Lorsque Jeune Au Bon Temps...
POÈMES EN CONFIDENCES
LI
LORSQUE JEUNE, AU BON TEMPS…
Le Temps fuit, sans répit, ne s’arrête et dépasse
Mon impatience au séjour… et je me lasse.
Maman ! Tu t’en allas à quatre vingt neuf ans,
Et pour calquer ton âge il m’en reste au dedans !
Mais aurai-je la force ? À tout le moins courage ?
Il m’en faut pour survivre, et sans aréopage.
Le contraire m’irait, se faisant bien aidant,
Affable et souriant, un peu compatissant…
Et qui sait si l’enfant repentant et sans rage,
Venait un soir toquer à l’huis, quand déménage
Mon esprit vagabond, vers les bonheurs d’antan ?
Mes souvenirs chéris ! Ma tendre vie ! Dommage !
De ne pouvoir, céans, ranimer cette image,
Lorsque jeune, au bon temps, ma vie s’ouvrait devant !
M.A.B.M.
Cannes le 2 Juin 2018
Page 52
Droits Réservés.
LI
LORSQUE JEUNE, AU BON TEMPS…
Le Temps fuit, sans répit, ne s’arrête et dépasse
Mon impatience au séjour… et je me lasse.
Maman ! Tu t’en allas à quatre vingt neuf ans,
Et pour calquer ton âge il m’en reste au dedans !
Mais aurai-je la force ? À tout le moins courage ?
Il m’en faut pour survivre, et sans aréopage.
Le contraire m’irait, se faisant bien aidant,
Affable et souriant, un peu compatissant…
Et qui sait si l’enfant repentant et sans rage,
Venait un soir toquer à l’huis, quand déménage
Mon esprit vagabond, vers les bonheurs d’antan ?
Mes souvenirs chéris ! Ma tendre vie ! Dommage !
De ne pouvoir, céans, ranimer cette image,
Lorsque jeune, au bon temps, ma vie s’ouvrait devant !
M.A.B.M.
Cannes le 2 Juin 2018
Page 52
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9 commentaires
Philip (Jardin de Lun) · le vendredi 31 août 2018 à 08:59
Tempus fugit !
Des vers délicats, car reconnaître l'implacable fuite du temps et le désir bien humain, de revivre encore les instants forcément derrières nos vies, tout cela est dit, dans vos mots, avec une pudeur très délicate.
C'est ce qui fait ce poème bien attachant.
Avec ma fidèle amitié. Prenez bien soin de vous Micheline. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Rêveuse · le vendredi 31 août 2018 à 10:05
Il est toujours très doux de vous lire
même dans la nostalgie c'est magnifique et émouvant !
Plus le temps passe, plus on se rapproche de nos débuts de vie et cette sensation merveilleuse que tout "était possible"....
merci d'être au plus près de vos ressentis et de les partager avec nous mon amie
belle journée avec mes sincères amitiés!
henridurtal · le vendredi 31 août 2018 à 17:15
rivaudais · le dimanche 2 septembre 2018 à 22:34
micheline1940 · le mercredi 5 septembre 2018 à 18:04
Vous en savez la cause qui n'est certes nouvelle, or, bis repetita ne pourrait remédier à ce qu'est pour certains un mauvais moment à passer, une légère contrariété, mais un calvaire bien pesant pour ma bien modeste page...
Enfin, je tenais à vous remercier plus qu'infiniment, de ne pas m'oublier et de venir me lire dans ce triste no man's land ou je vagis dans l'ombre...
Merci de votre affable élan et pour vos amicales visites.
Avec toute l'amitié que vous savez, votre amie en poésie,
Micheline.
micheline1940 · le mercredi 5 septembre 2018 à 18:30
Comme votre grâce est douce de poser vos mots et de m'écrire comme vous le faîtes, car je me restreint trop souvent de poster des textes par trop moroses et personnels, et qui me tirent à moi-même des larmes...C'est dire que je m'interdis bien des pages de peur de lasser, et de passer pour une pleureuse impénitente, qui ne sait plus vivre comme tout le monde. ( Voyez vous-même combien j'ai peu d’aficionados ! Mais je ne puis m'en plaindre, car ils sont de qualité ! )
Mes nuits sont vos jours et croyez que j'y travaille et rêve avec plaisir bien que, quelques fois....
Merci de votre amicale visite toujours précieuse, et votre fidélité.
Avec ma bien vive amitié,
Micheline.
micheline1940 · le mercredi 5 septembre 2018 à 18:34
M.
micheline1940 · le mercredi 5 septembre 2018 à 18:49
Comme c'est gentil à vous de me rendre visite !
"Profiter de ce jour comme si c'était le dernier..." Je comprends bien cela, mais je n'en sais hélas la pratique, car pour mon malheur, triste destiné peut-être, je ne puis l'appliquer aisément car je vis sur des retours en arrière, des images arrêtées sublimes, comme atrocement affreuses, par trop d'attachement à ce que j'ai connu, et que je puis en rien effacer.
Je ne veux vous attrister, Henri, aussi, oubliez vite ce que je viens de vous écrire, et venez aussi souvent que possible, me retrouver sur ma page.
Encore mille mercis pour votre commentaire, et croyez en mon amical souvenir.
Micheline.
micheline1940 · le mercredi 5 septembre 2018 à 19:29
Quant à vous, mon bien cher René, ce n'est pas la première fois que vous m'écrivez que j'aurais pu trouver quelque grâce auprès de quelques grands Poètes d'autrefois, et cela me va droit au cœur, pile dans le mille, et bien que je m'en sente indigne, c'est un immense compliment qui m'honore et gratifie ma plume. Vous comprendrez que c'est avec grand cœur que j'accepte votre amitié confraternelle, et vous prie en retour de recevoir la mienne bien sincère.
Micheline.
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