Jardins II
POÈMES AJOUTÉS
XVIII
JARDINS
Il est de ces jardins qui vous élèvent l’âme,
Il en est d’autres prompts à vous briser le cœur.
Certains ont fait profit d’une bien belle ardeur,
Et par la feuille qui, dès l’automne, se pâme,
Rejoindront dans l’humus ceux qui les virent naître.
Celui-ci s’abandonne en la jachère traître,
Garrigue en mal de mort, brûlant dans ses sueurs
L’esprit du souvenir évanescent des fleurs.
C’est un ancien Éden perdu, bien oublié,
Se désolant en plein sous un ciel supplié,
Aux parterres en deuil, longtemps abandonnés,
S’agrippant aux cailloux, si cruels aux damnés.
Les pluies, vents et soleils ont dévasté sa terre.
Des ronces ont jailli du profond délétère
D’un monde souterrain sournois et malveillant,
Sans l’once d’un espoir de futur verdoyant.
Cet autre honorera son Créateur aimant
Qui le fit prospérer, dans un goût très charmant,
D’arbres et de plans d’eau, de cascades jolies,
Du chant d’une fontaine en amour d’ancolies,
Lieu cher aux papillons, passereaux pépiant
Voltigeant dans le soir qui se fait rougeoyant,
Aux allées en soupirs foisonnant de détours
Faisant que ce jardin se souviendra toujours…
Lorsque je partirai, demeurera La Rose
Qui dans sa closerie ensorcelait mon cœur,
Et par-delà mes vers, j’emporterai, morose,
Sa fragrance en liesse et sa splendeur de fleur.
Page 20
Cannes le 19 Novembre 2014
M.A.B.M.
Droits Réservés
XVIII
JARDINS
Il est de ces jardins qui vous élèvent l’âme,
Il en est d’autres prompts à vous briser le cœur.
Certains ont fait profit d’une bien belle ardeur,
Et par la feuille qui, dès l’automne, se pâme,
Rejoindront dans l’humus ceux qui les virent naître.
Celui-ci s’abandonne en la jachère traître,
Garrigue en mal de mort, brûlant dans ses sueurs
L’esprit du souvenir évanescent des fleurs.
C’est un ancien Éden perdu, bien oublié,
Se désolant en plein sous un ciel supplié,
Aux parterres en deuil, longtemps abandonnés,
S’agrippant aux cailloux, si cruels aux damnés.
Les pluies, vents et soleils ont dévasté sa terre.
Des ronces ont jailli du profond délétère
D’un monde souterrain sournois et malveillant,
Sans l’once d’un espoir de futur verdoyant.
Cet autre honorera son Créateur aimant
Qui le fit prospérer, dans un goût très charmant,
D’arbres et de plans d’eau, de cascades jolies,
Du chant d’une fontaine en amour d’ancolies,
Lieu cher aux papillons, passereaux pépiant
Voltigeant dans le soir qui se fait rougeoyant,
Aux allées en soupirs foisonnant de détours
Faisant que ce jardin se souviendra toujours…
Lorsque je partirai, demeurera La Rose
Qui dans sa closerie ensorcelait mon cœur,
Et par-delà mes vers, j’emporterai, morose,
Sa fragrance en liesse et sa splendeur de fleur.
Page 20
Cannes le 19 Novembre 2014
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19 commentaires
Micheline 1940 · le vendredi 21 novembre 2014 à 08:08
Je ne sais si ce texte s'en trouvera un peu amélioré, mais j'ai essayé du mieux qu'il me fut possible d'en améliorer l'écriture sans en altérer l'essence créative du premier jet. Je vous demande, mes chers amis, et vous en remercie par avance, de bien vouloir me faire la grâce de me donner votre sentiment.
Bien amicalement,
Micheline.
louis · le vendredi 21 novembre 2014 à 09:24
Amitiés. Richard.
Guy · le vendredi 21 novembre 2014 à 09:40
Amitiés
larose · le vendredi 21 novembre 2014 à 11:28
A chaque pas, à chaque parfum, a chaque fleur, mon coeur enivre de bonheur!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Amitiés
fokouajeancarlos · le vendredi 21 novembre 2014 à 16:14
J-C
bluegirl · le vendredi 21 novembre 2014 à 23:07
Personnellement, je préférais la première chute, moins idyllique !
En tout cas, merci de nous faire partager ce beau travail.
Bien amicalement chère Micheline.
Lola.
Salus · le samedi 22 novembre 2014 à 15:34
Micheline 1940 · le dimanche 23 novembre 2014 à 03:58
Micheline.
Micheline 1940 · le dimanche 23 novembre 2014 à 04:08
Micheline.
Micheline 1940 · le dimanche 23 novembre 2014 à 04:17
Bien amicalement, Micheline.
Micheline 1940 · le dimanche 23 novembre 2014 à 04:22
Bonne journée, Micheline.
Micheline 1940 · le dimanche 23 novembre 2014 à 04:27
Bien à vous et amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le dimanche 23 novembre 2014 à 04:34
Vous voici de retour avec le Beaujolais nouveau ! Divin présage ! Combien c'est dur pour vos amis ces abandons répétés ! Heureux retour parmi vos camarades, ma bonne amitié et merci de votre mot qui me va droit au coeur !
Micheline.
Micheline 1940 · le dimanche 23 novembre 2014 à 06:48
Bien sincèrement, Micheline.
domidom · le dimanche 23 novembre 2014 à 21:06
Comme j'aimerais venir y rêvasser pour pouvoir oublier tous les soucis, que trop souvent la vie nous impose....
Mes amitiés....
Domie...
Micheline 1940 · le lundi 24 novembre 2014 à 05:07
Comme vous j'aimerais retrouver ce jardin
Et reposer un peu sous sa glycine en fleurs.
J'ai eu grand plaisir à vous lire, et je profite de ce mot pour vous souhaiter une excellente semaine !
Bien amicalement,
Micheline.
Nemo · le lundi 24 novembre 2014 à 22:36
Permettez-moi de répondre à la question que vous posez à Richard.
Je n'ai plus trouvé qu'un tout petit détail sur le plan de la prosodie : pluies au premier vers de votre quatrième strophe. Il faudrait que le e soit élidé, ce qui n'est pas possible étant donné que vous utilisez le pluriel. Mais c'est un détail insignifiant et je ne pense pas que vous deviez encore modifier quoique ce soit.
Le progrès est exceptionnel ! Toutes mes félicitations.
Poétiquement vôtre,
Pierre.
Micheline 1940 · le mardi 2 décembre 2014 à 07:00
Je suis encore loin d'arriver à quelque chose de correct, car me voici devant un autre problème que je ne soupçonnais pas. Je croyais que l'on élidait impérativement qu'à la césure ...
Il me faudrait alors écrire :
" Pluie et vents et soleils ont dévasté sa terre. " ? Je ne comprends pas très bien ...
Bien amicalement,
Micheline.
Nemo · le dimanche 7 décembre 2014 à 20:52
Le e muet suivant une voyelle en fin de mot doit toujours être élidé (sauf à la rime).
A la césure, il doit être élidé même s'il ne suit pas une voyelle.
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