Prisonnière Des Esprits
POÈMES MÉLANCOLIQUES
XLVIII
PRISONNIÈRE DES ESPRITS
Pour vivre heureuse encor ? J’en avais les moyens.
Mais en avais-je autant envie, braves Doyens ?
Il me fut tout donné sur cette belle Terre,
Mais aussi retiré d’un coup de cimeterre !
Je me sens devenir vampire de mon cœur,
Et je viens m’adouber aux affres du malheur,
Sans courage ! Ce feu qui plus ne se regimbe
À me perdre à jamais dans l’éternelle Limbe !
La Nuit est mon Royaume et m’y plonge à loisir.
Je sens parfois un souffle, et tout devient plaisir.
La Paix vient étouffer mes angoisses diurnes,
Quand s’envolent au loin mes rêves taciturnes.
J’entre alors dans mes draps pour enfin oublier,
Là, quand le bord du Jour coule en ce sablier…
À l’éclat du Soleil qui accentue les ombres,
Je préfère la Nuit qui masque les décombres.
Et les rayons d’argent d’un Astre frissonnant
Font plus feutrés les bruits et le Ciel étonnant,
Grevé d'infinité de Mondes millénaires
Jouant sans fatigue en rondes interstellaires.
Je dors le Jour pour ne jamais interférer
Aux charmes des Esprits et les indifférer.
Et comme Eux je préfère, à la lumière, l’ombre,
Ô mes charmants Esprits ! Faites qu’enfin je sombre !
M.A.B.M.
Cannes le 19 Avril 2016
Page 51
Droits Réservés.
XLVIII
PRISONNIÈRE DES ESPRITS
Pour vivre heureuse encor ? J’en avais les moyens.
Mais en avais-je autant envie, braves Doyens ?
Il me fut tout donné sur cette belle Terre,
Mais aussi retiré d’un coup de cimeterre !
Je me sens devenir vampire de mon cœur,
Et je viens m’adouber aux affres du malheur,
Sans courage ! Ce feu qui plus ne se regimbe
À me perdre à jamais dans l’éternelle Limbe !
La Nuit est mon Royaume et m’y plonge à loisir.
Je sens parfois un souffle, et tout devient plaisir.
La Paix vient étouffer mes angoisses diurnes,
Quand s’envolent au loin mes rêves taciturnes.
J’entre alors dans mes draps pour enfin oublier,
Là, quand le bord du Jour coule en ce sablier…
À l’éclat du Soleil qui accentue les ombres,
Je préfère la Nuit qui masque les décombres.
Et les rayons d’argent d’un Astre frissonnant
Font plus feutrés les bruits et le Ciel étonnant,
Grevé d'infinité de Mondes millénaires
Jouant sans fatigue en rondes interstellaires.
Je dors le Jour pour ne jamais interférer
Aux charmes des Esprits et les indifférer.
Et comme Eux je préfère, à la lumière, l’ombre,
Ô mes charmants Esprits ! Faites qu’enfin je sombre !
M.A.B.M.
Cannes le 19 Avril 2016
Page 51
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12 commentaires
Stella · le samedi 23 avril 2016 à 12:16
Un Poème très sombre, mais j'en comprends la raison...
Je vous embrasse.
Stella..
http://www.mespoemes.net/stella
Philip (JARDIN DE LUNE) · le samedi 23 avril 2016 à 13:59
L'écriture m'a parut délicieusement médiévale, je ne sais pourquoi. Comme déclamé par....un troubadour ! Eh oui, ce fut ma première impression pour les premiers quatrains.
Puis, je me suis rendu compte que tes/ vos mots étaient empreints d'une certaine gravité, réaliste, sans noircir aucun tableau. Tu/vous m'écris(vez) souvent que l'aube vous surprend plus d'une fois et que la fatigue aidant, il est pour vous le temps du repos (quel dommage, ton/votre coin de Méditerranée est si délicieux le jour !!!!).
Mais ce petit néant, parfois peuplé de songes et.....d'esprit est parfois un havre et parait être paradoxalement un réconfort. Et tout ce ressenti que tu/vous souaites(ez) nous faire partagé est toujours si bien - je dirai même, si "délicatement" écrit que, pudiquement nous, petit coeur de communauté poétique nous veillerons sur vous, en pensée pendant votre sommeil.
