Vertiges
POÈMES AJOUTÉS
LVII
VERTIGES
Mon esprit est toujours par le vertige hanté !
Celui des larges cieux aux infinies étoiles,
Qui suivit ce vaisseau perdu, désenchanté,
Puis noyé dans l’Abysse aux gouffres des grands-voiles.
Pour les Indes parti, tel navire amiral
Tout chargé d’or s’en vient des bords des Amériques,
Pointant l’étrave à l’Est il rêve d’un canal
Qui le porterait droit aux côtes Cantabriques
Au surplomb de la Fosse il frémit en songeant
Aux Caravelles malchanceuses face à l’Hydre.
Démembrées et gisant, leurs voiles ondoyant
Paraissent se résoudre aux Temps de la clepsydre.
Ô lustres à subir pour combler cette trêve !
Le Temps leur est offert ! Heures à réfléchir,
Sans le moindre pareil pour insuffler le rêve,
Leur désir n’est pourtant d’encor s’en affranchir…
Elles se racontent les soleils des Antilles,
Les nuages poser de l’ombre à leurs trois mâts …
Maintenant les poissons jouent dans leurs écoutilles,
Les ancres flouées là subissent les climats.
Se hissant au plus creux de la houle traîtresse,
Malgré l’épaisseur d’eau, celle-ci livrera
En épousant la vague, amoureuse maîtresse,
Le cri du goéland que le vent portera.
Les hommes de la mer ont même sépulture,
Des sables se mouvant aux gouffres des soupirs,
Et ces marins pleurant telle villégiature,
Ne pourront plus combler leurs plus simples désirs.
M.A.B.M.
Cannes le 30 Juin 2015
Page 70
Droits Réservés.
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LVII
VERTIGES
Mon esprit est toujours par le vertige hanté !
Celui des larges cieux aux infinies étoiles,
Qui suivit ce vaisseau perdu, désenchanté,
Puis noyé dans l’Abysse aux gouffres des grands-voiles.
Pour les Indes parti, tel navire amiral
Tout chargé d’or s’en vient des bords des Amériques,
Pointant l’étrave à l’Est il rêve d’un canal
Qui le porterait droit aux côtes Cantabriques
Au surplomb de la Fosse il frémit en songeant
Aux Caravelles malchanceuses face à l’Hydre.
Démembrées et gisant, leurs voiles ondoyant
Paraissent se résoudre aux Temps de la clepsydre.
Ô lustres à subir pour combler cette trêve !
Le Temps leur est offert ! Heures à réfléchir,
Sans le moindre pareil pour insuffler le rêve,
Leur désir n’est pourtant d’encor s’en affranchir…
Elles se racontent les soleils des Antilles,
Les nuages poser de l’ombre à leurs trois mâts …
Maintenant les poissons jouent dans leurs écoutilles,
Les ancres flouées là subissent les climats.
Se hissant au plus creux de la houle traîtresse,
Malgré l’épaisseur d’eau, celle-ci livrera
En épousant la vague, amoureuse maîtresse,
Le cri du goéland que le vent portera.
Les hommes de la mer ont même sépulture,
Des sables se mouvant aux gouffres des soupirs,
Et ces marins pleurant telle villégiature,
Ne pourront plus combler leurs plus simples désirs.
M.A.B.M.
Cannes le 30 Juin 2015
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6 commentaires
capucine812 · le mardi 29 septembre 2020 à 14:19
Quel plaisir de vous à nouveau j ai trouvé votre écrit magnifique et je l ai lu plusieurs fois
Merci pour ce partage
Très belle après midi
Je vous embrasse très fort et prenez soin de vous
Votre amie
Maryse
NAPOLETANO · le mardi 29 septembre 2020 à 17:57
debbie · le mardi 29 septembre 2020 à 20:48
Douce soirée à vous ma chère amie
Je vous embrasse très tendrement
Debbie
micheline1940 · le mercredi 30 septembre 2020 à 14:23
Je suis tout aussi heureuse que vous de vous retrouver, toujours fidèle, à la lecture de ce nouveau texte qui vous aura plu au point de le relire plusieurs fois, et de ce seul fait, vous m'en voyez doublement et absolument ravie !
Merci, mille mercis pour votre élan si généreux d'appréciation, et croyez bien, ma chère Maryse, à ma toujours bien affectueuse tendresse.
Surtout, prenez aussi bien soin de vous.
Votre amie Micheline.
micheline1940 · le mercredi 30 septembre 2020 à 14:44
Micheline.
micheline1940 · le mercredi 30 septembre 2020 à 15:03
Combien est plaisir pour moi de vous retrouver sur ma page, de vous savoir si amicale envers ma personne, et combien fidèle lectrice de mes textes !
Mille mercis à vous, chère amie !
Vous me comblez !
Je vous souhaite une belle et superbe après midi, et vous envoie en retour et par les ondes, mes affectueux baisers.
Micheline.
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