Vers Impromptus De Ma Façon
POÈMES MÉLANCOLIQUES
LVII
VERS IMPROMPTUS DE MA FAÇON
Sur la phrase de Louis XIV à Madame de Maintenon
« On ne m’a jamais mieux dit, Madame »
J’ai brodé ce qui suit
On ne m’a jamais mieux dit que vous, douce Dame,
Et vous m’êtes, au cœur, un flamboyant soleil.
Limpides sont vos yeux dont l’eau claire a mon âme,
Me rappelant la source au frisson nonpareil.
Venez et m’approchez, ne craignez de ma flamme
Qui prendra soin de vous étourdir de vermeil,
De joyaux à vos doigts qu’envierait le Vidame
Au risque d’ébranler son nonchalant éveil !
Souriez-moi, Madame, et laissez-moi baiser
Vos lèvres d’incarnat au fin goût de grenade,
Qui calmeront mes feux tout prêts à s’embraser.
Céans, pour vos beaux yeux, vais donner sérénade.
Où bien préférez-vous à l’aurore une aubade
Qui vous fera savoir le temps de m’apaiser ?
M.A.B.M.
Cannes le 14 Mai 2016
Page 60
Droits Réservés.
LVII
VERS IMPROMPTUS DE MA FAÇON
Sur la phrase de Louis XIV à Madame de Maintenon
« On ne m’a jamais mieux dit, Madame »
J’ai brodé ce qui suit
On ne m’a jamais mieux dit que vous, douce Dame,
Et vous m’êtes, au cœur, un flamboyant soleil.
Limpides sont vos yeux dont l’eau claire a mon âme,
Me rappelant la source au frisson nonpareil.
Venez et m’approchez, ne craignez de ma flamme
Qui prendra soin de vous étourdir de vermeil,
De joyaux à vos doigts qu’envierait le Vidame
Au risque d’ébranler son nonchalant éveil !
Souriez-moi, Madame, et laissez-moi baiser
Vos lèvres d’incarnat au fin goût de grenade,
Qui calmeront mes feux tout prêts à s’embraser.
Céans, pour vos beaux yeux, vais donner sérénade.
Où bien préférez-vous à l’aurore une aubade
Qui vous fera savoir le temps de m’apaiser ?
M.A.B.M.
Cannes le 14 Mai 2016
Page 60
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5 commentaires
domidom · le lundi 23 mai 2016 à 16:22
Comme j'aurais aimé vivre à cette époque, à condition d'évoluer du bon coté de la société...
Merci pour cette belle broderie...
Amitiés, Domie.....
Micheline 1940 · le jeudi 26 mai 2016 à 03:32
Comme vous, j'aurais aimé vivre dans une autre époque qui me parait plus adaptée aux goûts qui me caractérisent, mais enfin, nous subissons et notre vie et le lieu où elle s'épanouit plus ou moins à sa guise...
Merci, Domie, pour votre élogieux com que j'ai lu avec beaucoup d'émotion.
Bien à vous, chère amie, que toute mon amitié vous rejoigne très vite,
Micheline.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 30 mai 2016 à 18:11
Me voici avec retard comme à mon habitude, mais me voici.
L'Ecriture (et je mets le mot avec une majuscule) a mille facette, façonnée par les époques. Les sentiments et les émotions évoluent-ils aussi avec le temps ou sont-ils intemporels ? Il n'empêche qu'avec des mots assemblés, déclinés au fil des modes (de langage) et des moeurs, le Verbe évolue. Vous me verrez sur ces pages lire ou écrire sur des modes contemporains, modernes, "branchés" même. Et vous me verrez aussi lire et écrire, et y prendre plaisir sur des lignes écrites d'un autre temps. Cela pour saluer, Micheline l'exercice de ce poème galant et délicat. Dans la forme il est parfait. Le fond, il est à la hauteur de ces sentiments qui se déclinaient ainsi aux siècles précédents. Mais hélas, dans les "milieux" où la galanterie était un art, issu de la culture. Les pauvres manants n'avaient que leurs émotions simples pour aimer.
Vous avez dû prendre beaucoup de plaisir à écrire ces vers, bien au-delà de la démarche que je ne qualifierai même pas "d'exercice de style", tant le déroulé de l'écriture ici est fluide et surtout....naturel ! Mais je m'aperçois que mon commentaire ressemble beaucoup à une flatterie. J'ai commenté aujourd'hui des ami(e)s du site sur un ton beaucoup plus actuel. Mais, j'oscille entre Apollinaire et Lamartine, en ce moment, alors, il me suffit de me remettre dans Lamartine et sans détour, votre Impromptu sera sans aucune ride.
Avec toute ma délicate amitié, Micheline. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Micheline 1940 · le vendredi 3 juin 2016 à 03:27
Je reviens seulement sur ma page, et comme à l'habitude, le temps est passé par là, traînant des pieds, avec si peu d'allant, qu'il bloque toute velléïté à me voir réagir... Ah, toujours cette sacro-sainte fatigue qui ne me lâche pas et ne me laisse guère la force de lire ou même d'écrire ! Parlons des émotions. Elles sont dites vous, évolutives ou intemporelles ? Je pencherai pour l'intemporalité de celles-ci, mais qui sait ? Chacun peut ressentir la chose à sa manière, et chaque être l'éprouver à des échelons différents. Il est évident que l'amour simple des petits peuples harassés de travail et de soucis, ne pouvait se comparer à l'esthétisme des cours, où le langage, les manières, la liberté d'esprit baignant dans l'Art le plus absolu, ne pouvaient qu'atteindre au Nirvana des émotions et des ressentis ! Il est vrai que scrutant le monde actuel tel qu'il est, même sans lorgnette, il m'est difficile d'imaginer un retour au passé, où la bienséance était un art primordial, et le respect un art de vivre... Il est vrai que le passé me hante, et j'aimerais tant pouvoir remonter le temps pour entendre un ménestrel chanter l'amour courtois ! Il est aussi vrai que j'ai eu plaisir à écrire ces quelques vers, aussi, vous me voyez comblée à la lecture de votre ressenti dans lequel vous vous ouvrez à moi ! Il me faut vous répondre sur vos derniers courriels, ce que je ferai, je vous le promets, dès que possible.
Merci, cher Philippe de me rester un fidèle lecteur, et croyez à ma bien amicale et sincère amitié.
Micheline.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 5 juin 2016 à 11:15
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