En Des Lieux Ignorés
POÈMES MÉLANCOLIQUES
LXIV
EN DES LIEUX IGNORÉS
J’ai pour les souvenirs des plaisirs insensés,
Addiction d’ogresse en tout immodérée,
S’entend pour ceux, heureux, qui me sont dispensés
Dans l’abondance, et l’âme en reste sidérée.
Je n’ai pas à chercher, dans des recoins cachés,
Sensation secrète encor non révélée,
Qui me fera riante aux frissons dépêchés
Par une ardeur profonde, aussi bien ensilée.
Je sais, me direz-vous, sont-ce là vérités ?
Quand ma pauvre cervelle éblouie, remâchée,
Ressasse ses pensées et ses fragilités,
Ses joies et ses tourments, ma garde relâchée ?
Sous l’espace des cieux, vastes prés azurés,
Je ne pourrai longtemps retenir ma démarche,
Quand les confins du Monde, en des lieux ignorés,
M’ouvriront le chemin, flamboyant sous une arche.
M.A.B.M.
Cannes le 5 Juillet 2016
Page 67
Droits Réservés.
LXIV
EN DES LIEUX IGNORÉS
J’ai pour les souvenirs des plaisirs insensés,
Addiction d’ogresse en tout immodérée,
S’entend pour ceux, heureux, qui me sont dispensés
Dans l’abondance, et l’âme en reste sidérée.
Je n’ai pas à chercher, dans des recoins cachés,
Sensation secrète encor non révélée,
Qui me fera riante aux frissons dépêchés
Par une ardeur profonde, aussi bien ensilée.
Je sais, me direz-vous, sont-ce là vérités ?
Quand ma pauvre cervelle éblouie, remâchée,
Ressasse ses pensées et ses fragilités,
Ses joies et ses tourments, ma garde relâchée ?
Sous l’espace des cieux, vastes prés azurés,
Je ne pourrai longtemps retenir ma démarche,
Quand les confins du Monde, en des lieux ignorés,
M’ouvriront le chemin, flamboyant sous une arche.
M.A.B.M.
Cannes le 5 Juillet 2016
Page 67
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7 commentaires
Micheline 1940 · le mercredi 6 juillet 2016 à 08:51
Si je viens vous répondre avec ce grand retard, surtout faîtes patience et ne m'en veuillez point... Bien qu'il me faille vous écrire cette supplique, que vous accueillerez, je le sais, avec la meilleure grâce du monde, cela m'est nécessaire pour reprendre courage, et revenir vers vous sans trop d’angoisse au cœur. Je vous remercie de votre amical et généreux commentaire, ami Poète, et sachez, comme vous avez pu le découvrir depuis que vous me faites le plaisir de me lire, que mon obsession du passé est un délicat et savant dosage de bonheur/douleur, et je fais ainsi mon chemin sur un parcours ensemencé de souvenirs attachants qui éclairent ainsi mon existence.
Croyez, cher Philip, à mon très amical souhait d'une heureuse et splendide journée, qui vous apportera les plus douces et meilleures choses du monde.
Avec ma profonde amitié,
Micheline.
clairedeterre · le mercredi 6 juillet 2016 à 12:17
Votre poème précédent est superbe de beauté intérieure , issue d'une âme nostalgique..
Pourquoi dans celui-ci vous semblez en dévaloriser le charme et le sacré (addiction d'ogresse- ma pauvre cervelle éblouïe ,remachée ressasse ses pensées et ses fragilités...)?
Quel dommage...
Clairedeterre
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 6 juillet 2016 à 17:55
Je vous remercie d'ores et déjà sincèrement pour ce partage tout autant que votre petit mot à mon attention. Cela me touche.
Que l'amie ClairedeTerre se rassure, je ne vois pas dans votre poème l'empreinte triste d'un sentiment dévalorisé, ni d'une lourde peine.
Au contraire, je vois dans votre écrit, une réflexion à deux facettes : l'une profondément humaine, l'autre un peu métaphysique.
Nous sommes à la recherche souvent des souvenirs qui ont jalonné notre vie.
Ils nous sont parfois nécessaires. Ils signifient que notre vie n'aura été ni un rêve ni une illusion (même si elle est parfois faite de quelques illusions). Elle nous permet de vivre, de continuer, d'espérer. D'espérer un lendemain inconnu. Alors, nous sommes ogres et ogresses, affamés de ces images qui reflètent des moments bien réels. Et la ligne du temps avance, inexorablement, et l'on a à peine le temps de s'interroger sur le présent, encore moins le passé, que l'on est au lendemain. Alors, comme ils sont éternels, nos souvenirs, on les dévore, dévore encore à satiété et ils nous accompagnent. Et nous avons la certitude qu'ils seront avec nous ....en ces lieux ignorés, pour nous tenir compagnie. Notre festin volé est notre bagage.
Chère Micheline, vous n'avez pas à vous excuser d'un quelconque retard. Et moi donc ! Et si mes quelques mots réguliers que je vous adresse en commentaire ou en privé sont source de moments éphémères de contentement, j'en suis le plus heureux. Il y a bien longtemps que je mesure l'importance des mots dans la vie.
Ce ne sont que d'humbles mots, mais ils sont présents.
Avec toute ma sincère amitié, Micheline. Prenez soin de vous, et écrivez moi ou commentez-moi, quand vous en avez le temps, et si cela vous plait. Prenez bien soin de vous. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
domidom · le mercredi 6 juillet 2016 à 22:46
Mes sincères amitiés.
Bonne nuit Micheline...
Micheline 1940 · le dimanche 17 juillet 2016 à 15:46
Bien à vous, et ne soyez pas en peine...
Amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le dimanche 17 juillet 2016 à 16:26
Comme je le disais précédemment, je reviens seulement, mais avec du retard, sur les réponses à faire, retard bien indépendant de ma volonté! Je ne vous oublie pas, et il me ferait peine que vous puissiez un seul instant y songer ! Je vous remercie de votre commentaire abondant qui m'est toujours un large plaisir. Mais je me sens déstabilisée en constatant le peu de lecture suscitée par mes textes. Peut-être devrais-je tout simplement cesser de poster pour ne plus avoir à me questionner de la sorte ? J'ai beaucoup aimé écrire ce dit poème, et je sais que votre écrit reflète pleinement votre pensée, et de ce, vous en remercie infiniment. Sur le dernier commentaire que je vous faisais, je me promettais de filer illico sur le Site en recherche de votre dernier poème, ce qu'hélas il me fut impossible de faire. Aussi, me faudra t-il prendre mon bâton de pélerin pour affronter la liste incommensurable de noms avant que de vous y retrouver ! Mais le plaisir de lecture n'en sera que décuplé !!!
Bien à vous, cher Philip, et que cette soirée dominicale vous soit heureuse !
Avec ma profonde amitié,
Micheline.
Micheline 1940 · le dimanche 17 juillet 2016 à 16:32
Je ne sais comment vous remercier de venir sur mes lignes avec autant d'amitié constante, et vous lire me donne réellement profonde joie au coeur. Merci à vous, chère Poétesse, et veuillez trouver ici, ma bonne et sincère amitié.
Micheline
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