Bonheur Joli
LE CHANT DU CYGNE
XIV
BONHEUR JOLI
Jamais ce ne seront ces moments moribonds
Qui firent pour toujours, de moi, la jeune veuve.
Ce sont surtout ces temps de mortelles saisons
Qui me virent pleurer autant que pleure un fleuve
Qui regrette sa source ombrée de feuillaisons.
Ô mon Amour joli ! Dans ces matins si doux
De notre vie d’antan aux heures éblouies,
Vous dérouliez sans fin nos premiers rendez-vous,
Aux clairs moments semés d’étoiles enfouies
Dans le fond de nos cœurs, protégés des jaloux.
Souvenez-vous, Amour, souvenez-vous toujours,
Combien nous soupirions sous les feuillées tremblantes
Du grand chêne à l’ombrage aussi doux que velours,
Traversé de lumière en tâches frissonnantes,
Souvenez-vous, Amour, de nos tout premiers jours !
Je ne puis me résoudre, en ces temps de douleur,
De me contraindre pour jamais, et faire face
À votre absence qui me torture le cœur,
Depuis l’affreuse nuit qui vous fit laisser place
Au vide le plus vide, empreint d’affreuse peur !
Amour, mon doux Amour ! Vous connaissez l’enfer
Où je tombais alors que vous montiez aux nues !
Combien de temps, encor, pour jouir du transfert
Qui m’enverra vous voir parmi les ingénues ?
Que ce Bonheur joli me soit enfin offert !
M.A.B.M.
Cannes le 11 Février 2017
Page 15
Droits Réservés.
XIV
BONHEUR JOLI
Jamais ce ne seront ces moments moribonds
Qui firent pour toujours, de moi, la jeune veuve.
Ce sont surtout ces temps de mortelles saisons
Qui me virent pleurer autant que pleure un fleuve
Qui regrette sa source ombrée de feuillaisons.
Ô mon Amour joli ! Dans ces matins si doux
De notre vie d’antan aux heures éblouies,
Vous dérouliez sans fin nos premiers rendez-vous,
Aux clairs moments semés d’étoiles enfouies
Dans le fond de nos cœurs, protégés des jaloux.
Souvenez-vous, Amour, souvenez-vous toujours,
Combien nous soupirions sous les feuillées tremblantes
Du grand chêne à l’ombrage aussi doux que velours,
Traversé de lumière en tâches frissonnantes,
Souvenez-vous, Amour, de nos tout premiers jours !
Je ne puis me résoudre, en ces temps de douleur,
De me contraindre pour jamais, et faire face
À votre absence qui me torture le cœur,
Depuis l’affreuse nuit qui vous fit laisser place
Au vide le plus vide, empreint d’affreuse peur !
Amour, mon doux Amour ! Vous connaissez l’enfer
Où je tombais alors que vous montiez aux nues !
Combien de temps, encor, pour jouir du transfert
Qui m’enverra vous voir parmi les ingénues ?
Que ce Bonheur joli me soit enfin offert !
M.A.B.M.
Cannes le 11 Février 2017
Page 15
Droits Réservés.
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10 commentaires
plumeflore · le vendredi 17 février 2017 à 14:08
Marc!
guillaume · le vendredi 17 février 2017 à 14:09
Larose · le vendredi 17 février 2017 à 23:56
le grand amour laisse une trace indélébile, l'amour est immuable, il nourrit le cœur, la plume, la tête!
j'aime beaucoup votre romantico-nostalgie votre plume est savoureuse et pleine de tendresse!
merci pour cet instant de noble poésie!
Marie!
louis · le samedi 18 février 2017 à 08:47
Amitiés.
Coco · le samedi 18 février 2017 à 14:37
Micheline 1940 · le jeudi 23 février 2017 à 07:18
La semaine a filé comme file le vent, et je n'ai vu passer ni les jours ni le temps.
Et je reviens vers vous qui ne m'oubliez point, et que j'ai délaissé sans le vouloir vraiment ! Vous savez, à mon âge, quelques fatigue vient parfois mettre un bémol au courage qui m'habite, puis s'efface aussi vite qu'elle mit à venir, et ces inconvénients sont, hélas, choses qui viennent et puis s'en vont, comme les marionnettes de la comptine... Je tenais à vous remercier pour votre adorable commentaire, et croyez-moi si je vous dis en avoir été bien grandement touchée !
Je vais vous rechercher sur le Site, car je suis certaine que vous nous avez encore offert de véritables merveilles que j'ai hâte de lire avec le plus grand des plaisirs !
Bien à vous, cher Poète, et trouvez ici, ma sincère amitié.
Micheline.
Micheline 1940 · le jeudi 23 février 2017 à 07:25
J'espère que tout va bien, et que tout s'arrange et s'organise pour le mieux à tous les nivaux pour vous !
Je vous remercie d'être passé me lire. À bientôt sur le Site !
Amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le jeudi 23 février 2017 à 07:41
J'écrivais justement à notre cher Marc, que j'allais très certainement découvrir sur le Site, de nouveaux poèmes enchanteurs de sa production, et je puis, sans trop me tromper, vous y dévoiler ma certitude de vous y rencontrer en écho de votre chère moitié !Et, à la seule pensée de vous lire tout à l'heure, je m'en trouve toute émue par avance ! Vous m'avez bien gâtée dans votre commentaire, " le rouge de l'amour, le lilas pour la tristesse, le vert pour la tendresse ", et avez flatté mon goût de la couleur à laquelle s'adonne le peintre que je fus ! Merci pour votre délicate signature, Marie, et croyez en mes souhaits pour vous d'une bien belle et douce journée !
Bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le jeudi 23 février 2017 à 07:55
À vous, grand merci pour être passé me lire, et me l'avoir écrit avec émotion !
Je vous souhaite une excellente journée, et vous dis ici, toute mon amitié !
Micheline.
Micheline 1940 · le jeudi 23 février 2017 à 07:58
Merci encore à vous !
Amitiés,
Micheline.
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