Ne Soyez Point Farouche
LE CHANT DU CYGNE
LXXXII
NE SOYEZ POINT FAROUCHE
Je ne suis insensible à vos douleurs, Madame,
Et me voici, céans, à deux genoux, baisant
Vos doigts charmants, s’essayant d’apaiser la flamme
Brûlant mon pauvre cœur, en butte au médisant.
Ah ! médire ! en voilà une action infâme
Qui fait prêter le flanc au pire malfaisant !
Et, quoique l’on dise ou quoique l’on fasse, dame,
Il s’avère qu’en fait, le mal est déplaisant !
Croyez-moi, douce amie, très chère et gente Dame,
Il vous faut éviter d’aller au grand devant
De la calomnie vous étreignant la tendre âme,
Comme au doux sentiment se cachant au-dedans !
Aussi, ne soyez point farouche envers la lame
Qui vous défendra fort contre le mécréant !
M.A.B.M.
Cannes le 26 Août 2017
Page 84
Droits Réservés.
LXXXII
NE SOYEZ POINT FAROUCHE
Je ne suis insensible à vos douleurs, Madame,
Et me voici, céans, à deux genoux, baisant
Vos doigts charmants, s’essayant d’apaiser la flamme
Brûlant mon pauvre cœur, en butte au médisant.
Ah ! médire ! en voilà une action infâme
Qui fait prêter le flanc au pire malfaisant !
Et, quoique l’on dise ou quoique l’on fasse, dame,
Il s’avère qu’en fait, le mal est déplaisant !
Croyez-moi, douce amie, très chère et gente Dame,
Il vous faut éviter d’aller au grand devant
De la calomnie vous étreignant la tendre âme,
Comme au doux sentiment se cachant au-dedans !
Aussi, ne soyez point farouche envers la lame
Qui vous défendra fort contre le mécréant !
M.A.B.M.
Cannes le 26 Août 2017
Page 84
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4 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 1 septembre 2017 à 09:34
Un texte à la patte volontairement "précieuse" (le mot est à prendre au sens propre et n'est pas une critique) comme s'il n'y avait que le noble langage pour marquer de ses mots le message que l'on veut porter.
Intemporel, universel, votre message ?
Il en faut peser tout le sens, et s'il y a un destinataire, à lui ou elle de le mesurer également.
Je vais philosopher un instant en disant que nos mots nos pensées, certes, c'est courant, parfois nous dépassent. Et rendent parfois difficile l'accès à la vérité tapie au fond de nous. Il faut savoir regarder au fond de soi pour comprendre l'autre. Nous nous sommes tous livrés déjà, à ce difficile exercice humain.
Belle journée à vous, Micheline, avec mon amitiés. Prenez soin de vous. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
rivaudais · le vendredi 1 septembre 2017 à 12:32
J'abonde à ce qu'écrit Philip quand il parle de langage noble et précieux (dans le meilleur sens du terme : ce qui a de la valeur). J'ajoute parce que c'est rare ou utile. Mais aussi précis, concis, exact. Vous employez avec talent les mots qu'il faut pour définir l'ambiance recherchée. Et vous excellez dans cet exercice. Je ne sais ce qu'en pensent les autres, mais cela fait mon enchantement. Et je vous en remercie vraiment.
Micheline 1940 · le lundi 4 septembre 2017 à 08:30
Le froid est revenu sous le ciel de la Côte, et je tremble sous mon poncho de laine, les pans jetés autour du cou, les mains glacées et les orteils engourdis. Je nous présage un hiver long, triste et par dessus tout, fort rigoureux, pendant lequel je vais énormément souffrir, et présentement, de cette brusque baisse de mercure, et comme à l'accoutumée, de cette implacable et insupportable froidure !
Mais passons ces considérations de températures environnantes et personnelles, pour vous remercier d'être passé me lire et m'en écrire ici votre sentiment. Le texte m'est venu, comme tous les précédents, sans que j'y prenne garde, me semblant alors me trouver confortablement installée au premier rang d'orchestre de notre chère et très enviée Comédie Française... Et voilà ce qui en résulte. Il se peut que je ne puisse m'exprimer que par cette très originale façon de faire, mais je ne sais me l'expliquer autrement. Bien entendu, il y a toujours des messages, et ceux-ci transparaissent plus ou moins clairement, faiblement ou de façon bien évidente, selon l'état de mon hyper sensibilité.
J'espère que le climat de Paris ne se trouve pas à la grande baisse comme ici, et je vous souhaite une belle journée douce et ensoleillée !
Bien à vous cher Philip, et comme toujours, bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le lundi 4 septembre 2017 à 10:02
Ma voie est celle de la concordance de doux sentiments et de paraître digne, situations devenues définitivement ubuesques et burlesques aujourd'hui sous nos cieux français, où la langue même, la plus belle de toutes est le fier drapeau de notre représentation dans le monde, se perd hélas, comme aussi, peu à peu, nos très anciennes et chères coutumes...
Peux t-on laisser faire plus qu'il n'a déjà été abandonné aux usages en cours d' irrespect comme aussi de tenue déplorable ? Je ne veux point ici m'appesantir plus qu'il n'est de raison sur de tels sujets qui cependant m'importent infiniment, car ma démarche friserait ainsi le ridicule, et celui-ci tuerait immanquablement, parait-il... mais de cela, je n'en suis pas bien certaine !
N'est-il point vrai qu'à revenir, aussi délicieusement et bien vite à la poésie, comme aux termes précieux du langage qui me ravissent autant qu'ils vous sont chers, ami Poète, est la chose la plus agréable du monde, et croyez que je me sens toute honorée de rencontrer une belle personne telle que vous, qui sait le sens, le charme et le pouvoir des mots les plus impalpables. Aussi, sachez ma reconnaissance pour vous être penché aussi volontiers, avec autant de pure gourmandise, sur mes textes que je vous offre à la lecture avec la plus grande des grâces !
Avec mes souhaits d'une belle journée, veuillez trouver ici, cher ami lecteur, ma bien amicale et sincère salutation.
Micheline.
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