Souviens-Toi
POÈMES AJOUTÉS
XXXIV
SOUVIENS-TOI
Souviens-toi doux amour, de notre vie passée,
Tout nous était délice et nos jours merveilleux !
Nous avons parcouru des mondes camaïeux
À l’existence belle et non point compassée.
Notre bonheur extrême était douce habitude,
Et tout autour de nous tenait du fructueux,
Des arbres l’amplitude, aux fleurs le somptueux,
Et bêtes comme humains, amis en certitude.
Nos yeux s’extasiaient devant la mer étale,
De l’eau claire et du vent, bruissements onduleux !
Des soleils permanents et des cieux toujours bleus...
De l’élytre à la plume en la saison d’opale…
Le parfum délirant du mauve des lavandes,
Des blés, les tons de l’or à Cérès dédiés,
Les orages d’étés tantôt répudiés,
Tout nous faisait contents, tout nous était offrandes !
Et de cela ne puis croire qu’en un seul lieu,
La nuit d’un quinze juin, cruelle et pathétique,
Je courrais la coursive en quête frénétique
D’un Dieu qui t’aiderait à revenir des Cieux !
Mon cœur, ô mon doux cœur ! Je me serais damnée
Pour te garder à moi, te donner de mon sang
Toute ma vie durant, et pour aussi long temps
Qu’il t’aurait plu d’user de ta bien douce aimée.
M.A.B.M.
Cannes le 30 Mars 2015
Page 42
Droits Réservés.
XXXIV
SOUVIENS-TOI
Souviens-toi doux amour, de notre vie passée,
Tout nous était délice et nos jours merveilleux !
Nous avons parcouru des mondes camaïeux
À l’existence belle et non point compassée.
Notre bonheur extrême était douce habitude,
Et tout autour de nous tenait du fructueux,
Des arbres l’amplitude, aux fleurs le somptueux,
Et bêtes comme humains, amis en certitude.
Nos yeux s’extasiaient devant la mer étale,
De l’eau claire et du vent, bruissements onduleux !
Des soleils permanents et des cieux toujours bleus...
De l’élytre à la plume en la saison d’opale…
Le parfum délirant du mauve des lavandes,
Des blés, les tons de l’or à Cérès dédiés,
Les orages d’étés tantôt répudiés,
Tout nous faisait contents, tout nous était offrandes !
Et de cela ne puis croire qu’en un seul lieu,
La nuit d’un quinze juin, cruelle et pathétique,
Je courrais la coursive en quête frénétique
D’un Dieu qui t’aiderait à revenir des Cieux !
Mon cœur, ô mon doux cœur ! Je me serais damnée
Pour te garder à moi, te donner de mon sang
Toute ma vie durant, et pour aussi long temps
Qu’il t’aurait plu d’user de ta bien douce aimée.
M.A.B.M.
Cannes le 30 Mars 2015
Page 42
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21 commentaires
Cerise · le vendredi 3 avril 2015 à 17:33
Sûr que votre cher et tendre amour se souvient d'où qu'il soit à présent.
Doux week-end de Pâques à vous.
Bien amicalement,
Béatrice
rivaudais · le vendredi 3 avril 2015 à 17:47
Imparfait · le vendredi 3 avril 2015 à 18:25
Vous avez aimé cet homme et vous l'aimerez jusqu'à votre dernier souffle et je trouve ça juste magnifique.
Vos souvenirs sont le reflet de ces grands moments de complicité et de bonheur et malgré l'absence qui vous pèse, vous savez nous transmettre toute cette vie à deux.
Merci Micheline pour toute la tendresse de vos mots.
Amicalement et bon week-end à vous.
domidom · le vendredi 3 avril 2015 à 20:56
Aujourd'hui, chaque souvenir est un rayon de Soleil, et chacun de vos poèmes, nous permet de lever chaque jour, un morceau de ce voile, sur ce que fut votre bonheur mais aussi votre souffrance....
Cet amour que vous portez en vous demeure, il vivra en vous jusqu'à votre dernier souffle....
Merci pour ce doux partage...
Domino/pour Domie...
Marie-Claude ( scarlatine) · le vendredi 3 avril 2015 à 23:40
amitié
très belle soirée
domi · le samedi 4 avril 2015 à 09:27
il me semble que toutes ces descriptions d'un monde merveilleux sont générées par l'état amoureux et c'est magnifique ; l'amour "permet de voir" à quel point le monde est beau !
