En Mémoire De L'Adieu
MÉLANCOLIES
XLIII
EN MÉMOIRE DE L’ADIEU
Dépassant le pesant et l’atterrant chagrin,
Des larmes et sanglots, de l’horreur de ma vie,
L’émotion, ce jour, étreint toute mon âme,
Et mes yeux, las, s’embuent du moindre souvenir.
Je ne puis me résoudre à entreprendre route,
Et laisser, loin derrière, un passé tant chéri !
Rien n’égale en regrets nos si belles années,
Bercées d’attentions, de rires et tendresses,
Ces corbeilles jolies enrubannées d’amour,
Où toujours j’ai cueilli des fleurs encor plus belles.
Dans le meuble à vitrine, un souvenir précieux,
Sur patelle d’argent un camélia pourpré
D’une intacte beauté, conservé de la gerbe
Qu’à profusion j’ai redisposée autour
De ton gisant glacé, avant que l’on referme
Le couvercle pesant, sur Toi, mon Ange aimé.
Et lorsque, quelquefois, de ce cher mausolée,
J’en entrouvre l'huis qui rechigne en grinçant,
Mon regard se perd dans le velours des pétales,
Se fondant au dessin délicat des pistils.
Alors, à ce moment, un fulgurant éclair
Me ramène à l’instant douloureux de l’Adieu,
À mon dernier baiser sur ta lèvre de pierre,
Et ta paupière close en toute éternité.
Prose Alexandrine
Page 72
Cannes, le 21 Septembre 2008
M.A.B.M.
Droits Réservés
XLIII
EN MÉMOIRE DE L’ADIEU
Dépassant le pesant et l’atterrant chagrin,
Des larmes et sanglots, de l’horreur de ma vie,
L’émotion, ce jour, étreint toute mon âme,
Et mes yeux, las, s’embuent du moindre souvenir.
Je ne puis me résoudre à entreprendre route,
Et laisser, loin derrière, un passé tant chéri !
Rien n’égale en regrets nos si belles années,
Bercées d’attentions, de rires et tendresses,
Ces corbeilles jolies enrubannées d’amour,
Où toujours j’ai cueilli des fleurs encor plus belles.
Dans le meuble à vitrine, un souvenir précieux,
Sur patelle d’argent un camélia pourpré
D’une intacte beauté, conservé de la gerbe
Qu’à profusion j’ai redisposée autour
De ton gisant glacé, avant que l’on referme
Le couvercle pesant, sur Toi, mon Ange aimé.
Et lorsque, quelquefois, de ce cher mausolée,
J’en entrouvre l'huis qui rechigne en grinçant,
Mon regard se perd dans le velours des pétales,
Se fondant au dessin délicat des pistils.
Alors, à ce moment, un fulgurant éclair
Me ramène à l’instant douloureux de l’Adieu,
À mon dernier baiser sur ta lèvre de pierre,
Et ta paupière close en toute éternité.
Prose Alexandrine
Page 72
Cannes, le 21 Septembre 2008
M.A.B.M.
Droits Réservés
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
13 commentaires
Larose · le mardi 12 août 2014 à 21:38
beaucoup de tendresse, de charme dans vos jolis vers!!
bonne soirée chère amie!
Marie!
micheline1940 · le mardi 12 août 2014 à 21:39
Marie!
micheline1940 · le mercredi 13 août 2014 à 02:40
Mille amitiés,
Micheline.
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Domidom · le mercredi 13 août 2014 à 21:16
(Un hiatus)...
14em vers...(j'ai-à profusion)...
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/andredauphin
micheline1940 · le samedi 16 août 2014 à 06:19
Merci à vous d'être passée, excellent week-end, et mes très amicales pensées !
Micheline.
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Guy · le samedi 30 août 2014 à 09:18
Vous avez, dans la tristesse de ces souvenirs, écrit là de biens beaux vers, comme toujours.
Amitiés
Cerise · le dimanche 31 août 2014 à 11:27
Me revoilà parcourant vos vers tout en pudeur et délicatesse...toujours.
On rentre dans votre espace de la même manière et l'on ressort sur la pointe des pieds...touchée par tant d'émotions si finement ciselées.
Votre entourage sait-il seulement la richesse qui vous habite ?
Bien amicalement,
Béatrice
Micheline 1940 · le lundi 1 septembre 2014 à 05:48
Toutes mes amitiés, Guy !
Micheline.
Micheline · le lundi 1 septembre 2014 à 06:12
J'ai eu plaisir à vous retrouver sur ma page, et votre texte si amical m'a émue. J'ai un seul enfant, une fille qui ne fait aucun cas de ce que je puis écrire, et n'éprouve pas de sentiment aux vers que je compose ... Jamais elle ne s'enquiert de tout ce qui m'occupe, ni jamais ne demande ce que je fais, ou pense ... Alors, imaginez, ô combien il m'est doux de vous voir m'écrire votre intérêt pour ce que j'ai posté ici ! Vous avez envers moi grande délicatesse, et je doute en devoir en mériter autant ! Merci de votre charmant intérêt, et trouvez ici, toute mon amitié.
Micheline.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 3 septembre 2014 à 09:26
Avant les derniers préparatifs de départ, je tenais à te/vous adresser un très chaleureux et amical bonjour et te/vous remercier :
- d'abord d'être maintenant une lectrice régulière de ma poésie et de l'apprécier et, surtout d'y trouver l'émotion, la délicatesse que j'y mets.
- ensuite pour te/vous dire que moi aussi j'apprécie énormément ce que je trouve et ressents dans tes/vos vers. Même chose : délicatesse et émotion.
Ce présent poème "en mémoire de l'Adieu" est en l'exemple même.
Il peut paraître anodin de s'échanger des poèmes sur un site Internet. Marotte de "gentils bisounours" comme je nous définis parfois ? En fait, je suis persuadé que la démarche est beaucoup plus profonde que cela. J'ai la chance de connaître, d'avoir rencontré ou parlé au téléphone à environ une petite dizaine de poètes du site. Il y a vraiment des dénominateurs communs entre nous. Et même si nous ne rencontrons pas pas, nous sommes pleinement dans le "comprendre ce qui nous rassemble". Et c'est bien, dans ce monde si gris. Merci Micheline pour tous les partages que tu/vous nous apportes, que tu/vous m'apporte. Je t'adresse mes sincères et chaleureuses amitiés. Et te dis, à très bientôt. Bien à toi/vous. Philip.
cerise · le jeudi 4 septembre 2014 à 22:25
Bien amicalement,
Béatrice
Micheline 1940 · le samedi 6 septembre 2014 à 02:48
Micheline · le samedi 6 septembre 2014 à 02:56
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.