Une Rive Inconnue
LE CHANT DU CYGNE
I
UNE RIVE INCONNUE
M’était-il défendu
D’espérer à la brune ?
Je t’avais attendu !
L’ombre enjôlait la Lune…
Je t’ai entr’aperçu dans un parc mordoré,
Chargé de voile et gaze, évanescent d’aurore,
Et, comme un peu perdu, mais non point égaré.
Costumé, tu sortais d’un haut cadre où pléthore
De gentilshommes se pressaient. Grâce sublime,
Comme aux enchantés Temps de La Sérénissime.
Mes jambes fléchissaient,
J'avançais dans mes ombres.
À respirer, peinaient
Mes poumons en décombres…
Face à face et muets, nos yeux se rencontraient.
Chavirée, devant Toi je tremblais, malheureuse !
Toujours me traversant, tes pupilles fixaient
Une rive inconnue qui leur semblait joyeuse.
Intrigué par la Voie qui, devant Toi s’ouvrait,
Ton pas, sans balancer, loin de moi t’entraînait.
M.A.B.M.
Cannes le 3 Janvier 2017
Page 2
Droits Réservés.
I
UNE RIVE INCONNUE
M’était-il défendu
D’espérer à la brune ?
Je t’avais attendu !
L’ombre enjôlait la Lune…
Je t’ai entr’aperçu dans un parc mordoré,
Chargé de voile et gaze, évanescent d’aurore,
Et, comme un peu perdu, mais non point égaré.
Costumé, tu sortais d’un haut cadre où pléthore
De gentilshommes se pressaient. Grâce sublime,
Comme aux enchantés Temps de La Sérénissime.
Mes jambes fléchissaient,
J'avançais dans mes ombres.
À respirer, peinaient
Mes poumons en décombres…
Face à face et muets, nos yeux se rencontraient.
Chavirée, devant Toi je tremblais, malheureuse !
Toujours me traversant, tes pupilles fixaient
Une rive inconnue qui leur semblait joyeuse.
Intrigué par la Voie qui, devant Toi s’ouvrait,
Ton pas, sans balancer, loin de moi t’entraînait.
M.A.B.M.
Cannes le 3 Janvier 2017
Page 2
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5 commentaires
plumeflore · le lundi 16 janvier 2017 à 15:01
la sérénité de votre jardin et une douce mélancolie!
Merci pour ce bouquet d'ancolies!
Marc
louis · le lundi 16 janvier 2017 à 18:24
Amitiés.
Micheline 1940 · le mardi 17 janvier 2017 à 05:59
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 17 janvier 2017 à 06:02
Bien à vous, comme aussi, bien amicalement,
Micheline.
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 17 janvier 2017 à 12:05
Et en lisant votre poème, toujours si élégamment écris - je sais que votre belle modestie vous fera modérément apprécier le compliment !!!! - il y a souvent en vous et ici je le ressens, un peu de Lamartine au féminin.
En principe, quand je viens me délecter sur mespoemes.net, je mets, en fond sonore de la musique classique.
La lecture de ce poème sur fond de Schubert fut délicieuse !
Avec toute mon amitié, Micheline. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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