L'Invite
POÈMES AJOUTÉS
XXXIX
L’INVITE
Vieille baderne ! Ô Mort ! Toi qui me vois tentée !
Que ne viens-tu chercher celle qui veut prétendre,
Et te réclames, tel, un enfant la tétée,
Lorsque la faim tenaille en heures d’âge tendre ?
Ma vie, c’est en tes mains qu’il me plait de laisser.
Je saurai découvrir, dans la fosse aux mystères,
Des rayons oubliés l’art de les réveiller,
D’enfin, laisser pendants mes chagrins, mes misères,
Pour qu’Hébé m’offre en don fraîcheur de la jeunesse,
Et me fasse trouver vigueur et beau minois.
Les offrir à Celui qui rêve de tendresse
Dans un charmant souris qu’Il laissa autrefois !
Je saurai collecter toutes les joies pérennes,
La passion que nos cœurs savaient allumer
Dans l’amour, le bonheur que toi, Mort, mis en peines,
Camarde ! Il te faudra devoir nous rembourser !
Viens donc ! Il est bien temps. Réponds à mon invite.
Eh, là ! Rassure moi ! Ne me dis plus : attends !
Ce jour ne sera point funeste, et ne l’évite.
Qu’il m’offre pour jamais la fin que je prétends.
Page 46
Cannes le 28 Avril 2015
M.A.B.M.
Droits Réservés.
XXXIX
L’INVITE
Vieille baderne ! Ô Mort ! Toi qui me vois tentée !
Que ne viens-tu chercher celle qui veut prétendre,
Et te réclames, tel, un enfant la tétée,
Lorsque la faim tenaille en heures d’âge tendre ?
Ma vie, c’est en tes mains qu’il me plait de laisser.
Je saurai découvrir, dans la fosse aux mystères,
Des rayons oubliés l’art de les réveiller,
D’enfin, laisser pendants mes chagrins, mes misères,
Pour qu’Hébé m’offre en don fraîcheur de la jeunesse,
Et me fasse trouver vigueur et beau minois.
Les offrir à Celui qui rêve de tendresse
Dans un charmant souris qu’Il laissa autrefois !
Je saurai collecter toutes les joies pérennes,
La passion que nos cœurs savaient allumer
Dans l’amour, le bonheur que toi, Mort, mis en peines,
Camarde ! Il te faudra devoir nous rembourser !
Viens donc ! Il est bien temps. Réponds à mon invite.
Eh, là ! Rassure moi ! Ne me dis plus : attends !
Ce jour ne sera point funeste, et ne l’évite.
Qu’il m’offre pour jamais la fin que je prétends.
Page 46
Cannes le 28 Avril 2015
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7 commentaires
Micheline 1940 · le vendredi 1 mai 2015 à 20:32
M.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le samedi 2 mai 2015 à 08:33
Merci aussi pour ce poème qui, avec habileté, évoque avec dérision la Mort. Ce n'est pas macabre. Ce n'est pas léger non plus. C'est une manière d'appréhender cet Inéluctable dont on ne sait si ce sera repos, soulagement. Et il y a en filigrane, hors du Temps, la tendresse, omniprésente dans tes si beaux écrits. Vois-tu/vous même lorsqu'il s'agit de parler de "la vieille baderne", la tendresse contrebalance cette ombre noire. Prends/prenez soin de toi/vous, chère Micheline. Amitiés sincères et, si je puis me permettre, bises. Philip.
fokoua jean carlos · le samedi 2 mai 2015 à 10:06
J-C.
louis · le dimanche 3 mai 2015 à 21:54
Pourquoi faire toujours référence à la mort ?
Ce n'est pas pour autant qu'on renierait la Croix,
Qu'encore de chanter "Esso es el Amor" !
Amitié. Richard.
Micheline 1940 · le jeudi 7 mai 2015 à 05:45
Micheline 1940 · le jeudi 7 mai 2015 à 05:50
Bien amicalement, M.
Micheline 1940 · le jeudi 7 mai 2015 à 05:58
Merci de la lecture que vous fîtes de mon texte, et croyez à mon amical souvenir.
M.
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