Vers Le Pays Des Songes
MÉLANCOLIES
LIII
VERS LE PAYS DES SONGES
Pour dépasser l’horreur de la sourde douleur,
Quand l’inquiétude au cœur plante son aiguillon,
Vite j’appareille pour le pays des songes,
Chimères de mes nuits aux indicibles joies.
Hissant haut les couleurs, bannière frémissante,
Étendard de mon âme en souffrance plaintive,
Sous l’alizé berceur aux savantes caresses,
Ma nef au large fuit sur l’onde vagabonde.
Mâts droits et altiers frôlant le bleu du ciel,
Dressent voiles hardies, ces épousées d’Éole,
Et se creuse la vague arrondissant le dos,
Pour porter sans faillir mon beau navire école
De l’authentique et pur, unique et bel amour,
Au cristallin des eaux de la première source,
Où je vais, certain soir, y puiser largement
Forces et courage qui m’aideront à vivre.
Mon navire ! Berceau de mes fabuleux rêves,
Tu fends la lame verte ourlée de blanche écume,
D’où jaillissent, chantant, les dauphins facétieux,
Caracolant joyeux contre ta coque brune.
Et au-dessus, l’azur, tendu comme une toile
Dans l’air vivifiant chargé d’embruns légers,
S’en va rejoindre au loin, l’horizon qui scintille
Sous un vaste arc-en-ciel en triomphe érigé.
Prose Alexandrine
Page 83
Cannes, le 21 Décembre 2008
M.A.B.M.
Droits Réservés
LIII
VERS LE PAYS DES SONGES
Pour dépasser l’horreur de la sourde douleur,
Quand l’inquiétude au cœur plante son aiguillon,
Vite j’appareille pour le pays des songes,
Chimères de mes nuits aux indicibles joies.
Hissant haut les couleurs, bannière frémissante,
Étendard de mon âme en souffrance plaintive,
Sous l’alizé berceur aux savantes caresses,
Ma nef au large fuit sur l’onde vagabonde.
Mâts droits et altiers frôlant le bleu du ciel,
Dressent voiles hardies, ces épousées d’Éole,
Et se creuse la vague arrondissant le dos,
Pour porter sans faillir mon beau navire école
De l’authentique et pur, unique et bel amour,
Au cristallin des eaux de la première source,
Où je vais, certain soir, y puiser largement
Forces et courage qui m’aideront à vivre.
Mon navire ! Berceau de mes fabuleux rêves,
Tu fends la lame verte ourlée de blanche écume,
D’où jaillissent, chantant, les dauphins facétieux,
Caracolant joyeux contre ta coque brune.
Et au-dessus, l’azur, tendu comme une toile
Dans l’air vivifiant chargé d’embruns légers,
S’en va rejoindre au loin, l’horizon qui scintille
Sous un vaste arc-en-ciel en triomphe érigé.
Prose Alexandrine
Page 83
Cannes, le 21 Décembre 2008
M.A.B.M.
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4 commentaires
Guy · le mardi 22 avril 2014 à 09:10
C'est un voyage tellement agréable. Merci.
Amitiés. Guy
http://www.mespoemes.net/renato
larose · le mardi 22 avril 2014 à 13:50
J'aime traverser votre jardin parfumé, je cueille des mots embaumés et mon coeur est émerveillé par votre écrit!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Amitiés
domidom · le mardi 22 avril 2014 à 21:02
Merci pour ce bel instant poétique...
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
micheline1940 · le mercredi 23 avril 2014 à 12:05
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Je Vous remercie bien sincèrement, Cher Guy, très Douce Larose, et Domie la Sage, pour Votre lecture de ce texte d'évasion ... qui s'en est allé vous rencontrer pour ne pas mourir !
Toute ma sincère Amitié, et mille bons Voeux à Vous Trois pour cette belle journée !
Micheline
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