Cauchemar
POÈMES À LA SUITE
XXVII
CAUCHEMAR
Dans un pays cendreux, éteint, sans avenir,
Où Nature jamais n’essaiera de venir,
Où même la Beauté ne saurait apparaître,
Où les choses du cœur ne pourront même naître,
Où l’Esprit pur et franc jamais ne s’ouvrira,
Et l’Âme inquiète, ne s’aventurera
Sur la terre poudreuse et morte en désespoir,
Qui s’étend, se déverse en un vaste entonnoir…
Explorant ma mémoire en quête du bonheur,
Je cheminais ainsi, dans l’extrême douleur,
Les pieds dans les cailloux, les yeux levés au Ciel,
Essayant d’occulter ce chaos nonpareil,
Que nul tiède soleil ne venait réchauffer.
Tout était froid et nu, morne à faire douter
Des splendeurs que je sus en d’autres temps et lieux,
Forêts, bois et vallons, rivières aux milieux,
Rapides déversant des murmures aux coeurs,
Réanimant l’espace, apaisant toutes peurs !
J’allais donc, arpentant ce royaume de cendre,
Et mes pas douloureux me poussaient à descendre
La bien sinistre pente en pierraille coupante,
Qui torturait le corps et mon âme croyante.
Je subissais souffrance endurée en martyre,
Priant Dieu qu’il me fit sortir de ce délire.
Alors que je pleurais ce pays dévasté,
Au détour d’un bosquet, lui-même calciné,
Je tombais à genoux et me désespérais
Quand le Ciel prit pitié, et je me réveillais.
Page 30
Le 18 Janvier 2013
M.A.B.M.
Droits Réservés
XXVII
CAUCHEMAR
Dans un pays cendreux, éteint, sans avenir,
Où Nature jamais n’essaiera de venir,
Où même la Beauté ne saurait apparaître,
Où les choses du cœur ne pourront même naître,
Où l’Esprit pur et franc jamais ne s’ouvrira,
Et l’Âme inquiète, ne s’aventurera
Sur la terre poudreuse et morte en désespoir,
Qui s’étend, se déverse en un vaste entonnoir…
Explorant ma mémoire en quête du bonheur,
Je cheminais ainsi, dans l’extrême douleur,
Les pieds dans les cailloux, les yeux levés au Ciel,
Essayant d’occulter ce chaos nonpareil,
Que nul tiède soleil ne venait réchauffer.
Tout était froid et nu, morne à faire douter
Des splendeurs que je sus en d’autres temps et lieux,
Forêts, bois et vallons, rivières aux milieux,
Rapides déversant des murmures aux coeurs,
Réanimant l’espace, apaisant toutes peurs !
J’allais donc, arpentant ce royaume de cendre,
Et mes pas douloureux me poussaient à descendre
La bien sinistre pente en pierraille coupante,
Qui torturait le corps et mon âme croyante.
Je subissais souffrance endurée en martyre,
Priant Dieu qu’il me fit sortir de ce délire.
Alors que je pleurais ce pays dévasté,
Au détour d’un bosquet, lui-même calciné,
Je tombais à genoux et me désespérais
Quand le Ciel prit pitié, et je me réveillais.
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Le 18 Janvier 2013
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12 commentaires
raphaelle13 · le dimanche 4 mai 2014 à 21:32
Un royaume de cendre où l'on erre au rythme du cauchemar...
Beau et noir, merci du partage, amitiés poétiques, Raphaëlle.
http://www.mespoemes.net/raphaelle13
oliverjane1950 · le dimanche 4 mai 2014 à 23:05
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
micheline1940 · le lundi 5 mai 2014 à 01:45
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Merci Amie Raphaëlle, Poétesse raffinée, dont la peine de me lire m'est un grand compliment ! Amitié sincère, Micheline
micheline1940 · le lundi 5 mai 2014 à 01:56
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Ah ! Cher Oliver ! L'Amour, quel Univers ! À l'atteindre, il faut quelques fois peiner, et à le garder lorsque l'âme est pure, rien de plus facile. Mais l'ignominieuse faucheuse vous ôte le sourire, comme cela, d'un seul coup ! juste pour contraindre à la douleur les malheureux que nous devenons après son forfait ... Merci d'être passé me voir, et c'est toujours un grand plaisir de vous lire ! Amicale bonne nuit à Vous, Oliver, et mes meilleures amitiés. Micheline
Philip de Berg (jardin de lune° · le lundi 5 mai 2014 à 08:30
Je ne saisissais pas, de prime abord, à la lecture des premiers quatrains, où allait nous conduire cette promenade dans un monde gris, cendreux... Description aux confins du surréalisme parfois, chaos tantôt baudelairien, parfois rimbaldien. Et puis, le réveil ! Ton poème est-il le reflet d'un cauchemar personnel ou une pure invention de ton esprit. Peu importe, le poème est beau. Amitiés. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Guy · le lundi 5 mai 2014 à 09:43
C'est sombre et beau.
Amitiés. Guy
http://www.mespoemes.net/renato
larose · le lundi 5 mai 2014 à 10:44
Un vrai régale!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Biz
domidom · le mardi 6 mai 2014 à 11:47
C'est un bel écrit, bien imagé....
A vous lire....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
micheline1940 · le mercredi 7 mai 2014 à 03:09
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Savez vous Philip que mes nuits sont riches d'images incroyables, et mes rêves, quand ils prennent la voie royale, sont extraordinaires, et il m'est presque difficile de les raconter tant l'extraordinaire est justement fantastique ! Une nuit je fus saisie par des écharpes d'étoiles en tourbillons qui venaient s'engouffrer dans ma bouche ... C'était tout à fait saisissant et impressionnant ! D'autrefois, quelques cauchemars sont si terribles, qu'ils réussissent à me réveiller ! C'est dire leur violence! Je suis gâtée ou punie des Dieux, c'est selon ! Merci de votre passage sur mes lignes, et de votre appréciation toujours si amicale ! Bonne nuit à Vous Philip ! Sincère amitié, Micheline
micheline1940 · le mercredi 7 mai 2014 à 03:24
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Il me fut bien difficile de m'extraire de cet abîme de cendre, mais fort heureusement, tout a une fin, même les pires cauchemars ! Merci de votre lecture, Guy, et bien amicalement, Micheline
micheline1940 · le mercredi 7 mai 2014 à 03:27
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Merci Larose d'être passée me voir ! Bien amicalement, Micheline
micheline1940 · le mercredi 7 mai 2014 à 03:32
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Bonsoir Domie ! Il est vrai que certains rêves marquent de leur empreinte l'esprit fatigué par une nuit tourmentée ... Merci de votre approbation qui me touche ! Amitié de Micheline
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