On supplie le ciel de nous ramener l'être aimé, on y croit même, car l'amour est éternel...
amitiés.
(aminots)
louis · le samedi 4 avril 2015 à 12:06
Un matin d'Avril est espoir,
Nous serons ensemble à notre heure,
Quand le départ n'est qu'au-revoir.
Amitiés. Richard.
violette · le samedi 4 avril 2015 à 14:31
Lucille · le samedi 4 avril 2015 à 22:14
Micheline 1940 · le dimanche 5 avril 2015 à 19:42
Il y a bien longtemps que vous vous êtes absentée, et votre poésie, manque sur le Site ! Quand nous revenez-vous ? J'espère que pour vous, tout va le mieux du monde, et que votre week-end pascal se déroule on ne peut mieux !
Merci infiniment d'être passée sur ma page, et d'y avoir inscrit d'aussi délicates choses. Bien belle et bonne amitié pour vous, chère amie !
M.
Micheline 1940 · le dimanche 5 avril 2015 à 19:52
Je vous remercie de votre intérêt pour ce texte qui me fût plaisir à écrire, car tout est si beau dans mon souvenir, que le remémorer, me donne immense joie! Bien amicalement, et bonne Fêtes Pascales !
M.
Micheline 1940 · le dimanche 5 avril 2015 à 20:00
Comme s'est gentil à vous de m'écrire si délicates choses ! Je vous en remercie de tout cœur, sincèrement, et vous prie de trouver ici, toute mon amitié.
M.
Micheline 1940 · le dimanche 5 avril 2015 à 20:08
Mille amitiés de M.
Micheline 1940 · le dimanche 5 avril 2015 à 20:11
Amicalement, M.
Micheline 1940 · le dimanche 5 avril 2015 à 20:16
Micheline 1940 · le dimanche 5 avril 2015 à 20:23
Amitiés,
M.
Micheline 1940 · le dimanche 5 avril 2015 à 20:30
Vos quatre Vers sont magnifiques, et je les tiens pour un hommage aux miens. Je les réécris pour m'en imprégner, et vous en remercie de tout cœur et bien sincèrement !
"Mais dans l'amour l'absence est leurre,
Un matin d'Avril est espoir,
Nous serons ensemble à notre heure,
Quand le départ n'est qu'au-revoir. "...
Merci encore, ami Richard, et bien amicalement, M.
Micheline 1940 · le dimanche 5 avril 2015 à 20:32
Bien à vous, M.
Micheline 1940 · le dimanche 5 avril 2015 à 20:35
Je vous remercie de vous êtes arrêtée sur mes lignes et de m'en avoir fait part si gentiment !
Bien à vous, M.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 11 avril 2015 à 10:13
Ah, d'entrée de jeu, qu'ils sont beaux à imaginer ces "mondes camaïeux" !
C'est ainsi que je me suis toujours efforcé de voir le monde au gré des voyages que j'ai eu la chance de faire : camaïeux de couleurs, de sons, d'odeurs...... Et encore, connaissant Cannes où tu demeures, en portant le regard juste ce qu'il faut vers les îles de Lérins, où en s'aventurant à quelques kilomètres vers la corniche d'encore, tu as encore la chance de voir ces camaïeux de bleu et de rouge ! A Paris, où la beauté se cache souvent derrière la grisailles et parfois l'oppressante violence, même si elle est en filigrane, les choses sont différentes.
Mais pour en revenir à ton/votre poème, il démontre une fois de plus combien ton cher Amour fut le soleil de ta vie. Ce qui fait qu'il restera à jamais une part de lui vivante en toi. Et, en corrélation à ce que j'ai dit sur les camaïeux, le souvenir de ton cher amour est indissociablement lié à ces couleurs, ces odeurs dans lequel vous vous épanouissiez. Comme ils sont beaux ces quatrains du milieu du poème, où l'on vous imagine tous deux riant, courant entre les lavandes et les blés. Quel magnifique décor. Regarde comme tous les ami(e)s qui comme moi t'apprécie et savent combien le souvenir est ancré à jamais en toi, ont trouvé magnifique ce poème. Merci infiniment de nous donner le témoignage d'un tel amour fidèle et éternelle. Bien à toi mon amie. Avec mes plus chaleureuses amitiés. Philip.
Micheline 1940 · le jeudi 7 mai 2015 à 05:18
M.
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