Au rythme de ton pas ...
POÈMES À LA SUITE
LXXI
AU RYTHME DE TON PAS
Au rythme de ton pas, j’allais le cœur battant
Ivre d’un doux amour, étonné et content.
Et je m’imaginais que nous irions heureux,
Sans jamais supporter le joug des malheureux.
Il est vrai que la vie nous apportait le rire,
Pur bonheur, passion. Rien n’annonçait le pire.
Et pourtant ! J’ai tremblé de te voir décliner,
T’étioler lentement, puis enfin te coucher
Pour attendre la mort, cet impérieux drame
Qui te bloquait au quai pour la dernière rame.
Au rythme des journées, j’allais le cœur battant
Au chevet du malheur, tenir des heures durant
Ta main glacée, tremblante et pâle comme un cierge,
Que rien ne réchauffait. Tu stagnais dans un piège
Qui, peu à peu, serrait les cordons d’une nasse
Qu’inexorablement te jetais dans l’impasse.
La Camarde têtue ne lâcha pas sa prise.
Rien ne te protégeait de sa terrible emprise.
Aucun soin diligent n’eût raison de sa force.
Elle te pris la nuit, nous séparant de force.
Page 77
Cannes le 22 Décembre 2013
M.A.B.M.
Droits Réservés
LXXI
AU RYTHME DE TON PAS
Au rythme de ton pas, j’allais le cœur battant
Ivre d’un doux amour, étonné et content.
Et je m’imaginais que nous irions heureux,
Sans jamais supporter le joug des malheureux.
Il est vrai que la vie nous apportait le rire,
Pur bonheur, passion. Rien n’annonçait le pire.
Et pourtant ! J’ai tremblé de te voir décliner,
T’étioler lentement, puis enfin te coucher
Pour attendre la mort, cet impérieux drame
Qui te bloquait au quai pour la dernière rame.
Au rythme des journées, j’allais le cœur battant
Au chevet du malheur, tenir des heures durant
Ta main glacée, tremblante et pâle comme un cierge,
Que rien ne réchauffait. Tu stagnais dans un piège
Qui, peu à peu, serrait les cordons d’une nasse
Qu’inexorablement te jetais dans l’impasse.
La Camarde têtue ne lâcha pas sa prise.
Rien ne te protégeait de sa terrible emprise.
Aucun soin diligent n’eût raison de sa force.
Elle te pris la nuit, nous séparant de force.
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Cannes le 22 Décembre 2013
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10 commentaires
twogy18 · le samedi 1 mars 2014 à 04:36
Guy · le samedi 1 mars 2014 à 10:55
En parler, si magnifiquement, est certainement une forme d'exutoire.
Amicales pensées
----
http://www.mespoemes.net/renato
bluegirl · le samedi 1 mars 2014 à 13:37
Amitiés poétiques.
micheline1940 · le samedi 1 mars 2014 à 20:42
http://www.mespoemes.net/micheline1940 - Oui twogy, c'est infiniment inhumain, et je ne souhaite cette douleur à personne !
Merci de votre passage et de votre mot compatissant. Micheline
micheline1940 · le samedi 1 mars 2014 à 20:50
http://www.mespoemes.net/micheline1940 - Comme vous l'écrivez si justement, Guy, et se sentir coupée en deux jusqu'à la fin de son existence est tout à fait insupportable et on ne s'y habitue jamais ! Je vous remercie de votre sensible passage. Bien amicalement, Micheline
micheline1940 · le samedi 1 mars 2014 à 20:55
http://www.mespoemes.net/micheline1940 - La douceur est tout ce qu'il nous reste. La vie nous a broyé après un pareil drame ...
Un grand merci à bluegirl pour sa sollicitude. Micheline
raphaelle13 · le dimanche 2 mars 2014 à 09:14
accompagné d'une grande délicatesse.
Le troisième quatrain est empli d'une telle force et les nombreuses métaphores sont très belles. L'amour enfin, est le souffle de ces vers...
A bientôt pour se lire Micheline,
Amitiés, bises poétiques, Raphaëlle
micheline1940 · le dimanche 2 mars 2014 à 20:13
http://www.mespoemes.net/micheline1940 Ô ma Chère Raphaëlle, comme vous soulignez bien ce souffle qui m'étouffe !
Amitié sincères de Micheline
domidom · le dimanche 2 mars 2014 à 22:14
Au plaisir de te lire...
Mes amitiés, Domie..
http://www.mespoemes.net/domidom
oliverjane1950 · le lundi 3 mars 2014 à 15:17
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
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