T'Apercevoir !
LE CHANT DU CYGNE
X
T’APERCEVOIR !
Me sera-t-il enfin donné d’apercevoir
Là bas, au bord du jour, ta silhouette étrange
Errer, indifférente aux vapeurs d’encensoir
Qu’exhale la campagne, au bord du bois que frange
La vigne en sa parcelle, et qui dort son devoir ?
T’y reverrais-je aller te pencher, t’émouvoir,
Sur le pampre vivace et que ton œil louange ?
Sans croire, regarder l’oisillon au perchoir
D’un cep noir et noueux, qui donna soif à l’Ange ?
Viendras-tu boire enfin le sang du désespoir ?
Fugitives saisons, mais la vigne au pressoir
N’a pas démérité quand plus rien ne dérange
L’antique poussière et l’araignée du soir.
Bouteilles, toiles et cœurs ont fait bon échange,
Et les ans passeront, longtemps, sous le voussoir…
Ne serait-ce que pour me donner de l’espoir,
Viens me prendre la main, allons voir la mésange,
Puis, dans le chai, filons à la lueur du soir
Où nous procèderons au cher divin mélange
Qui nous enivrera, jusqu’à ne plus y voir !
M.A.B.M.
Cannes le 29 Janvier 2017
Page 11
Droits Réservés.
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T’APERCEVOIR !
Me sera-t-il enfin donné d’apercevoir
Là bas, au bord du jour, ta silhouette étrange
Errer, indifférente aux vapeurs d’encensoir
Qu’exhale la campagne, au bord du bois que frange
La vigne en sa parcelle, et qui dort son devoir ?
T’y reverrais-je aller te pencher, t’émouvoir,
Sur le pampre vivace et que ton œil louange ?
Sans croire, regarder l’oisillon au perchoir
D’un cep noir et noueux, qui donna soif à l’Ange ?
Viendras-tu boire enfin le sang du désespoir ?
Fugitives saisons, mais la vigne au pressoir
N’a pas démérité quand plus rien ne dérange
L’antique poussière et l’araignée du soir.
Bouteilles, toiles et cœurs ont fait bon échange,
Et les ans passeront, longtemps, sous le voussoir…
Ne serait-ce que pour me donner de l’espoir,
Viens me prendre la main, allons voir la mésange,
Puis, dans le chai, filons à la lueur du soir
Où nous procèderons au cher divin mélange
Qui nous enivrera, jusqu’à ne plus y voir !
M.A.B.M.
Cannes le 29 Janvier 2017
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4 commentaires
rivaudais · le samedi 4 février 2017 à 22:35
Micheline 1940 · le dimanche 5 février 2017 à 21:07
Bien à vous, avec ma reconnaissance,
Micheline.
domidom · le lundi 6 février 2017 à 15:30
Dans chacun de vos poèmes, il est là, près de vous, il marche à vos cotés, sans même vous en rendre compte, vous vous appuyez sur son épaule, il est là, sa présence invisible vous donne la force de vivre.....
Puisque vous parlez de lui Micheline, c'est juste son corps qui a disparu, mais son âme vous côtoie, à chaque instant de votre vie, il demeure votre guide, aujourd'hui encore, vous marchez côte à côte et vous vous souvenez.....
N'est-il pas magique cet instant?.
La poésie est importante pour vous, car c'est à travers vos mots que votre histoire d'amour continue, cette histoire d'amour, c'est comme un grand roman inachevé, laissez libre cours à votre cœur, et faites nous partager vos émotions....
Votre poésie vous libère et nous enrichit....
Mes amitiés sincères et poétiques...
Domie
Micheline 1940 · le mardi 7 février 2017 à 04:56
Vous me faites tant plaisir, bien chère Poétesse, que l'émotion causée par la lecture de votre com, a fait monter des larmes, car il ne se passe un instant sans que je frémisse aux souvenirs des heures du passé ! Ce que j'espère plus que tout, et du plus profond de mon âme, c'est de ne pas Le retenir ici bas par mon fidèle sentiment, et par là même, l'empêcher d'aller librement vers son Paradis... Et cela me fait tant chagrin, d'imaginer que ma tendresse le retienne, qu'il me vient chaque jour l'envie de Le rejoindre afin de ne plus Le contraindre à rester entre deux Mondes... Qu'Il me pardonne de l'aimer encore si fort !
Je vous remercie pour les bonnes et bien amicales pensées que vous m'écrivez, et veuillez trouver ici, ma bien sincère reconnaissance, vive et entière.
Bien à vous, chère Domie,
Micheline.
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