Mille amitiés, Micheline. A très bientôt. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Plumeflore · le samedi 23 avril 2016 à 15:31
je vous souhaite de l'azur et du bonheur chère dame!
Marc!
mespoemes.net/bluegirl · le samedi 23 avril 2016 à 18:58
J'aime particulièrement les trois derniers quatrains, vous remercie pour cette magnifique lecture qui nous rapproche de vous.
amitiés, Lola.
Micheline 1940 · le dimanche 24 avril 2016 à 05:33
C'est l'heure qui approche du jour en devenir, et il me sera enfin accordé, bientôt, le temps de reposer. J'entends les premiers piaillements craintifs, qui préviennent de l'aube qui est en survenir... Merci ma chère Stella de vous pencher ainsi, sur mes ombres amies qui me sont tant chéries...
Bonne journée à vous, et mille bonnes et amicales pensées,
Micheline.
Micheline 1940 · le dimanche 24 avril 2016 à 06:03
Il est vrai que la Côte mérite un franc regard, émerveillé peut-être, sûrement même, mais il est loin de moi ce temps béni des Dieux, où les beautés du Monde encore m'enthousiasmaient ... Je suis celle de l'ombre, que le soleil blesse, car il est le symbole de la vie qui n'est plus... Et toutes les beautés intériorisées, me sont magnifiées à jamais dans le coeur. Mais je ne sais si vous pouvez saisir le sens profond de ce qu'ici j'exprime , je ne vous en ferai pas l'injure, cher Philippe, loin de moi cette vilaine idée, mais, ce sentiment qui m'anime n'a peut-être plus rien à voir avec la réalité de la vie et des choses. Je suis présente, mais tout aussi ailleurs, me sens écartelée, parfois, mais pas toujours... Enfin, il en va ainsi, depuis longues années, et je pensais qu'un jour viendrait, peut-être ... La poésie m'aide beaucoup pour exorciser ce trop plein de sentiments... c'est pour moi un sentiment de paix qui me rassérène... Et puis, vous me dites veiller sur mon sommeil ! C'est si gentil à vous de me dire ces mots d'amitié !
Merci mon ami d'être passé me faire un amical coucou ! C'est bien délicat à vous !
Mille fois merci, Philippe, et veuillez trouver au bas de ces quelques lignes, mon toujours bien sincère sentiment de profonde amitié.
Micheline
Micheline 1940 · le dimanche 24 avril 2016 à 06:11
Mais cela ne m'étonne pas de votre plume enchantée !
D'infinis mercis, Marc, auxquels je joins toute mon amitié !
Micheline.
Micheline 1940 · le dimanche 24 avril 2016 à 06:13
Combien vous êtes aimable de vous rapprocher de moi! Je sais compter sur votre bienveillance et vous en remercie infiniment !
Bien amicalement,
Micheline.
domidom · le lundi 25 avril 2016 à 22:08
En vous lisant, on se sent transporter dans ce vide qui est vôtre, on voudrait pouvoir vous tendre la main, afin de vous aider à surmonter ce désespoir, (constant ou passager)... Ainsi se déroule votre vie, avec des moment de joie et aussi de souffrance....
Terrible destinée que celle qui vous fut attribuée, malgré les années qui passent, tout ce passé revit en votre cœur, avec seulement vos souvenirs...
Une très belle lecture...
Mes amitiés, Domie....
Micheline 1940 · le mardi 26 avril 2016 à 12:52
Bien amicalement,
Micheline.
quercylibre melifica · le mercredi 4 mai 2016 à 00:15
Oh peur prends garde lorsque je te regarde mon regard est plus fort que tes flèches insoumises .
Merci Michèle 1940 pour tous vos poèmes encore et encore
Micheline 1940 · le jeudi 12 mai 2016 à 00:47
Comme je passais par hasard sur ce texte, je vous y trouve avec des mots qui me vont droit au coeur. Songez, huit jours se sont écoulés, et, consciente de ce retard, je vous prie de bien vouloir pardonner l'affreuse réalité, celle de ne vous avoir lu plus tôt...
Veuillez trouver ici, avec l'expression de ma bien vive salutation, mes sentiments distingués au Poète que vous êtes.
Micheline.
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