Quand Bien Même
LE CHANT DU CYGNE
LXVII
QUAND BIEN MÊME
Je me sens quelques fois totalement aphone,
Quand bien même je ne parle en ma vie atone…
Mais, l’intérieur cri, long et désespérant
Qui me déchire l’âme… Et mon cœur délirant ?
Le pourrais-je réduire et faire qu’il s’étonne ?
Le contraindre au silence, et, pour qu’il ne détonne,
Le raisonner en tout afin que, méditant,
Il consente à lâcher ce chagrin pénitent,
Me délivrant ainsi l’esprit comme personne
Ne le put faire ? Aussi, la patience donne
Un espoir infini pour ce temps me restant
À supporter de vivre…Ô misère ! Foisonne !
Toute ourlée de serments se noyant en Garonne !
Se pourrait-il qu’un seul me restât, surnageant ?
M.A.B.M.
Cannes le 9 Juillet 2017
Page 69
Droits Réservés.
LXVII
QUAND BIEN MÊME
Je me sens quelques fois totalement aphone,
Quand bien même je ne parle en ma vie atone…
Mais, l’intérieur cri, long et désespérant
Qui me déchire l’âme… Et mon cœur délirant ?
Le pourrais-je réduire et faire qu’il s’étonne ?
Le contraindre au silence, et, pour qu’il ne détonne,
Le raisonner en tout afin que, méditant,
Il consente à lâcher ce chagrin pénitent,
Me délivrant ainsi l’esprit comme personne
Ne le put faire ? Aussi, la patience donne
Un espoir infini pour ce temps me restant
À supporter de vivre…Ô misère ! Foisonne !
Toute ourlée de serments se noyant en Garonne !
Se pourrait-il qu’un seul me restât, surnageant ?
M.A.B.M.
Cannes le 9 Juillet 2017
Page 69
Droits Réservés.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
4 commentaires
paula · le mercredi 16 août 2017 à 13:41
rivaudais · le mercredi 16 août 2017 à 23:40
Micheline 1940 · le lundi 21 août 2017 à 07:27
Il m'apparait que vous-même êtes un Être délicat, tout en poésie et douce mélancolie. Alors, nous devons nous entendre !
Je vous remercie d'être passée sur ma page, et vous prie de trouver ici, avec mes remerciements, toute mon amitié.
Micheline.
Micheline 1940 · le lundi 21 août 2017 à 07:42
Comme vous ne le savez pas, mais j'ose enfin vous l'écrire aujourd'hui, j'attends vos commentaires comme la terre attend l'eau bienfaisante du ciel pour boire, revivre et se régénérer... C'est dire combien ils me sont importants, vitaux même, et combien ils me manquent lorsque vous ne passez pas sur mes lignes. Mais, pour l'heure, mille mercis pour votre écrit sur ma page, votre commentaire magnifique qui me fit tant plaisir !
Je vous souhaite une belle journée, cher Poète, et vous dis à très bientôt !
Bien sincèrement et amicalement,
Micheline.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.