Même, Lorsqu'À Midi...
POÈMES EN CONFIDENCES
XLVII
MÊME, LORSQU’À MIDI…
La Nature a voulu que mon corps soit froidure,
Bien que s’en défendant, il gèle à chaque jour !
Aucun savant n’a pu soigner cette torture,
Même lorsqu’à midi le soleil me fait cour !
Crois-tu que ton amour fasse qu’il ne m’endure
En cette attente qui m’est calvaire au séjour ?
D’autant insupportable en ce qu’elle perdure,
Ô ma froide douleur m’étreignant sans détour !
Il m’est hélas pénible à vivre en ce murmure,
Planant et m’enjoignant de tracer le contour
D’un futur plus plaisant, sans aucune rature !
Si Dieu devait m’offrir l’aimable sinécure,
Il Lui faudra choisir un nid chaud, fait d’amour.
Alors, viendra pour moi le Bonheur ! Je le jure !
M.A.B.M.
Cannes le 27 Mai 2018
Page 48
Droits Réservés.
XLVII
MÊME, LORSQU’À MIDI…
La Nature a voulu que mon corps soit froidure,
Bien que s’en défendant, il gèle à chaque jour !
Aucun savant n’a pu soigner cette torture,
Même lorsqu’à midi le soleil me fait cour !
Crois-tu que ton amour fasse qu’il ne m’endure
En cette attente qui m’est calvaire au séjour ?
D’autant insupportable en ce qu’elle perdure,
Ô ma froide douleur m’étreignant sans détour !
Il m’est hélas pénible à vivre en ce murmure,
Planant et m’enjoignant de tracer le contour
D’un futur plus plaisant, sans aucune rature !
Si Dieu devait m’offrir l’aimable sinécure,
Il Lui faudra choisir un nid chaud, fait d’amour.
Alors, viendra pour moi le Bonheur ! Je le jure !
M.A.B.M.
Cannes le 27 Mai 2018
Page 48
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6 commentaires
La Mouche Nounouche · le dimanche 8 juillet 2018 à 00:23
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 8 juillet 2018 à 07:26
Combien de poète ont-ils, avec lucidité, décrit la fuite inexorable du temps qui nous glace, au point de ne parfois pas ressentir la chaleur du soleil d'été. Baudelaire l'a même fait à l'extrême.
Cher Micheline, par ces douloureux vers, bous donnez une touche toute personnelle au propos, avec le pertinent message sous-jacent qu'a remarqué Yves.
Que cela ne vous empêche pas de profiter de ce soleil d'été, sur la baie de Cannes.
Avec toute mon amitié. Prenez bien soin de vous, Micheline. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Rêveuse · le dimanche 8 juillet 2018 à 10:13
C'est vrai que la lecture de votre superbe sonnet,
a quelque chose de très douloureux
....ce froid "glaçant" qui vous envahit
n'est il pas une métaphore puissante pour parler du "besoin d'Amour"
Toujours touchée par vos vers, je vous envoie mes meilleures pensées d'amitié
chaleureuse!
Belle journée de dimanche!
Susan* Coquelicot * · le lundi 9 juillet 2018 à 08:10
Merci pour ce beau poème dont la lecture m'a attristée ....
Vos vers évoquent ce manque d'Amour ...
Ou plus exactement, le besoin de retrouver votre GRAND AMOUR, il vous manque tellement, comme je vous comprends ma chère Micheline !
Merci encore pour ce beau partage poétique, belle semaine à vous !
Bien amicalement.
Susan
domidom · le lundi 9 juillet 2018 à 15:28
Ce sonnet serait une petite merveille s'il n'était pas le reflet de votre douleur...
Je vous embrasse ma douce amie...
Domie
micheline1940 · le mercredi 11 juillet 2018 à 04:28
Pardonnez-moi, si je vous réponds en mode groupé ( toujours mon Ordi diabolique) pour vous remercier infiniment toutes et tous de vos écrits si chaleureux à mon encontre !
J'en suis immensément touchée, et vous l'écris sans ambages et du fond du cœur ! Pourtant il est vrai que ce dérèglement de santé qui est mien, ne m'embellit pas l’existence, et cette froidure qui m'est par moment, oh combien insoutenable, me donne à penser que je suis déjà presque à moitié morte... Se pourrait-il, que, justement, tous les savants du Ciel et de la Terre puissent conjuguer leurs savoirs pour enrayer ce mal et me laisser enfin goûter la paix du corps, de l'âme et du cœur ? C'est là toute ma prière.
Mon affectueuse et bien sincère amitié à chacune et chacun de vous,
Votre amie Micheline.
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