Chers Moments
POÈMES MÉLANCOLIQUES
XLI
CHERS MOMENTS
Ô doux et chers moments empreints d’un charme enfreint !
Pourquoi venir ainsi réanimer mon âme ?
Quand ma pensée s’enivre et mon cœur fort s’étreint,
Je me sens défaillir quand la peine s’exclame.
Les cuivres et les ors chatoient en frondaisons
Donnant au chant du cygne une aura de mystère,
Et je me sens vieillir, tout au fil des saisons,
Dans un accablement monotone et austère.
Je n’ai guère plus temps ! Il me faut vite aller
Entreprendre les monts, redescendre aux vallées.
Et l’hiver reléguant au fond de mes pensées
Ces espoirs de l’été qu’il m’est dur d’ensiler.
Buvons à l’Espérance et consolons notre âme
À ce divin breuvage, à ce puissant dictame !
M.A.B.M.
Cannes le 14 Mars 2016
Page 44
Droits Réservés.
XLI
CHERS MOMENTS
Ô doux et chers moments empreints d’un charme enfreint !
Pourquoi venir ainsi réanimer mon âme ?
Quand ma pensée s’enivre et mon cœur fort s’étreint,
Je me sens défaillir quand la peine s’exclame.
Les cuivres et les ors chatoient en frondaisons
Donnant au chant du cygne une aura de mystère,
Et je me sens vieillir, tout au fil des saisons,
Dans un accablement monotone et austère.
Je n’ai guère plus temps ! Il me faut vite aller
Entreprendre les monts, redescendre aux vallées.
Et l’hiver reléguant au fond de mes pensées
Ces espoirs de l’été qu’il m’est dur d’ensiler.
Buvons à l’Espérance et consolons notre âme
À ce divin breuvage, à ce puissant dictame !
M.A.B.M.
Cannes le 14 Mars 2016
Page 44
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12 commentaires
louis · le mercredi 16 mars 2016 à 19:15
Pour en faire un bouquet de tendresse et de charme
Et marcher vers l'azur, essuyant une larme,
Et sans se retourner, en allant de l'avant.
Amitiés.
Micheline 1940 · le mercredi 16 mars 2016 à 19:28
Bien amicalement,
Micheline.
domidom · le mercredi 16 mars 2016 à 21:21
(Buvons à l'espérance):
Comment serait la vie si nous perdions l'espoir, ce tout petit mot nous pousse vers l'avenir, si nous pouvions ne plus regarder en arrière, peut-être que la vie nous semblerait encore très longue, hélas, il faut bien reconnaître, que nos plus doux souvenirs sont figés dans le passé.
Un très beau sonnet...
Mes sincères amitiés chère Micheline.
Domie...
Micheline 1940 · le jeudi 17 mars 2016 à 00:33
Je viens de vous quitter sur votre joli dernier poème, et puis vous revoilà sur ma page ... en échange ! Vous dire que je vous espérais, et me trouver tout de go devant votre com, c'est amusant comme tout ! Je suis touchée que vous ayez apprécié ce présent texte et vous en remercie !
Bien sincères amitiés,
Micheline.
Loïc · le jeudi 17 mars 2016 à 00:52
Si je peux me permettre deux critiques techniques liées à des répétitions involontaires :
1) "Ô doux et chers moments empreints d’un charme enfreint !
Pourquoi venir ainsi réveiller ma douce âme ? "
Il y a "doux/douce".
2) Vers la fin, "il me faut" revient deux fois. Le 2e pourrait être remplacé facilement par "que je dois".
Amitiés Micheline !
Loïc
(et désolé pour ma relative absence ces derniers temps ; je ne suis pas au mieux de ma forme, mais j'essaie maintenant de rattraper mon retard en coms.)
http://www.mespoemes.net/cellox
Micheline 1940 · le jeudi 17 mars 2016 à 03:27
Je vous suis redevable des conseils que vous me donnez, et soyez-en remercié !
Bien amicalement,
Micheline.
guillaume · le jeudi 17 mars 2016 à 13:01
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 18 mars 2016 à 10:53
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Micheline 1940 · le mardi 22 mars 2016 à 05:54
Je vous remercie pour votre com qui démontre une grande sensibilité à la beauté du cœur et aux merveilleuses choses que notre Monde nous offre à voir, à ressentir et à protéger si cela nous est possible. Je ne suis pas souvent sur le Site, et avec ce grand retard de lecture qui devient obsession, voyez à quelle heure tardive je m'enquiers de nouvelles ! Pure folie ! Aussi, croyez bien que je suis absolument navrée de n'avoir pu vous répondre plus tôt, et vous demande de bien vouloir ne pas m'en tenir rigueur !
Je vous en remercie, Guillaume, et vous dis ici mon amitié.
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 22 mars 2016 à 06:09
Comme je l'écrivais plus haut à notre ami Guillaume, je me retrouve en total décalage avec le Temps qui passe... et si vite que je ne puis suivre, et à fortiori remonter, mes retards de lecture ... une véritable torture qui travaille au plus fort mes pauvres et misérables méninges déliquescentes ! J'espère que vous allez de façon satisfaisante, et que nous aurons très bientôt la joie de vous revoir parmi nous.
Avec mes amicales pensées,
Micheline.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 22 mars 2016 à 12:01
Je vous avais promis de vous écrire vite (et Loïc m'a communiqué ton/votre adresse mail. Mais le temps est dévorant, ce temps qui passe si vite, je connais.....
Encore un début de semaine chargé qui me prive du plaisir de vous écrire. Alors, rapidement, je vais dire quelques mots de ce poème :
Toujours cette douceur dans le ton dont la lecture me ravit et sait m'émouvoir, en tout bien tout honneur.
Grâce à des gens comme toi/vous et à beaucoup d'autres membres du site, la poésie a un sens : les mots apaisent, sont parés de couleurs.....
Mais l'on retrouve bien sûr dans ce poème, mais si joliment écrit, dans l'allégorie, ce spleen que tant de poèmes ont écrit. Je pense avec tristesse à ce poème de Lamartine, l'hymne à la douleur : "Frappe encore, ô Douleur, si tu trouves la place!". Mais heureusement ton/votre délicat poème sait chatoyer d'or. Mais cet or n'est-il pas contenu dans chaque mot ? Prends/prenez bien soin de toi/vous Micheline. Le Printemps est arrivé. Enivrons-nous d'un peu de ce renouveau. Avec ma toujours sincère amitié, Micheline. Votre attentionné, Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Micheline 1940 · le jeudi 24 mars 2016 à 02:04
Grand merci à vous d’être passé me voir ! Tout comme pour vous le Temps me file aux doigts, au cœur, me traverse l’esprit, se perd dans des arcanes, et je ne sais jamais au bout de ma journée si elle fut bien remplie ou si j’ai passé mes heures à songer et rêver… Je me dis quelquefois m’être égarée en Limbes d’où rien ne me revient, un temps perdu en somme, mais qui, fort heureusement, ne me fait pas souffrir. C’est peut-être pourquoi l’on trouve dans mes vers, quelques imperceptibles effets de chatoiements donnant semblant de vie à mes bien pâles écrits. Je sais de Lamartine qu’il s’arrache le cœur, et sa souffrance pure nous envahir l’âme, et je connais des vers aux douleurs abyssales, qui me tirent des larmes…
Mes plus amicales pensées, Ami,
Micheline
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