Il Me Vient Quelques Fois, Pâle Songe...
LE CHANT DU CYGNE
CXIII
IL ME VIENT QUELQUES FOIS, PÂLE SONGE…
Me faudra t-il tenir le compte au Temps qui fuit ?
Vois ce retable d’or trônant dans ma mémoire,
Qui s’ouvre et se referme aux lueurs d’Aube. À croire
Qu’un magicien opère en la profonde Nuit,
M’offrant dans sa pénombre Ostie et fin Ciboire…
Je vais où Vous voulez, Seigneur ! Dans le déduit,
En surprenant mon âme, éveillez ma conscience…
Oui, je sais des moments étonnants que la science
Ne peut expliquer mais, temporise et réduit.
Comment affronter, lors, ce refus de sapience ?
Il me vient, quelques fois, pâle songe éconduit
Par un morne réveil, sans but ni consistance.
L’autre songe, plus net, apporte en belle aisance
De fins détails précis, dans un aura qui luit.
Entre ces deux états, mon vain esprit poursuit
Ce bel Eldorado d’Amour qui me devance.
L’atteindre est mon souci. J’y porte ma constance,
M’acheminant sans trêve, et sans le moindre bruit.
M.A.B.M.
Cannes le 17 Décembre 2017
Page 115
Droits Réservés
CXIII
IL ME VIENT QUELQUES FOIS, PÂLE SONGE…
Me faudra t-il tenir le compte au Temps qui fuit ?
Vois ce retable d’or trônant dans ma mémoire,
Qui s’ouvre et se referme aux lueurs d’Aube. À croire
Qu’un magicien opère en la profonde Nuit,
M’offrant dans sa pénombre Ostie et fin Ciboire…
Je vais où Vous voulez, Seigneur ! Dans le déduit,
En surprenant mon âme, éveillez ma conscience…
Oui, je sais des moments étonnants que la science
Ne peut expliquer mais, temporise et réduit.
Comment affronter, lors, ce refus de sapience ?
Il me vient, quelques fois, pâle songe éconduit
Par un morne réveil, sans but ni consistance.
L’autre songe, plus net, apporte en belle aisance
De fins détails précis, dans un aura qui luit.
Entre ces deux états, mon vain esprit poursuit
Ce bel Eldorado d’Amour qui me devance.
L’atteindre est mon souci. J’y porte ma constance,
M’acheminant sans trêve, et sans le moindre bruit.
M.A.B.M.
Cannes le 17 Décembre 2017
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4 commentaires
rivaudais · le jeudi 28 décembre 2017 à 23:17
Micheline 1940 · le vendredi 29 décembre 2017 à 00:47
Je ne suis rien, et j'ai conscience de ma petitesse... pourtant vous me comparez à des écrivains fameux, reconnus et encensés, ce qui me surprend fort, (et agréablement), et de me poser, dès lors, une montagne d'interrogations, ce qui pourrait me griser, si je n'étais sage, au-delà du raisonnable ! Je vous remercie, cher ami, de croire ce que vous m'écrivez, car cela m'encourage, alors que bien souvent je plonge en désarroi, car je ne recueille, hélas, que bien peu de lecteurs... Soyez remercié pour votre commentaire, et croyez en ma bien amicale amitié.
Micheline.
PS Je suis passée vous lire dans "En guise de vœux", et je m'y suis délectée sans réserve ! Je dois également passer vous remercier sur mon texte précédent ; à demain donc !
domidom · le samedi 30 décembre 2017 à 22:11
A plus, Domie
Micheline 1940 · le dimanche 31 décembre 2017 à 02:09
Micheline.
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