Le Temps
POÈMES MÉLANCOLIQUES
XXIX
LE TEMPS
Souvent le Temps m’est long, puis, bizarrement même,
Il semble rétrécir, devenant parfois court.
Las, il tombe sur moi, comme mars en carême,
Et souffre mes langueurs, ne goûtant nul détour.
Rien ne bouge … et pourtant, m’éveillant des torpeurs,
Deux heures ont passé quand je n’y pouvais croire.
Il me semblait alors, épanouir mes peurs,
Heure trompeuse qui voit la biche aller boire.
Tout paraissait statique, entièrement figé
Comme moi, immobile, et le Temps, lui, défile !
L’ennui qui m’envahit ? Le Temps s’en joue, l'habile.
Hier, je t’ai perdu. Plus rien n’est exigé.
Mais du Temps le comptage est toujours infligé !
Ah ! Que flanche et s’arrête enfin mon cœur fébrile !
M.A.B.M.
Cannes le 7 Janvier 2016
Page 32
Droits Réservés.
XXIX
LE TEMPS
Souvent le Temps m’est long, puis, bizarrement même,
Il semble rétrécir, devenant parfois court.
Las, il tombe sur moi, comme mars en carême,
Et souffre mes langueurs, ne goûtant nul détour.
Rien ne bouge … et pourtant, m’éveillant des torpeurs,
Deux heures ont passé quand je n’y pouvais croire.
Il me semblait alors, épanouir mes peurs,
Heure trompeuse qui voit la biche aller boire.
Tout paraissait statique, entièrement figé
Comme moi, immobile, et le Temps, lui, défile !
L’ennui qui m’envahit ? Le Temps s’en joue, l'habile.
Hier, je t’ai perdu. Plus rien n’est exigé.
Mais du Temps le comptage est toujours infligé !
Ah ! Que flanche et s’arrête enfin mon cœur fébrile !
M.A.B.M.
Cannes le 7 Janvier 2016
Page 32
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9 commentaires
Pierre · le lundi 11 janvier 2016 à 08:16
jet inépuisable ! ... Le sablier du Temps ... "Time passes us by" par
Joan Baez ... Amitiés, Pierre
( immobile je suis )
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 11 janvier 2016 à 11:24
Le temps parait parfois être une illusion. Mais en fait, bien sûr il n'en est rien. Le Temps de la peine ou de l'ennui est effroyablement long.
Je me dis souvent, que les plus merveilleux moments de ma vie, même s'ils furent court à l'échelle du Temps sont pour moi une éternité que j'emporterai avec moi, toujours.
J'y repense souvent et ils illuminent mes instants. Est-ce que cela, somme toute fait du mal ? Je ne sais. Chacun à sa réponse. Bien à toi et avec toutes mes sincères amitiés, Micheline. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
José · le lundi 11 janvier 2016 à 18:11
Ce vers m'est d'une terrible résonance...
De cette lassitude naît l'ennui voire l’indifférence pour toute chose, même pour ce qui nous passionnait auparavant si bien que je comprends parfaitement ce dernier vers (sans le cautionner car la vie est si miraculeuse qu'on finit toujours par y reprendre goût)
Mes amitiés
domidom · le lundi 11 janvier 2016 à 20:46
Merci pour cette belle lecture....
Domie...
Micheline 1940 · le vendredi 15 janvier 2016 à 04:37
Merci d'être passé me lire !
Oui, le Temps, est un vaste sujet que Ferré avait chanté comme la fin des choses, des sentiments et des êtres ... Pour ma part, je vois le Temps comme un fleuve qui coule et contourne le petit îlot que je suis, entouré d'un rempart qui contient et protège, fait perdurer et espérer dans l'avenir ... Chaque sensibilité ressent à sa manière, et l'uniformité dans ce monde, ne se trouve heureusement pas en l'Humain, ni dans la Nature, ni même dans le Cosmos ! Mais le Temps me dure, me dure ...
Mille amitiés,
M.
Micheline 1940 · le vendredi 15 janvier 2016 à 05:06
J'ai été longue à répondre, et m'en trouve marrie, car le Temps me file aux doigts, puis s'arrête brusquement, se fige en de multitudes et petites éternités incontrôlables et facétieuses que je ne puis hélas contrôler ! Vous conviendrez que la chose est rageante comme aussi dérangeante, et je ne puis m'en départir ... Je comprends que votre enfance vous ait laissé des traces de tristesses, mais aussi de Bonheurs, et ces Bonheurs là, vous les conserverez toujours avec vous, comme un talisman très précieux, et qui vous aide à vivre et à sourire même si la peine a, dans le temps, monopolisé quelques années de vie. Vous sachant très artiste, je sais combien votre fibre est sensible, et en tous points je vous comprends, car je vous ressemble.
Croyez en ma vive amitié,
M.
Micheline 1940 · le vendredi 15 janvier 2016 à 05:34
L'ennui et la lassitude sont deux cataclysmes qui, lorsqu'ils vous tombent dessus, vous rongent à petits coups de langueur et de désintérêt, bien pénibles à supporter... Je suis triste que vous ayez dû passer par la grisaille d'un bouleversant chemin, que je vous souhaite, aujourd'hui plus heureux.
Je vous remercie, José, d'être passé m'écrire votre ressenti de lecture.
Bien amicalement,
M.
Micheline 1940 · le vendredi 15 janvier 2016 à 05:40
Il est vrai que la Vie est miraculeuse, et faire partie de ce miracle est un miracle en soi. Je vous remercie de votre passage sur mes lignes, et de vos compliments toujours très amicaux !
Bien à vous, Chère Domi, et bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le samedi 16 janvier 2016 à 08:04
Sans que je m'en rende compte, le matin est déjà là, et je me sens toute contrite de n'avoir, de ma nuit, rien fait qui vaille, et pas même dormir !
J'en ai la tête qui tourne de dépit !
Ce que je vous disais plus haut, je vous l'assure, Cher Ami, je le ressens très profondément. Considérez mon dernier texte, "L'Ennui" qui n'a eu que seulement quelques lecteurs... Ce constat m'interpelle beaucoup. Aussi, je ressens de l'inquiétude à ce sujet. Et la tristesse qui ne désarme pas, s'est installée durablement dans mon cœur.
Pourtant vous m'écrivez de si gentille et délicate manière ! Je vous en remercie très sincèrement, et vous prie de trouver ici, Cher Philippe, mon très sensible et amical souvenir.
Mille bonnes choses à vous, et une merveilleuse et heureuse journée.
Micheline.
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