Il Est Des Instants Rares
LE CHANT DU CYGNE
LXII
IL EST DES INSTANTS RARES
Et si je vous disais qu’il me fut doux d’entendre
Vos lèvres susurrer d’aussi doux mots d’amour ?
Et si je vous disais, sans pourtant m’en défendre,
Qu’il me suffisait de fermer les yeux, toujours,
Pour me sentir encor près de vous, sans comprendre,
Ce miracle qui nous enchantait chaque jour ?
Je sais, me direz-vous, qu’il est des instants rares
Qu’il nous faut préserver et ne point oublier,
Mais croyez-moi, cher Ange, ils sonnent en fanfares
Répétées mille fois, pour se multiplier !
Rappelez-vous, Trésor, ce concert de cithares
Combien doux à l’oreille, au son si familier ?
Quelques fois je m’étonne, écoutant le silence,
De percevoir la note, émouvante en nos bois,
D’une voix bien lointaine et qui s’essaie, se lance
Puis s’interrompt, reprend, comme un Être aux abois
Cherchant un bon secours... Ô belle Âme en sa stance !
S’il m’eût été donné de vous aider parfois !
Et plus j’avance et plus vous fuyez, mais pourquoi ?
Nous ne serons jamais mis tous deux en présence,
Mais souvent je t’entends, et je sais, par ma foi,
Qu’il me sera promis, ce, malgré la distance,
D’être encor très heureuse en sachant que pour toi,
Comme d’ailleurs pour moi, cessera la souffrance…
M.A.B.M.
Cannes le 29 Juin 2017
Page 64
Droits Réservés.
LXII
IL EST DES INSTANTS RARES
Et si je vous disais qu’il me fut doux d’entendre
Vos lèvres susurrer d’aussi doux mots d’amour ?
Et si je vous disais, sans pourtant m’en défendre,
Qu’il me suffisait de fermer les yeux, toujours,
Pour me sentir encor près de vous, sans comprendre,
Ce miracle qui nous enchantait chaque jour ?
Je sais, me direz-vous, qu’il est des instants rares
Qu’il nous faut préserver et ne point oublier,
Mais croyez-moi, cher Ange, ils sonnent en fanfares
Répétées mille fois, pour se multiplier !
Rappelez-vous, Trésor, ce concert de cithares
Combien doux à l’oreille, au son si familier ?
Quelques fois je m’étonne, écoutant le silence,
De percevoir la note, émouvante en nos bois,
D’une voix bien lointaine et qui s’essaie, se lance
Puis s’interrompt, reprend, comme un Être aux abois
Cherchant un bon secours... Ô belle Âme en sa stance !
S’il m’eût été donné de vous aider parfois !
Et plus j’avance et plus vous fuyez, mais pourquoi ?
Nous ne serons jamais mis tous deux en présence,
Mais souvent je t’entends, et je sais, par ma foi,
Qu’il me sera promis, ce, malgré la distance,
D’être encor très heureuse en sachant que pour toi,
Comme d’ailleurs pour moi, cessera la souffrance…
M.A.B.M.
Cannes le 29 Juin 2017
Page 64
Droits Réservés.
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11 commentaires
rivaudais · le dimanche 23 juillet 2017 à 16:08
rivaudais · le dimanche 23 juillet 2017 à 16:13
aurorefloreale · le dimanche 23 juillet 2017 à 16:32
Plumeflore · le lundi 24 juillet 2017 à 21:53
une vraie petite merveille!
bonne soirée chère dame!!
Marc!
mespoemes.net/bluegirl · le mardi 25 juillet 2017 à 19:34
Amicalement, Lola.
Micheline 1940 · le mardi 25 juillet 2017 à 20:29
Je vous remercie, cher René, d'être venu me visiter, non comme un monument qui eût certaine gloire, mais comme une simple amie avec qui l'on a plaisir à converser. Vos commentaires me sont toujours plaisirs extrêmes, aussi ne m'oubliez, ami, car vous me feriez peine.
Bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 25 juillet 2017 à 20:45
Merci d'être passée me lire, Aurore, et de m'avoir écrit votre sentiment bien amical que je vous retourne tout aussi amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 25 juillet 2017 à 20:51
Bonne soirée, cher Poète, et toujours bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 25 juillet 2017 à 20:56
Bien à vous et amicalement,
Micheline.
domidom · le mercredi 26 juillet 2017 à 14:45
J'aime ta mélancolie et la douceur de vos mots...
Respects et amitiés, Domie
Micheline 1940 · le jeudi 27 juillet 2017 à 05:10
Bien à vous, chère Poétesse, et tout aussi amicalement,
Micheline.
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