Deux Ombres Fuyant
LE CHANT DU CYGNE
LXIV
DEUX OMBRES FUYANT
Souvent il me revient nos plus tendres moments,
Et toujours je m’étonne, en voyant certains couples
Ne jamais se tenir par la main, tendrement,
Du bonheur dont ils se privent quand, sans découples,
Ils pourraient échanger mille sujets charmants…
Ils se taisent pourtant, ô spectacle navrant !
S’asseyant en muets, repartant, lianes souples,
Et l’implacable horloge anime leur allant,
Deux robots sans émoi que ne troublent les boucles
De leurs rouages secs qui ne sont faux-semblant !
Deux ombres qui s’en vont, moroses, comme coule
L’eau d’un petit ruisseau qui, parfois s’endormant,
Stagne puis s’évapore…Et le pied passe et foule
Ce gué, fortuit à point, pour deux ombres fuyant !
Il me plait à penser que, dans l’immense foule,
Nous étions à notre aise et toujours bien aimants.
Triste m’est aujourd’hui cette vie que déroule
Un Désert impavide en ses sables dormants.
M.A.B.M.
Cannes le 3 Juillet 2017
Page 66
Droits Réservés.
LXIV
DEUX OMBRES FUYANT
Souvent il me revient nos plus tendres moments,
Et toujours je m’étonne, en voyant certains couples
Ne jamais se tenir par la main, tendrement,
Du bonheur dont ils se privent quand, sans découples,
Ils pourraient échanger mille sujets charmants…
Ils se taisent pourtant, ô spectacle navrant !
S’asseyant en muets, repartant, lianes souples,
Et l’implacable horloge anime leur allant,
Deux robots sans émoi que ne troublent les boucles
De leurs rouages secs qui ne sont faux-semblant !
Deux ombres qui s’en vont, moroses, comme coule
L’eau d’un petit ruisseau qui, parfois s’endormant,
Stagne puis s’évapore…Et le pied passe et foule
Ce gué, fortuit à point, pour deux ombres fuyant !
Il me plait à penser que, dans l’immense foule,
Nous étions à notre aise et toujours bien aimants.
Triste m’est aujourd’hui cette vie que déroule
Un Désert impavide en ses sables dormants.
M.A.B.M.
Cannes le 3 Juillet 2017
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4 commentaires
Plumeflore · le mardi 11 juillet 2017 à 14:21
à bientôt chère poétesse merci pour votre gentillesse!
Marc!
domidom · le mercredi 12 juillet 2017 à 11:34
J'aime cette remarque, (Ils s'asseyent muets)....
A croire qu'ils n'ont rien à se dire, une seule chose compte pour eux, avoir le portable à la main.....
Et oui, en rentrant d'une soirée avec mon mari, en pleine hiver, nous avons vu un couple de voisins, qui attendait le bus, avec chacun un portable à la main....
A première vue, ils semblaient jouer. Hélas, ils sont beaucoup comme ça, leur vie, c'est la télé, le portable, les jeux etc...etc...
Une belle image que vous nous donner de la vie actuelle, véridique et si bien détaillée....
Mes amitiés, Domie
Micheline 1940 · le mercredi 12 juillet 2017 à 18:23
Je sais votre chagrin et combien toutes vos larmes ne ramèneront votre Trésor qui restera un inoubliable amour de chaude sincérité. Je connais aussi le Vide abyssal laissé par l'absence de ses yeux posés sur vous, et de sa patte sur votre genou... Vide immense, aussi douloureux que celui laissé par un Être Cher couché sous une froide dalle ... Heureusement que Marie, votre très chère Muse, est le cœur aimant qui vous secourt dans votre impérieux besoin de consolation. Croyez, cher Marc, à ma très sincère tristesse, et à mes vœux de retour à la sérénité.
J'ai regretté de ne vous avoir lu depuis un fort long temps, et m'inquiétais de votre silence... Je comprends mieux celui-ci maintenant, et combien je vous plains d'avoir subi ce triste drame.
Je vous remercie d'être passé me lire ! C'est si gentil à vous, alors même que vous êtes en chagrin...
Bon courage mon ami, et croyez encore à toute mon amitié, que je vous prie de transmettre à votre douce Marie.
Micheline.
Micheline 1940 · le mercredi 12 juillet 2017 à 18:36
Vous savez combien il est triste de rencontrer de ces personnes côte à côte, et pourtant séparées par un océan de vide ! Rien ne les attache, plus rien ne les rattache ! C'est absolument affolant de vivre ainsi ! Je sais combien votre vie est un compagnonnage d'Amour, ce qui est pur Bonheur, et que mon amitié vous souhaite à tous deux et ensemble, jusqu'à la fin des Temps, à la grâce de Dieu !
Merci d'être passée sur ma page, chère Poétesse, et croyez-moi votre très sincère amie.
Micheline.
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