants regrets ! Vous, souvenirs charmants !
Tout l’amour de ma vie et ses soleils dormants !
Tu dilates, doux cœur, jusqu’à te déchirer,
Et sans larmes ne puis, ces beautés, exaucer.
Ces moments du bonheur me laissant empêchée,
Qui me font comparer, de ma vie dévastée,
Ma légèreté d’Âme au passé du Cher Temps,
De l'Amour, que la Mort a tué pour longtemps,
Et le fol abandon, en ces heures d’études,
De mon crâne éclaté en ses incertitudes !
La brume sur mes yeux s’emperle d’amertume.
À quoi bon vivre encor cette vie d’infortune ?
Corrodé fut mon corps aux sels des grands chagrins,
Qui eut raison d’un cœur face aux vils malandrins.
Désenchanté, ce cœur encor bat la breloque,
Ce muscle du chagrin, sans cesse en soliloque …
Page 8
Cannes, le 14 Août 2012
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7 commentaires
salus · le mardi 4 février 2014 à 08:31
Chère Micheline, vos vers sont proches d'une poésie châtiée, et l'émotion en sourd, vous lire est un plaisir, cependant je ne saurais trop vous conseiller l'étude attentive de votre art, car le détail fausse l'ensemble, et il n'est pas de texte que je ne relève quelque erreur de rythme
Or, si vous semblez vous affranchir, comme bien des poètes modernes, du hiatus, des contraintes de la césure, comme du"E" muet, les fautes de métrique m'apparaissent inintentionnelles.
- Ne vous méprenez pas : c'est la qualité de vos vers qui me pousse à m'autoriser ces réflexions !
Amicalement,
Salus
bluegirl · le mardi 4 février 2014 à 20:08
Amitiés poétiques.
Lola. (bluegirl)
salus · le mardi 4 février 2014 à 21:47
Prenez courage ! Au début, on semble perdre beaucoup de temps, puis les choses se mettent en place, et on finit par faire (à peu près) ce qu'on veut !
Pour votre texte, s'agissant uniquement de métrique, et compte tenu du fait que toutes les liaisons se doivent faire, et que tout "e" muet se doit prononcer, on relève :
- 13 "pieds" au troisième vers du deuxième sizain.
- 13 "pieds" au premier vers du troisième sizain.
- 13 "pieds" à l'avant-dernier vers
- 11 "pieds" au dernier.
(J'adore : "De l'amour que la mort a tué pour longtemps"
même si la rime "longtemps / temps n'est qu'une forme de répétition...)
Bien à vous,
Salus
micheline1940 · le mercredi 5 février 2014 à 19:56
http://www.mespoemes.net/micheline1940 Je remercie Lola pour son intérêt toujours si délicatement amical, et qui ressent toute la souffrance que ces vers révèlent. Sentiments amicaux et poétiques de Micheline.
micheline1940 · le mercredi 5 février 2014 à 20:10
http://www.mespoemes.net/micheline1940 Bonsoir Salus ! Je n'en reviens toujours pas de votre adoration pour un vers amour/mort. Ou peut-être oui ! Deux violences qui s'affrontent, l'une des délices et l'autre de l'affliction, celle qui peut vous mener au tombeau ...
"Dans une terre grasse et pleine d'escargots, Je veux creuser moi-même une tombe profonde, Où je puisse à loisir étaler mes vieux os,Et dormir dans l'oubli, comme un requin dans l'onde"...Ch.B.
Je vais tenir compte de vos avis et vous remercie de votre attentive lecture. Micheline
raphaelle13 · le mercredi 5 février 2014 à 20:30
Merci pour ce partage et vos poèmes agréables à lire, j'aime votre façon d'écrire...
Amicalement, Raphaëlle.
http://www.mespoemes.net/raphaelle13
micheline1940 · le jeudi 6 février 2014 à 05:04
http://www.mespoemes.net/micheline1940 Merci à vous Raphaëlle ! Bonne nuit !!! Micheline3
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