Mes Ombres du Soir
POÈMES MÉLANCOLIQUES
LII
MES OMBRES DU SOIR
Dans l’errance d’esprit, aux confins invisibles,
Je ne sais que bâtir mausolées indicibles,
Sauvant de l’oubli mes chères Ombres du soir,
Déambulant dans un infini désespoir.
Je les prends dans mes bras, les supplie d’apparaître,
Mais, ne m’écoutant pas, réagissent en traître,
Filant entre mes doigts pour me dire « suis-nous »…
Dès lors, un chagrin vif me jette à deux genoux,
Et j’adjure le Ciel d’entendre mes prières,
Afin de retourner à nos saisons dernières
Qui nous virent heureux, l’un à l’autre enlacé,
Ne percevant la Mort à l’Amour remplacé.
Mon cœur battait si fort ! Le tien, à peine audible,
Semblait donner le top à ce départ terrible.
Nous vivions des instants d’amour près du malheur,
Et notre vigilance en bannissait l’horreur !
L’amour fou se lisait dans tes yeux en tendresse,
Tes lèvres souriaient, manœuvrant dans l’adresse,
Pour soustraire à ma vue, l’ampleur de tes douleurs.
Et tous deux détournions pudiquement nos peurs.
Les Morts sont mes amis, les doux Elfes leurs âmes.
Je suis prête à donner tous mes biens aux Vidames,
Pour ma joie conforter, d'enfin te retrouver,
Et qu’ainsi paix me vienne et la puisse adouber.
Dans l’errance d’esprit, aux confins invisibles,
Je ne sais que bâtir mausolées indicibles,
Garantissant à ton Ombre chère, du soir,
De m’approcher et de m’inviter à l’espoir.
M.A.B.M.
Cannes le 24 Avril 2016
Page 55
Droits Réservés.
LII
MES OMBRES DU SOIR
Dans l’errance d’esprit, aux confins invisibles,
Je ne sais que bâtir mausolées indicibles,
Sauvant de l’oubli mes chères Ombres du soir,
Déambulant dans un infini désespoir.
Je les prends dans mes bras, les supplie d’apparaître,
Mais, ne m’écoutant pas, réagissent en traître,
Filant entre mes doigts pour me dire « suis-nous »…
Dès lors, un chagrin vif me jette à deux genoux,
Et j’adjure le Ciel d’entendre mes prières,
Afin de retourner à nos saisons dernières
Qui nous virent heureux, l’un à l’autre enlacé,
Ne percevant la Mort à l’Amour remplacé.
Mon cœur battait si fort ! Le tien, à peine audible,
Semblait donner le top à ce départ terrible.
Nous vivions des instants d’amour près du malheur,
Et notre vigilance en bannissait l’horreur !
L’amour fou se lisait dans tes yeux en tendresse,
Tes lèvres souriaient, manœuvrant dans l’adresse,
Pour soustraire à ma vue, l’ampleur de tes douleurs.
Et tous deux détournions pudiquement nos peurs.
Les Morts sont mes amis, les doux Elfes leurs âmes.
Je suis prête à donner tous mes biens aux Vidames,
Pour ma joie conforter, d'enfin te retrouver,
Et qu’ainsi paix me vienne et la puisse adouber.
Dans l’errance d’esprit, aux confins invisibles,
Je ne sais que bâtir mausolées indicibles,
Garantissant à ton Ombre chère, du soir,
De m’approcher et de m’inviter à l’espoir.
M.A.B.M.
Cannes le 24 Avril 2016
Page 55
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8 commentaires
domidom · le jeudi 12 mai 2016 à 17:09
Il faut y croire de toutes vos forces, car retrouver l'être disparu n 'est-il pas le plus grand espoir qui désormais habite votre cœur.
Votre amour fait écho à votre souffrance, c'est pourquoi vous lire est toujours un instant chargé d'émotions.
Amitiés, Domie.
Cili · le vendredi 13 mai 2016 à 09:29
Ah c'est du classique, je l'ai vu ! Rare et difficile, j'en sais quelque chose. Bien fait (à la fois le poème, et POUR moi de m'embarquer dans la même entreprise technique !!!)
Il y a beaucoup de tendresse et de souvenirs probablement... Un châle de chaleur quand chutent les chulys ? (je viens de breveter, ce serait comme les lys déchus... :) )
Je ne veux pas avoir l'air trop légère si le poème est de souffrance... Mais un petit rayon, ça plaît toujours à la nuit, non ?
Bonne journée Micheline ! et une bordée de smileys joyeux que je ne peux pas mettre ici puisqu'on ne peut pas tout court.
http://www.mespoemes.net/cili/
Micheline 1940 · le samedi 14 mai 2016 à 02:37
Votre mot me touche infiniment, et pour cela vous en remercie très vivement. Je vous souhaite une belle journée et vous dis à bientôt sur le Site !
Bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le samedi 14 mai 2016 à 02:47
Amitiés,
Micheline.
Lucie · le samedi 14 mai 2016 à 21:13
Amicalement,
Lucie.
Micheline 1940 · le dimanche 15 mai 2016 à 20:05
Je vous retrouve avec plaisir sur ma page et puis vous écrire combien votre commentaire m'a touchée. Je puis vous dire aussi que, ce que j'écris, a un très étroit rapport avec ce que fut ma vie... L'écriture est un exutoire qui me convient, mais, il se peut qu'il gêne beaucoup de monde puisque je compte bien peu de lecteurs... Merci de votre gentille visite qui me va droit au coeur !
Bonne soirée à vous, Lucie, et toutes mes amitiés.
Micheline.
plumeflore · le mardi 17 mai 2016 à 15:24
elle vous peignez merveilleusement bien cette mélancolie d'automne!
Marc!
Micheline 1940 · le mercredi 18 mai 2016 à 12:36
Je me sens, malgré ce beau soleil, toute glacée de l'intérieur, et ne puis réussir à me réchauffer ! Ce dérèglement m'affecte au plus haut point, et mon moral ne peut émerger du tréfonds où il stagne désespérément... Vivement la canicule ! Mais là encore je souffre du trop plein de chaleur !!! Décidément, il m'est bien difficile de vivre comme tout un chacun ! Merci de votre passage sur mon texte, Marc, et veuillez me faire la grâce de pardonner mon insensée digression sur ma température corporelle !!!
Bien belle journée à vous et Marie, dans la plénitude de votre délicieux amour !
Sincère amitié,
Micheline.
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