Prédictions
LATENCES
III
PRÉDICTIONS
Prose Alexandrine
Sans répit tu prêchas dans le vaste désert,
Pendant vingt ans prédis que tels sujets adviennent,
Pour voir mettre à bas toutes tes prémonitions
Qui furent fausses, las, malgré tes convictions.
Chaque jour, chaque soir, à chaque instant je pense
À Toi, à Vous mes aimés qui me furent chers,
Mes adorations, amours inoubliées
Pour qui mon âme pleure et reste inconsolée.
Inconnue la misère d’avoir faim et froid
À gésir dans la rue près de l’humaine foule,
Pressée, indifférente et combien occupée
Par ses hantises, ses puériles plaisirs…
Mais, je sais la douleur de l’esprit et de l’âme,
De mon cœur qui n’en puis de ce triste abandon
Qui de la vie s’empêche à toutes joliesses,
Comme obérée à l’encan l’aube qui s’empresse,
Mais, que, fatalement, l’on ne discernera,
Car tout occupé par ce délire intérieur
Qui ronge aussi bien que l’acide le métal,
Ce long et fin ruban qui de loin s’apparente
À cette vie qui ne fut que désespérance
Dont je vois clairement l’enfance à son début,
Et l’abstraction d’un futur hypothétique
Imposé comme tel, infernal ou céleste…
La roue tourne et comme chacun le sait ici
Le haut devient le bas, et le bas passe en haut.
Aurais-je descendu au plus profond et loin
Pour remonter, enfin, vers le Céleste Azur ?
Ou bien, ai-je tout eu d’un Nirvana heureux
Pour en l’abysse aller m’en faire éternité ?
Réflexions recherchant deux seules réponses,
Mais nul n’en pourra dire, ami, vous comme moi…
MA.B.M.
Cannes, le 14 Novembre 2017
Terminé à l’hôpital le 13 Mars 2020
Pages 4 et 5
Droits Réservés.
MA.B.M.
Cannes, le 14 Novembre 2017
Terminé à l’hôpital le 13 Mars 2020
Pages 4 et 5
III
PRÉDICTIONS
Prose Alexandrine
Sans répit tu prêchas dans le vaste désert,
Pendant vingt ans prédis que tels sujets adviennent,
Pour voir mettre à bas toutes tes prémonitions
Qui furent fausses, las, malgré tes convictions.
Chaque jour, chaque soir, à chaque instant je pense
À Toi, à Vous mes aimés qui me furent chers,
Mes adorations, amours inoubliées
Pour qui mon âme pleure et reste inconsolée.
Inconnue la misère d’avoir faim et froid
À gésir dans la rue près de l’humaine foule,
Pressée, indifférente et combien occupée
Par ses hantises, ses puériles plaisirs…
Mais, je sais la douleur de l’esprit et de l’âme,
De mon cœur qui n’en puis de ce triste abandon
Qui de la vie s’empêche à toutes joliesses,
Comme obérée à l’encan l’aube qui s’empresse,
Mais, que, fatalement, l’on ne discernera,
Car tout occupé par ce délire intérieur
Qui ronge aussi bien que l’acide le métal,
Ce long et fin ruban qui de loin s’apparente
À cette vie qui ne fut que désespérance
Dont je vois clairement l’enfance à son début,
Et l’abstraction d’un futur hypothétique
Imposé comme tel, infernal ou céleste…
La roue tourne et comme chacun le sait ici
Le haut devient le bas, et le bas passe en haut.
Aurais-je descendu au plus profond et loin
Pour remonter, enfin, vers le Céleste Azur ?
Ou bien, ai-je tout eu d’un Nirvana heureux
Pour en l’abysse aller m’en faire éternité ?
Réflexions recherchant deux seules réponses,
Mais nul n’en pourra dire, ami, vous comme moi…
MA.B.M.
Cannes, le 14 Novembre 2017
Terminé à l’hôpital le 13 Mars 2020
Pages 4 et 5
Droits Réservés.
MA.B.M.
Cannes, le 14 Novembre 2017
Terminé à l’hôpital le 13 Mars 2020
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4 commentaires
José · le vendredi 20 mars 2020 à 12:10
Le malaise je pense est inhérent à l'âme humaine. On pourrait penser qu'une forme de sérénité et d'équilibre la gagne quand s'approche des confins de l'âge, mais il n'en est rien, et plus on creuse en soi, moins il nous semble trouver de réponse!
Il ne nous reste (mais c'est en confiance) qu'à nous en remettre à la sagesse et à la bonté de Dieu.
Bonne journée.
Très amicalement
debbie · le vendredi 20 mars 2020 à 21:37
Douce soirée à vous ma chère amie
Je vous embrasse très fort
Debbie
micheline1940 · le dimanche 22 mars 2020 à 20:42
Aussi je reposte " PRÉDICTIONS " avec quelques retouches, mais qui me paraissaient impérieusement indispensables.
Je réfléchis beaucoup, n'ayant plus que cela à faire, et, de ce seul fait, l'on peut comprendre mes craintes et mes appréhensions découlant d'une multitude de sujets peu intéressants à développer ici. Ne me croyez surtout pas prétentieuse, mais seulement honnête et réaliste.
Et comme vous l'écrivez si justement, je m'en remets à Dieu le plus possible, le priant d'aider le pauvre monde en souffrance que nous sommes, et lui demander grand secours.
Merci encore cher José, pour être passé si gentiment me lire, et croyez bien en ma fraternelle et indéfectible amitié.
Micheline .
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micheline1940 · le dimanche 22 mars 2020 à 21:07
Me voici revenue et heureuse de pouvoir vous répondre ! Je produis peu en ce moment, et j'en suis bien attristée... Il m'arrivait encore l'année dernière d'écrire presque chaque jour deux ou trois textes... comme cela, naturellement, et puis plus rien... Quelle tristesse !
Allons, je dois cesser de me plaindre et regarder l'avenir avec un peu plus de détermination !
Merci ma chère Debbie pour être passée me dire un petit coucou ! C'est si gentil à vous mon amie !
Je vous embrasse bien tendrement,
et vous souhaite une excellente soirée !
Micheline.
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