Et Qui Sait Si Demain
LE CHANT DU CYGNE
XLIX
ET QUI SAIT SI DEMAIN
Je me surprends encor à penser ce matin
Dans ma vraie solitude, inquiète et frileuse,
Que j’aime rien mieux tant que cette mer huileuse
Qui m’est calme miroir d’un souci enfantin.
Sur l’horizon d’argent, la barque d’un marin
Paraît intemporelle et figée comme gueuse
Sur un trottoir poli, brillant miroir sans tain,
Lui renvoyant en flou sa vie de malheureuse.
Aujourd’hui, ma tristesse est l’œuvre du malin,
Qui me détraque et rôde à l’heure paresseuse
Où j’espère toujours un signe du destin
Qui me fera durant un peu de temps… heureuse.
Et qui sait si demain, l’Ange prendra ma main,
Pour me consoler de me sentir miséreuse ?
M.A.B.M.
Cannes le 5 Juin 2017
Page 51
Droits Réservés.
XLIX
ET QUI SAIT SI DEMAIN
Je me surprends encor à penser ce matin
Dans ma vraie solitude, inquiète et frileuse,
Que j’aime rien mieux tant que cette mer huileuse
Qui m’est calme miroir d’un souci enfantin.
Sur l’horizon d’argent, la barque d’un marin
Paraît intemporelle et figée comme gueuse
Sur un trottoir poli, brillant miroir sans tain,
Lui renvoyant en flou sa vie de malheureuse.
Aujourd’hui, ma tristesse est l’œuvre du malin,
Qui me détraque et rôde à l’heure paresseuse
Où j’espère toujours un signe du destin
Qui me fera durant un peu de temps… heureuse.
Et qui sait si demain, l’Ange prendra ma main,
Pour me consoler de me sentir miséreuse ?
M.A.B.M.
Cannes le 5 Juin 2017
Page 51
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7 commentaires
rivaudais · le mardi 13 juin 2017 à 15:15
aurorefloreale · le mardi 13 juin 2017 à 21:26
Micheline 1940 · le mercredi 14 juin 2017 à 12:43
Je me rends compte, mon ami, qu'un "de" s'était invité de façon fort peu appropriée dans le dernier vers du deuxième quatrain, et que je viens de corriger en quatrième vitesse, si je puis m'exprimer ainsi !!! Quelle horreur ! Bien entendu, il fallait lire : "Lui renvoyant en flou SA vie de malheureuse."
et non point :
"Lui renvoyant en flou DE sa vie de malheureuse." !!!
Il peut arriver après une nuit de veille, de ressentir quelque fatigue...quand on ne s'est pas couché, comme moi, depuis trente six ou quarante huit heures.
Je vous remercie infiniment, René, de m'accorder votre sympathie que je reçois bien amicalement et avec cœur. Merci encore de m'écrire toutes ces belles choses qui émeuvent ma grande sensibilité, profondément, comme de savoir que vous me lisez avec plaisir, me réchauffe l'âme ! Merci, cher René, et belle et bonne journée à vous !
Amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le mercredi 14 juin 2017 à 12:52
Nous méditons toutes et tous, plus souvent qu'il n'y parait, et ce propre de l'homme a fait couler bien des encres !
Mais on ne peut s'en passer, n'est ce pas ? Aussi, tirons de nos méditations le meilleur et le beau, et c'est ce que je nous souhaite le plus naturellement du monde !
Bien à vous, douce Aurore, et toutes mes amitiés.
Micheline.
domidom · le mercredi 14 juin 2017 à 14:45
Quelques heures, une éternité, demain pourtant si proche, me semble parfois bien lointain.....
Je pense que toujours la nostalgie du passé nous rattrape, le temps file si vite qu'il semble n'être qu'une illusion, je vis aujourd'hui et j'ai peur de demain, le soir, quand je m'endors, je répète souvent ces quelques mots...
(La grande faucheuse va peut-être de ne pas voir arriver demain), c'est triste et lugubre...
La vie m'ennuie, mais elle nous enchaîne et nous devons nous y soumettre, on ne peut d'ailleurs y échapper que par la mort...(
Aujourd’hui ma tristesse est l’œuvre du malin), peut-être que je suis moi aussi son son emprise...
C'est toujours un plaisir de vous lire...
Domie
domidom · le mercredi 14 juin 2017 à 14:48
Amitiés...Domie
Micheline 1940 · le jeudi 15 juin 2017 à 08:30
Il se peut disserter sur notre émotion durant de longues heures, mais celles-ci ne pourront clore un dilemme qui reste empreint de l'inquiétude de savoir, et de la peur de connaître.... Comment arriverons-nous au bord de l'horizon ? Car nous finirons toutes et tous par y plonger, derrière cette ligne dont on nous parle tant, et dont personne n'est encore jamais revenu ! J'espère, pour ma part m'y fondre avec courage, espérant comme le Soleil, en renaître lavée et purifiée pour une autre Vie ! Ce qui m'étonne le plus, voyez-vous, c'est que plus j'avance dans cette mienne vie, et plus j'ai hâte d'en partir... Mais que cette idée de mort vous tienne ainsi, ma chère Domie, c'est tristesse quand on possède comme vous l'amour d'un enfant et celui d'un époux. Il ne faut y penser pour jouir de chaque jour pleinement et s'endormir dans le bonheur d'un lendemain à venir merveilleux ! Ne vous ennuyez point des heures qui passent, car elles sont des moments superbes qui enjoliveront votre mémoire ! Laissez la Camarde faucher d'autres territoires, et pensez aux bonheurs qui encore bien présents jalonnent votre vie !
Merci chère Domie d'être passée me lire avec toujours autant d'amitié ! Merci encore de me consacrer de votre précieux temps !
Avec toute mon amitié,
Micheline.
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