Ce Temps
POÈMES MÉLANCOLIQUES
XLIII
CE TEMPS
Comment envisager calmement la torture
De ce Temps qui m’est long quand patience endure ?
Comment amadouer notre pire ennemi ?
Ô Temps, source de peur, avez-vous un ami ?
J’aspire au fol espoir qu’il m’intime espérance
Et qu’il m’arrête enfin dans ma course d’errance.
En attendant il traîne, effiloche son cours…
Laisser le temps au Temps ? En voilà un discours !
Car, pouvoir surmonter l’infernale torture
Dans ce Temps qui m’est long, patience n’est sûre !
Or, je ne puis lui dire un moindre petit mot !
Le Temps s’en va, s’en vient, harassant de son flot
Ma vie de désespoir qui triture ma tête,
Et je suis son courant, docile comme bête…
Le Temps c’est ce nuage arpentant le grand ciel,
C’est l’eau qui coule au fond du canyon torrentiel,
C’est le vent ondoyant l’avoine dans la plaine,
Et la roue du moulin qui tourne à perdre haleine.
C’est l’orage élançant ses éclairs déchirants
Faisant sourdre l’angoisse au cœur de nos mourants…
L’irrémédiable mort détruit nos plus doux rêves,
Nous laissant pour jamais dans des chagrins sans trêves.
La nostalgie nous prend, nous laissant pantelants,
Ébranlés et surpris, pour toujours chancelants !
Que n’avez-vous duré, merveilleuses années !
Et combien de douleurs nous avez-vous laissées !
Rien, jamais, je le sais, ne fera revenir
Ce passé fabuleux qui ronge à m’étourdir.
M.A.B.M.
Cannes le 26 Mars 2016
Page 46
Droits Réservés.
XLIII
CE TEMPS
Comment envisager calmement la torture
De ce Temps qui m’est long quand patience endure ?
Comment amadouer notre pire ennemi ?
Ô Temps, source de peur, avez-vous un ami ?
J’aspire au fol espoir qu’il m’intime espérance
Et qu’il m’arrête enfin dans ma course d’errance.
En attendant il traîne, effiloche son cours…
Laisser le temps au Temps ? En voilà un discours !
Car, pouvoir surmonter l’infernale torture
Dans ce Temps qui m’est long, patience n’est sûre !
Or, je ne puis lui dire un moindre petit mot !
Le Temps s’en va, s’en vient, harassant de son flot
Ma vie de désespoir qui triture ma tête,
Et je suis son courant, docile comme bête…
Le Temps c’est ce nuage arpentant le grand ciel,
C’est l’eau qui coule au fond du canyon torrentiel,
C’est le vent ondoyant l’avoine dans la plaine,
Et la roue du moulin qui tourne à perdre haleine.
C’est l’orage élançant ses éclairs déchirants
Faisant sourdre l’angoisse au cœur de nos mourants…
L’irrémédiable mort détruit nos plus doux rêves,
Nous laissant pour jamais dans des chagrins sans trêves.
La nostalgie nous prend, nous laissant pantelants,
Ébranlés et surpris, pour toujours chancelants !
Que n’avez-vous duré, merveilleuses années !
Et combien de douleurs nous avez-vous laissées !
Rien, jamais, je le sais, ne fera revenir
Ce passé fabuleux qui ronge à m’étourdir.
M.A.B.M.
Cannes le 26 Mars 2016
Page 46
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5 commentaires
plumeflore · le mardi 29 mars 2016 à 20:17
Merci pour vos jolis mots!
bonne soirée!
Marc!
domidom · le mardi 29 mars 2016 à 21:03
Comme ils ont de la chance ceux qui sont persuadés que la vie continue après la mort, comment en être certain, puisque les gens que nous avons aimé de toutes nos forces ne se sont jamais manifestés...
J'avoue que très souvent le doute m'assaille, et j'en demande pardon à ceux ou celles qui justement sont persuadés du contraire...
Une chose est certaine, lire vos mots est toujours pour moi un émouvant et précieux moment.
Mes amitiés respectueuses, Domie.
Micheline 1940 · le jeudi 31 mars 2016 à 05:17
Comme c'est délicat à vous d'ainsi m'honorer, et ce, venant d'un esthète, est louange on ne peut plus amicale… Je fais des efforts pour m'améliorer, et vous m'encouragez de par votre intérêt à continuer de me lire ! Merci à vous, ami Poète, et croyez bien à ma vive amitié !
J'ai lu les magnifiques poèmes de notre chère Marie, et il m'est très triste de ne pouvoir lui écrire mon toujours profond émerveillement pour son émouvante et merveilleuse écriture qui remue tant l'âme que le cœur, et je vous prie, cher Marc, de lui dire ma bien sincère admiration.
Micheline.
Micheline 1940 · le jeudi 31 mars 2016 à 05:58
Je comprends ce doute qui parfois peut survenir, comme aussi bien ébranler quelque peu la Foi qui nous anime, mais, si d'aventure, le Vide devait remplir toute notre incalculable éternité, ne pensez-vous pas que cela serait tristement horrible !!! Quoi ? Plus rien ! Une abysse sans fond ! Une chute vertigineuse en un précipice de peurs et de douleurs ? Pensez-vous que Dieu ait le cœur à ces choses ? Nous souffrons sur cette Terre, mais serons heureux dans cet autre Monde promis, où nos familles bien-aimées nous attendent ... Prions Dieu qu'Il exauce notre espoir et nos attentes. Merci, chère Domie, de me dire votre sentiment sur mon travail, et croyez que j'en suis infiniment touchée et de plus reconnaissante, car vous m'avez aidée à progresser ! Savez-vous qu’à chaque pièce postée, je me pose cette angoissante question " Suis-je bien dans les rails ?" Ou bien, suis-je au bord du précipice, prête à plonger ?" Quel dilemme !!!
Avec toute mon amitié,
Micheline.
Loïc · le dimanche 3 avril 2016 à 20:05
"C’est le vent ondoyant l’avoine dans la plaine,
Et la roue du moulin qui tourne à perdre haleine."
Et le dernier quatrain en entier.
Ce n'est pas parce que je suis plus jeune que je ne les saisis pas. Bien qu'il soit très probable que je les saisirai encore mieux plus tard.
Beau travail Micheline. Et pardonnez la brièveté de mes coms : j'ai tellement de retard et de personnes à commenter...
Mes amitiés !
http://www.mespoemes.net/cellox
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